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capirex
189 abonnés
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3,5
Publiée le 13 octobre 2025
Intéressant ce documentaire monté en en patchwork autour des images du concert et d’une éphéméride d’extraits d’émissions télé et publicités dont la lueur bleutée éclaire une reconstitution de l’appartement du couple mythique ! C'est là un beau portrait d’un couple de Stars en quête d’actions révolutionnaires et pacifistes !
Kevin Macdonald cadre d’abord le silence : celui d’un studio vide, du souffle sur un micro, d’une voix qu’on reconnaît trop vite. One to One: John & Yoko sent la cire des vinyles et la poussière des pellicules restaurées. Lennon fume, Yoko observe — rien ne bouge vraiment. La caméra cherche la vibration, mais trouve la pose. Le montage — soigné, presque révérencieux — retient tout élan.
On sent la texture du passé : grain humide, lumière sépia, plans serrés sur des visages fatigués. La photographie évoque un musée sonore — chaque image comme une relique. Le son, pourtant retravaillé par Sean Ono Lennon, manque de souffle : le mixage polit ce que l’histoire devrait griffer. Le cliquetis des amplis, le murmure des bandes, tout paraît lointain. La nostalgie prend la place de l’émotion.
Le film avance par fragments : confession, concert, archive. Tout s’imbrique sans friction. Macdonald filme l’icône, pas l’homme. Il montre le couple, mais pas la faille. Yoko Ono, souvent réduite à l’ombre, garde ici son mystère — magnifique présence, pourtant neutralisée. John Lennon, lui, reste figé dans le souvenir collectif : héros sanctifié, donc absent.
Certains instants respirent encore : un regard caméra, un mot perdu, un silence après une phrase coupée. Là, le film s’ouvre, respire, tremble. Mais le reste se referme, sage, poli, documentaire d’héritage plus que d’expérience. On pense à Amy, à Moonage Daydream — et pourtant, tout ici semble sous contrôle, sans fièvre.
Oui, l’hommage est sincère. Oui, les images sont belles. Mais la beauté ne suffit pas : elle efface ce qu’elle voulait raviver. One to One: John & Yoko, c’est pas une confession. C’est une répétition. Un souvenir réenregistré sur bande propre.
Incroyable documentaire, de rares images d'archives, le son la remasterisation parfait ! Un bon documentaire dressant un portrait touchant sur ce couple ! Rares témoignage de ce qu'était les Etats-Unis durant cette période !!
Le fan inconditionnel pourra faire le lien entre les évènements de l'époque et les chansons de l'album "Some Time in New York City", mais sera déçu de ne pas pouvoir voir ou écouter chaque morceau évoqué (On nous fait saliver 5 minutes avec le jet sur la prison d'Attica State... PAS DE CHANSON ! On nous évoque la situation des femmes, point de "Woman is the nigger of the world la chanson ! Le plus grand moment de plaisir fut de voir sur grand écran l'interprétation d"Instant Karma".
Un super documentaire qui tend en miroir à notre époque celle des années Nixon. D'une Amérique polarisée l'autre, mais le problème, c'est que nous n'avons pas d'autre John Lennon.