C'était super, je suis vraiment contente de ce film ! The Drama est un excellent divertissement qui m'a totalement transportée. Le duo d'acteurs est incroyable Robert Pattinson incarne un Charlie très sensible qui manque de confiance en lui, face à une Zendaya (Emma) mystérieuse, hantée par un secret d'enfance. Ce que j'ai adoré, c'est que le thème du mariage reste finalement au second plan. Le scénario est si bien ficelé que le narratif vient totalement chambouler l'histoire d'amour entre Emma et Charlie. Le film nous rappelle que même si le coup de foudre est là, tout n'est pas si simple il faut savoir tout se dire sur son passé pour avancer. Une réflexion puissante sur la confiance et l'honnêteté. Un grand moment de cinéma !
Un film qui a le mérite de déclencher un débat entre amis . Les acteurs sont top pour un sujet qui en fait traite beaucoup de sujets notamment l’image qu on a de l’autre et qui s’avére ne pas être exactement celle imaginée . Cela pose la question suivante , peut on accepter et aimer une personne qui ne correspond pas à l’illusion que l’on se fait d’elle et finalement d’accepter que l’autre est ce qu il est, ni plus ni moins . cela révèle dans ce film l’idée du partenaire qui ne contrôle plus sa vision fantasmé de l’autre . C’est peut être ça le vrai amour … accepter l’autre dans ses défauts et ses qualités sans paillettes. D’autres sujets sont évoqués notamment un problème récurrent sur la jeunesse américaine . Franchement le film est réussie et l’auteur évoque beaucoup de sujets avec finesse .
La réalisation brouille volontairement les repères entre réalité et imagination pour incarner les projections mentales des personnages et montrer comment l’image que l’on se fait de quelqu’un peut s’effondrer à tout moment. Entre tension et touches d’humour, le film capte avec justesse ces moments où l’on s’égare dans ses propres pensées.
Le duo fonctionne bien à l’écran.
Un film intelligent qui maintient une tension et laisse planer le doute jusqu’à la dernière scène.
Sacré Drama, je ne m'y attendais pas malgré la bande annonce. c'est bien fait, ça nous interroge sur la pire crasse qu'on ait fait dans sa vie sans forcément trouver. Les 2 acteurs sont très mignons, plein de mimiques et de grimaces, surtout Robert Zendaya est très belle
À la veille de se marier, un couple en dîne chez un couple d'amis et chacun doit raconter ce qu'il a fait de pire. Après une révélation explosive, beaucoup de dialogue le fiem tourne en rond n'apporte rien, je me suis ennuyée
The Drama est un véritable braquage de genre. Il commence comme une rom-com classique, puis vire au cauchemar psychologique. Lors d'un dîner, une révélation sur le passé d'Emma — une idée de violence potentielle commis à l'adolescence — fait exploser la comédie romantique et expose ce qu'elle est vraiment : un ensemble de codes à accepter sans discussion, des codes qui condamnent l'amour réel à rester informulable. Zendaya est du côté du coup de foudre absolu — celui qui n'a pas à se justifier, parce que c'est lui, parce que c'est elle. La révélation sur son passé, elle la pose sur la table non pas comme une confession qui appelle une réponse, mais comme une évidence : aimer, c'est accepter sans négocier. Elle n'interdit pas la discussion — elle ne conçoit simplement pas qu'elle soit nécessaire. C'est le stéréotype de la femme "tempétueuse-authentique" poussé à sa limite : la vérité brute comme langage d'amour, sans traduction possible. Pattinson suit l'autre stéréotype : l'homme du couple parfait, celui qui va vivre heureux et avoir beaucoup d'enfants. Son boussole, c'est le regard des autres — ce que le groupe homologue, ce que le monde reconnaît comme de l'amour. Alors il gomme les passages sincères, remplace les angles rugueux par des banalités acceptables. Non par lâcheté, mais par conviction profonde : si tout le monde ressent la même chose, c'est que c'est vrai. Tant qu'ils resteront chacun dans leur stéréotype, ils ne se rencontreront jamais. Ils ne font pas couple — ils font une performance. La fin du film le sait, et c'est peut-être ce qu'elle a de plus honnête : elle ne libère personne, elle ne réconcilie rien. On sort de la salle avec le sentiment que quelque chose d'authentique a failli exister — et que les deux l'ont manqué de justesse, chacun pour de bonnes raisons.
The Drama est un film qui met surtout en avant la confusion émotionnelle des personnages et la manière dont une situation peut devenir lourde sans qu’il se passe beaucoup de choses visibles. Tout repose sur des ressentis, des tensions internes et des relations qui semblent normales en surface mais cassées en profondeur. On a l’impression que chaque personnage vit avec quelque chose qu’il n’arrive pas à dire, et c’est ce silence qui crée toute la pression du film. La réalisation renforce cette sensation avec une approche très simple, presque minimaliste, où les gestes et les expressions prennent plus d’importance que les dialogues. Le spectateur est constamment dans une ambiance instable, comme s’il attendait une vérité qui ne vient jamais totalement. C’est un film qui montre que le malaise peut exister même dans le calme, et que parfois les plus grands conflits sont ceux qu’on garde en soi sans les montrer.
Quelques mois après Marty Supreme, A24 confirme une fois encore sa capacité à proposer des œuvres qui s’approprient les codes d’un genre pour mieux les détourner. Ici encore, la stratégie marketing fait mouche, l'engouement autour du film reposant sur le fait d'en savoir le moins possible. Le retour de Kristoffer Borgli chez A24, deux ans après l’excellent Dream Scenario, pour écrire et mettre en scène le projet laissait d’autant plus présager un film singulier, et le pari est largement relevé. Car si l’on pouvait aisément deviner que The Drama aborderait la question de l’acceptation de l’autre au sein du couple, il était en revanche bien plus difficile d’anticiper qu’il s’agirait, en réalité, d’une véritable parabole sur les dérives contemporaines de la société américaine (là encore, un léger lien à faire avec Marty Supreme).
Après une vingtaine de minutes d’exposition aux accents de rom-com, le film impose brusquement son cadre : dans un monde où le harcèlement et les traumatismes infligés à autrui sont standardisés au point qu’ils deviennent matière à plaisanterie ou à sociabilité légère, le jugement collectif se retourne paradoxalement en direction des individus subissant ces actes mais en ayant verbalisé les conséquences psychiques. Dès lors, s’exprimer sur ses propres pensées sombres revient à voir son identité sociale réduite à l’acte qu’elles évoquent, qu’il soit commis ou non. Le film interroge ainsi en profondeur la fracture entre pensée, acte et image sociale. Cette réflexion irrigue l’ensemble du récit, y compris dans ses dialogues les plus secondaires. Qu’il s’agisse d’un personnage adoptant une posture moralisatrice tout en laissant transparaître un racisme latent qu’il ne perçoit même pas, ou encore le fait de nier dans le cadre professionnel des produits consommés dans le domaine du privé, tout concourt à nourrir cette tension permanente entre ce que l’on est, ce que l’on pense et ce que l’on donne à voir.
Dans cette dynamique, le personnage incarné par Robert Pattinson ne cristallise pas seulement la question de la frontière entre pensée et passage à l’acte, mais surtout celle — plus insidieuse — entre fantasme et image renvoyée. Face à lui, Zendaya gravite autour de personnages se posant en garants d’une bien-pensance institutionnalisée, où toute tentative de nuance ou de compréhension est immédiatement perçue comme une forme de validation idéologique. Une mécanique qui reflète avec acuité une Amérique prompte à questionner ses symptômes, mais réticente à remettre en cause ses structures profondes (ce qui est par ailleurs explicitement appuyé lors d’une réplique). Et, en filigrane, s’impose l’idée qu’un drame ne peut être pleinement accepté qu’à travers le prisme d’un autre, conférant ainsi au titre du film toute sa portée. Dès lors, il ne s’agit plus d’un film sur le dilemme conjugal, mais bien d’une véritable thèse sur l’anxiété.
Évidemment, Borgli ne se contente pas d’exposer toutes ces idées par le verbe : il les inscrit pleinement dans sa mise en scène. On retient notamment ce plan remarquable où, lors d’une tentative de réconciliation, le personnage de Pattinson est filmé en plan fixe ; malgré l’espace apparent, le cadre se voit contraint de s’élargir par un travelling pour permettre à Zendaya d’y entrer. Une idée de mise en scène aussi simple qu’éloquente, qui synthétise à elle seule l’état d’esprit des personnages et, presque, le propos du film. Le découpage participe également à cette richesse, alternant avec une grande maîtrise ellipses temporelles, flashbacks et séquences ambiguës dont la nature — réelle, fantasmée ou onirique — n’est révélée qu’a posteriori. Un jeu constant avec la perception du spectateur, maintenu dans un état d’incertitude fécond.
En définitive, The Drama ne frappe pas là où l'attend et s’impose non seulement comme un film porté par ses deux interprètes remarquables, mais aussi comme une œuvre ambitieuse, qui ose s’attaquer frontalement à des thématiques sensibles et complexes, malgré une simplicité formelle. Une audace qui explique pleinement les débats qu’il suscite à la sortie des salles.