10 595 abonnés
11 634 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 28 mai 2025
Werther se rend à Toronto pour s'occuper d'affaires familiales avant de partir pour l'Europe, mais son projet de voyage est repoussé lorsqu'il croise la route de la discrète Charlotte. S'il pense avoir trouvé la femme de sa vie, il voit aussi en elle un défi de taille... D'un côté, un romantique désespéré et de l'autre, une femme perdue dans ses sentiments. Le début d'un triangle amoureux excentrique, spontané, coloré, désordonné, léger et fantaisiste. "Young Werther" donne cette impression de voir une ancienne comédie romantique avec des touches de modernité. Ça reste générique dans les grandes lignes, mais cette impression de voir une histoire suspendue dans le temps qui n'appartient à aucune époque est très agréable. Les couleurs, l'ambiance, la ville de Toronto et l'excellente alchimie entre Alison Pill et Douglas Booth font de "Young Werther" un film charmant et amusant, mais j'aurais probablement aimé une conclusion différente en rapport à la dernière partie.
Quand Werther croise Charlotte, il en est certain: c'est la seule, l'unique, celle pour laquelle le cœur de ce jeune dandy en visite à Montréal battra à tout rompre durant le reste de sa vie. Mettant tout en œuvre pour la courtiser, il remarque vite que la belle n'est pas insensible à ses charmes... avant d'apprendre qu'elle est sur le point d'épouser Albert, un avocat de renom. Peu refroidi par cet obstacle, Werther choisit de s'immiscer au sein du couple au point de se lier d'amitié avec Albert...
Que faire quand celle que tout désigne comme son âme sœur est déjà en couple avec un rival loin d'être antipathique ? En portant librement à l'écran le premier écrit de Goethe, "Les Souffrances du jeune Werther", ce film de José Lourenço, n'a bien sûr pas la prétention de devenir un équivalent du phénomène littéraire que fût son modèle dans l'Europe du XVIIIème siècle, poussant même certains de ses lecteurs de l'époque à imiter un certain destin funeste qui grandit au sein de ses pages (le roman sera ensuite supplanté dans les mémoires par les autres ouvrages de son auteur), mais simplement d'en tirer une relecture contemporaine sous forme de comédie romantique à la fois légère et pertinente, s'interrogeant sur les voies sans issue dans lesquelles les sentiments amoureux peuvent quelques fois nous entraîner.
Il en résulte un long-métrage auquel le terme "charmant" paraît être le plus adéquat à associer tout au long de sa durée. Sa réalisation, capable tout autant de petits élans visuels audacieux (qui collent follement bien à la désinvolture de son Werther) que de faire ressentir les émotions chahutées de ses protagonistes dans leurs moments les plus fragiles, son rythme entraînant (encore une fois calqué sur la folie douce et le côté passionné de son héros) ou son excellent casting (Douglas Booth y fait figure de grande révélation en parfait Werther, Alison Pill en Charlotte prouve une fois de plus qu'elle est une comédienne beaucoup trop mésestimée, Patrick J. Adams campe un bon rival qui ne se sent pas l'être) nous amènent en effet très souvent ce qualificatif aux bords des lèvres en découvrant cette adaptation amusante, parfois touchante et qui, tout en le baignant (forcément) de clins d'oeil littéraires, a la bonne idée d'exploiter le côté insoluble de son trio amoureux en évitant d'y apporter les clés plus convenues des romcom modernes.
Certes, tout n'y est peut-être pas aussi fort que voulu pour en faire une adaptation contemporaine incontournable d'une œuvre parfois un peu trop oubliée et certains seconds rôles se révèlent moins finement pensés que le reste (le meilleur ami hypocondriaque notamment) mais rien ne parvient jamais vraiment à enlever son entrain contagieux à l'addition de bonnes ondes qui semblent s'être mises à l'œuvre pour composer ce "Young Werther". Oui, un film définitivement charmant.
Un écrivain rencontre par hasard l'amour de sa vie et découvre que la jeune femme est fiancée. Malgré les exhortations de son meilleur ami hypocondriaque, il met bientôt son monde sens dessus dessous dans une quête désespérée, malavisée et hilarante pour gagner le coeur de la jeune femme. Il est basé sur le roman de 1774 Les Souffrances du jeune Werther de Johann Wolfgang von Goethe. Le jeune Werther joue comme un guide touristique pour Toronto, avec son héros apparaissant pour courtiser Charlotte dans un endroit pittoresque après l'autre. « High Park, Roy Thomson Hall, Fort York, Dundas West, Union Station, West Queen West » De trés belles images romantiques, un film qui finit bien mieux que le roman...
J’ai bien aimé ce filme, c’est une comédie agréable de regarde dans une après midi tranquille. L’histoire soulève quelques questionnements de la vie de couple et les possibilités suite au choix de rester avec quelqu’un, mais sans rentrer dans un drame sérieux. C’est léger comme filme, comme j’ai noté, c’est bien.