Primate
Note moyenne
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218 critiques spectateurs

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RedArrow

1 871 abonnés 1 676 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 janvier 2026
Vous vous souvenez de la séquence géniale de "Nope" qui voyait un chimpanzé complètement dingo massacrer hors-champ les acteurs d'une sitcom américaine lors du tournage d'une séquence de fête d'anniversaire familiale ? Sûrement, si vous l'avez vue, d'autant que le talent de metteur en scène de Jordan Peele pour y insuffler une tension à couper au couteau la rendait d'autant plus mémorable.
Eh bien, elle semble aussi avoir marqué Johannes Roberts qui, sans doute encore un peu perdu après s'être cassé les dents sur son adaptation de "Resident Evil" ("Bienvenue à Racoon City", pas franchement hospitalier du tout), a décidé de faire muter cette séquence en un long-métrage entier afin de confronter une bande d'étudiants à Ben, petit compagnon primate devenu soudainement enragé, de l'une d'entre eux. Et, comme on n'a rien contre un bon coup de folie simiesque susceptible de donner un carnage amusant, on a bien évidemment répondu présent. Grand mal nous en a pris.

Certes, Johannes Roberts n'a jamais vraiment réussi à s'imposer avec vrai hit au sein de sa filmographie mais, entre "47 Meters Down" et "The Strangers: Prey at Night", le bonhomme faisait partie de ces réalisateurs pour lesquels on laissait facilement une chance aux nouveaux projets, et ce même le dernier était une sacrée déconvenue. "Primate" vient définitivement enterrer toute lueur d'espoir de cinéphile placée en lui en prenant la forme d'une espèce de mauvais DTV datée et incapable de générer le moindre plaisir coupable.

Flashforward d'ouverture aussi stupide qu'inutile (on le retrouve à peine un quart d'heure plus tard dans le film et personne ne semble s'être dit au montage qu'il y avait un souci, une merveille), une exposition bâclée de personnages totalement insipides envers lesquels, on le sait d'emblée, on n'éprouvera pas la moindre empathie (rien ne le viendra contredire, mais vraiment rien de rien !) et, bim, "Primate" fait débouler son singe salivant et violent sans même prendre le temps de vraiment nous attacher à lui dans la normalité de son quotidien ni même par le lien qui l'unit aux habitants de la maison (tout est expédié par un micro-générique d'articles de presse et les questions à voix haute d'une gourde extérieure à tout ça).

Devant nos yeux très vite sidérés par une telle qualité d'écriture, débute alors une prise d'otages par un chimpanzé psychotique en huis-clos (on ne pensait pas aussi écrire ces mots un jour, on vous rassure) où l'on se fiche aussi bien du sort des victimes que de leur assaillant plus amateur de mâchoires arrachées que de bananes.
Incapable d'exploiter vraiment la spécificité de son "monstre" hormis de très rares moments de réactions imprévisibles ou à travers sa brutalité animale qui amène quelques exécutions un peu plus sauvages que la moyenne (mais filmées dans la pénombre et charcutées comme pas permis niveau montage), Roberts ne paraît jamais savoir comment imposer son primate fait d'un déguisement animatronique, pas très convaincant à ce niveau de surcroît (il y a toujours quelque chose qui sonne faux dès que la caméra s'en rapproche), si ce n'est en usant d'un anthropomorphisme trop poussé pour rester crédible ou de quasiment la même mécanique, déclinée à l'infini, à chacune de ses apparitions (Ben observe, Ben disparaît, Ben fait une dinguerie). Le résultat est un monceau d'ennui continu assez ahurissant, augmenté de quelques protagonistes secondaires d'une bêtise incommensurable (leur nom se résume à "Hot Guys...", faut dire) juste là pour offrir un bodycount honorable et de l'utilisation artificielle du handicap de celui du père (Troy Kotsur, l'acteur sourd de "Coda") qui n'apporte absolument rien de nouveau face à d'autres films de genre ayant bien plus astucieusement intégré cette donnée à leur récit.

À peine sauvé de la catastrophe complète par un ou deux assauts de son chimpanzé ravagé un peu moins mauvais que le reste, "Primate" semble vraiment avoir été imaginé et conçu par le . d'un singe resté dans une mauvaise phase du film de monstre animalier des années 90. Et même pas le plus évolué de cette époque.
The CritizMan
The CritizMan

55 abonnés 261 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2026
Loan. Aime. Primate.

Un film primitif, qui fait déjà partie des meilleurs films d’horreur de l’année 2026.

PRIMATE est un film sec, brutal, sans gras. Il ne cherche jamais à séduire : il impose. Sa mise en scène rugueuse, presque animale, rappelle que la peur la plus efficace naît du dépouillement et de l’instinct pur. Ici, pas de surenchère inutile : chaque plan serre la gorge, chaque silence pèse. PRIMATE ne caresse pas le spectateur, il le confronte — et c’est précisément pour ça qu’il marque.
Enzoooo
Enzoooo

15 abonnés 21 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2026
Ce film est très bien construit, gore et totalement barrée, il coupe le souffle , on commence bien l'année niveau horreur
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 janvier 2026
Avec PRIMATE, Johannes Roberts s’inscrit dans la tradition du cinéma de créature le plus sec et le plus efficace, en refusant toute surenchère surnaturelle. L’horreur naît ici d’un cadre intime, presque banal. Lucy revient à Hawaï après sa première année d’université, retrouvant une maison familiale isolée, suspendue au-dessus du vide, et une cellule familiale encore marquée par un deuil récent. Autour d’elle gravitent Erin, sa sœur cadette en manque de repères, Adam, leur père sourd, et Ben, un chimpanzé élevé depuis l’enfance comme un membre à part entière du foyer.

Très vite, ce retour censé apaiser les blessures révèle des fissures profondes. Le comportement de Ben évolue, troublant, dérangeant, sans bascule immédiate. Johannes Roberts filme cette progression avec une rigueur clinique, refusant l’effet choc gratuit. La peur s’installe par l’observation, le doute et le refus de voir ce qui se joue réellement. L’animal n’est jamais un symbole abstrait, mais une présence physique, intelligente, imprévisible.

Le film se transforme alors en huis clos implacable. Les espaces ouverts deviennent des pièges. La piscine, lieu de détente, se mue en zone d’épuisement. La maison, lumineuse et accueillante, devient une cage dont chaque issue semble condamnée. La mise en scène privilégie la suggestion, la retenue et la montée progressive de la tension, rappelant le cinéma de créature des années 80, où l’attente comptait autant que l’impact.
L’horreur de PRIMATE est profondément incarnée. Le choix des effets pratiques donne au film une matérialité rare. Ben existe pleinement à l’écran, grâce à la performance physique de Miguel Torres Umba, et à un travail de plateau exigeant. Les acteurs et actrices sont soumis à un tournage éprouvant, souvent dans l’eau, sans confort artificiel. Cette fatigue réelle nourrit directement le jeu et la tension dramatique.

Sous sa violence maîtrisée, PRIMATE aborde des thèmes plus intimes. Le deuil, la culpabilité, l’attachement à un être aimé devenu dangereux, et la difficulté à accepter l’inacceptable. La rage n’est jamais gratuite. Elle est tragique, née d’un amour impossible à renier. Le film ne cherche pas à rassurer. Il confronte le spectateur à une peur ancrée dans le réel, organique, presque primitive. En assumant pleinement son héritage old school, Johannes Roberts signe un film d’horreur tendu, physique et durable, qui rappelle que la peur fonctionne mieux lorsqu’elle s’ancre dans la chair, la sueur et l’effort humain.
Jean d'O
Jean d'O

22 abonnés 83 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 décembre 2025
Sans prétendre révolutionner le cinéma d’horreur, Primate n’en demeure pas moins d’une redoutable efficacité. Le film s’appuie sur des ressorts certes familiers, mais les exploite avec une maîtrise remarquable. La mise en scène, précise et tendue, instaure une atmosphère oppressante qui ne faiblit jamais, tandis que le rythme parfaitement calibré maintient une tension constante. C’est justement cette rigueur formelle, alliée à une utilisation intelligente de la peur et de la suggestion, qui rend l’ensemble profondément terrifiant. Primate prouve ainsi qu’il n’est pas nécessaire d’innover à tout prix pour marquer durablement le spectateur : une exécution inspirée et maîtrisée suffit à faire frissonner.
Jean N.

327 abonnés 735 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2026
Un film d'horreur à l'ancienne redoutablement efficace !
Un espèce de 'Cujo" mais avec un singe qui a ....drôlement évolué!
Au vu du synopsis je m'attendais à une daube mais c'était sans compter sur l’efficacité d'un film d'horreur qui ne mets pas 45 mn pour démarer; c'est pas un nanar ayant trop peur de s’assumer( les persos sont clichés et abrutis à souhaits....), Primate est un exemple brillant de simplicité horrifique qui a parfaitement intégré son genre!! une vraie boucherie animale et nerveuse, dont la générosité finit par contaminer le public au terme d’une jolie singerie qu’on n’avait franchement pas vue venir – et ça vous apprendra à préjuger sur les apparences et les affiches …
J'ai adoré !!
Mr cinetok
Mr cinetok

341 abonnés 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 février 2026
Le primate avec sa tête, t'y crois pas une seconde. , j'ai bien rigolé pour être honnète pour le gore bien poussé mais je regrette surtout de ne pas avoir vu un film aussi bon que LINK (1986) par exemple bien meilleur dans le même registre. Dommage j'attendais moins de banalité et de reviews, toute la panoplie y est malheureusement et rien ne m'a séduit dans cette réalisation avec un protagoniste si peu crédible.
22sur20 | Alex
22sur20 | Alex

108 abonnés 335 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 janvier 2026
Donc là, j’ai regardé Primate, LE film d’horreur de ce début d’année, où le singe… est en fait un nain dans un costume de chimpanzé ?

Non mais sans rire, quand j’ai vu le singe la première fois — outre le fait que ça a instantanément décrédibilisé tout le film et que je n’y ai pas cru une seule seconde — je me suis dit : mais c’est pas possible, je vais regarder pendant 1h29 un gars qui imite un singe… MALAISE.

On a quand même connu La Planète des singes (ok, c’est clairement pas le même budget), ou encore la scène bien gore dans Nope avec le singe Gordy. Donc faire des singes flippants, on sait faire. Mais là… c’est ni fait ni à faire. Les CGI existent depuis les années 90 les gars, c’est justement pour éviter ce genre de gênance.

Bon, vous l’aurez compris : la star du film, censée être Ben le singe — enfin le monsieur qui joue un singe — est éclatée au sol et extrêmement cheap.

Pour le reste, c’est du pur nanar : un casting insipide auquel on ne s’attache jamais, mais alors jamais, des choix scénaristiques au rabais, et une histoire qui tient en une ligne… même s’il y a quand même une ou deux scènes assez cool et bien gores.

Ça m’a fait penser à Cujo de Stephen King, mais en 1000 fois moins bien.

Plus de notes sur insta : 22sur20
cecile v
cecile v

7 abonnés 134 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 janvier 2026
01/26 A quoi ça sert d'avoir un décors aussi grandiose si ce n'est pas pour s'en servir ? Domage...
Dommage aussi le scenario et la mise en scene quasi nulle, et le manque de détails dans les massacres. J'attendais bien plus gore et un minimum de vraissemblance
Lionel Moka
Lionel Moka

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 février 2026
Une singerie qui ne tient pas les promesses de ses grimaces.

Le film déçoit beaucoup. Visuellement, le chimpanzé supposé monstrueux est à peine crédible. Il est sans vie tout le long du film. Il ne transmet aucune émotion et n'inspire rien. Surtout pas la peur.


Le film pêche également sur son caractère invraisemblable. Il est difficile de croire qu'une aussi "petite créature" impose une terreur totale à 4 humains simultanément dans une maison suréquipée avec des armes par destination dans tous les recoins.

Le dernier grand bémol de ce film est le trop grand nombres de moments où l'on se dit :"Comme par hasard...". Les circonstances s'alignent toujours sans explication logique pour justifier les scènes de frisson.

Le seul point positif de ce film est que les morts sont choquantes et sanglantes. Il pleut du sang, des morceaux de cervelles décorent les murs de leurs paillettes et des mâchoires traînent à même le sol ; et c'est très beau.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 janvier 2026
Le film débute avec tous les écueils du genre, tous les clichés du genre aussi éculés que galvaudés se bousculent durant plus de 30mn, ainsi on a droit au deuil familial dont on nous précise que "c'est dur" (pléonasme) au cas où on ne saurait pas, puis une bande d'ados tous d'une beauté évidemment supérieure dans un décor de carte postale saupoudré d'un luxe normalisé... etc... On comprend assez vite que les jumpscares et le frisson n'est pas vraiment dans le cahier des charges, le réalisateur opte plutôt pour le gore et la mort brutale et même animale. Attention âmes sensibles s'abstenir ! Des passages peuvent interloquer mais il faut préciser que tous sont plausibles, il suffit de savoir qu'un chimpanzé est doté d'une force 5 à 8 fois supérieure à celle d'un homme. La vraie bonne idée est de ne pas avoir choisi l'image de synthèse pour Ben le chimpanzé, ce dernier est incarné par un spécialiste qui entre dans un costume animatronique intégral, ce qui accentue l'effet organique et viscéral. Ainsi, dans la partie "rage" et l'épouvante entre sang et fureur le film est très efficace.
Site : Selenie
Cyn
Cyn

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 janvier 2026
Excellent du début jusqu'à la fin.
L'angoisse est au rendez-vous, et ce jusqu'à la fin du film. Merci
Da L
Da L

8 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 février 2026
C'est affligeant à quel point de voir qu'on ne sait plus faire un véritable film d'horreur suspense. Le film n'est qu'une suite de clichés des plus mal fait. Pas un seul personnage plus intelligent que les autres. On dirait un épisode de scary movie sauf qu'il n'est même pas drôle. Avec toute la promo de mytho qu'ils ont fait sur les réseaux sociaux, c'une véritable escroquerie.
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 582 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 janvier 2026
Slasher movie improbable avec un chimpanzé domestiqué qui devient incontrôlable et décime une maison entière, Primate repose sur un concept aussi original que casse-gueule. L’idée est intrigante sur le papier, mais le film met beaucoup trop de temps à démarrer : le début est inutilement long, avec près de 30 minutes quasi superflues avant que les choses sérieuses ne commencent.

Une fois lancé, le film assume pleinement son statut de pur teen movie, parfois limite hilarant tant certaines situations frôlent le grotesque.

Le problème, c’est que le jeu des acteurs est à l’image du film : peu emballant, souvent approximatif. On retrouve tous les clichés du genre : “on est quatre, on va y aller par groupe de un”, histoire de bien se faire massacrer dans l’ordre, avec mâchoire cassée comprise (vous aurez la ref).

Il y a quelques moments fun, un rythme correct sur la deuxième partie, et une violence qui amuse plus qu’elle ne choque. Mais au final, ça se consomme comme du pop-corn : le moment est sympa sur le coup, et une fois terminé, on se dit qu’on aurait peut-être pu s’en passer.

Un slasher conceptuel divertissant, sans grande saveur, mais qui fait passer une soirée sans prise de tête.
Spideyfan
Spideyfan

50 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2026
Le scénario a beau être très simple et tenir sur un post-it, le film est redoutablement, efficace.
C’est un Slasher qui sait ce qu’il veut proposer, qui sait comment il veut s’amuser avec ses personnages, angoissant et sans concession, et qui ne cherche pas à être autre chose qu’un train fantôme idéal pour se donner une bonne frayeur avec un tueur qui sort des sentiers battus et des habituels tueur en série au couteau ou à la tronçonneuse.
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