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Gregg S.
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3,5
Publiée le 1 avril 2025
Une histoire éprouvante de réalisme, sur la dégradation du corps et de l'esprit, comme on en a rarement l'occasion d'en voir. La réalisation et le casting sont un sans faute.
L'idée de départ de "The Rule of Jenny Pen" est loin d'être dénuée de potentiel. Cependant, ce thriller psychologique en provenance de Nouvelle-Zélande ne parvient pas entièrement à captiver le spectateur sur la durée. Le film aborde les réalités de la vieillesse et de la vulnérabilité dans un cadre de soins pour personnes âgées, à travers le prisme d'un résident psychopathe, une idée prometteuse. Malheureusement, le film joue parfois un peu trop sur l'étrangeté, et la lassitude finit par s'installer au fil du récit. Toutefois, il est important de saluer la superbe prestation de John Lithgow dans le rôle du "papy psychopathe" ainsi que celle de Geoffrey Rush dans le rôle de l'ancien juge persécuté. 5/10
Ce petit film de genre avait tout pour intriguer! Déjà il nous vient de Nouvelle-Zélande et c’est peu dire qu’il y a très rarement des productions qui nous arrivent de cette lointaine contrée. De plus, « The Rule of Jenny Pen » a fait sensation dans pas mal de petits festivals de films fantastiques ou assimilés l’an passé lui conférant une certaine aura et un petit buzz. En outre, le film se déroule dans une maison de retraite, un cadre très peu exploité dans le cinéma de genre et le cinéma tout court et, à son casting, on a deux des plus vieux grands comédiens anglophones encore en activité : l’oscarisé et mutli primé Geoffrey Rush ainsi que le tout aussi honorable John Litghow. Bref, voilà une œuvre qui attisait la curiosité et qui nous a conquiert le plus souvent. Cette histoire de confrontation en milieu gériatrique entre un juge récemment victime d’un AVC attendant de récupérer dans cet endroit faute de mieux et qui tente de mettre fin aux agissements d’un autre résident complètement psychopathe, schizophrène et ventriloque avec sa poupée qu’il a nommé Jenny Pen faisait saliver. Le film n’est certes peut-être pas aussi mémorable qu’espéré mais il est assez rare et inédit sur plusieurs points pour marquer les esprits durablement.
Le long-métrage de James Ashcroft souffre notamment de deux ou trois défauts qui l’empêchent d’accéder à la pleine réussite et à la satisfaction totale du spectateur. D’abord, la mise en scène est assez paresseuse alors qu’un tel sujet et un endroit comme celui-là autorisaient une forme bien plus travaillée. « The Rule of Jenny Pen » n’est pas moche à regarder mais ne marquera pas les esprits outre mesure par son aspect visuel. Et il faut avouer que la seconde partie, le dernier tiers pour être plus précis, souffre de longueurs et de répétitions. L’intrigue ne se renouvelle plus et le film devient un tantinet lassant. Une heure et trente minutes auraient parfaitement suffi et cela aurait ainsi rendu le long-métrage plus tendu. Pour terminer – et c’est vraiment propre à chacun – on aurait aimé que le pourquoi de la relation entre cette poupée bizarre et son propriétaire soit davantage explicitée que laissé à notre propre appréciation.
Spécialisé dans les films de série B sous tension et qui font peur, Ashcroft sait jouer du cadre inusité de l’action. Le film n’est pas daté mais on sent qu’il doit se dérouler à la fin du siècle passé car il n’y a pas de téléphones portables, d’Internet ni même de caméra, ce qui est judicieux puisque cela empêche les incohérences. Il sait instaurer le malaise et un climat étrange et anxiogène à la perfection. On se demande vraiment comment cela va finir et il y a certains rebondissements bienvenus tout comme des séquences vraiment dérangeantes. Et, bien sûr, « The Rule of Jenny Pen » peut compter sur ses deux immenses comédiens. Geoffrey Rush campe un homme en fauteuil roulant téméraire et combatif avec tout le talent qu’on lui connait quand son partenaire livre une performance qui fera date dans le genre en vieux fou sadique. Jamais dans l’excès mais proprement effrayant, il est génialement diabolique. On passe donc un bon petit moment de frissons réalistes avec des personnages bien écrits, des sensations fortes et un climat malaisant que seuls quelques petits défauts empêchent d’être impeccable.
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3,5
Publiée le 5 avril 2025
« On ne s'arrête pas de jouer quand on est vieux. On vieillit parce qu'on s'arrête de jouer. » Malheureusement pour les pensionnaires d'une maison de retraite, Dave Crealy est toujours du genre joueur et ce sont eux ses jouets... Dans un endroit où la majorité des gens sont diminués, être capable de tenir sur ses deux jambes donne un important ascendant sur les autres. Ce vieil homme, dont on ne sait rien, en profite pour faire sa loi armé d'une marionnette. Un véritable sadique, dont la simple présence terrifie ces pauvres vieux sans défense. Situé donc dans un cadre peu commun pour ce genre de film, James Ashcroft propose une sorte de double huis clos avec des gens à la fois coincés dans ce lieu et dans leur propre corps. Une vulnérabilité dont profite ce psychopathe. Le réalisateur n'a même pas besoin d'en faire trop sur la violence, qui est majoritairement psychologique, pour rendre ces moments-là glaçants et dérangeants. À part la dernière partie un peu trop rapide et qui méritait quelque chose de plus progressif, "The Rule of Jenny Pen" est un bon et solide film qui est assez original et porté par un inquiétant John Lithgow.
Malgré une idée de départ plutot originale, l'ensemble m'a paru plutot ennuyeux avec un rythme assez lancinant ainsi qu'un propos pas très clair. Je n'ai pu m'empêcher de penser à Bubba-Ho-Tep dans cet environnement hospitalier pour seniors
Film absolument captivant... alors pour être honnête, dans sa première partie seulement mais ça suffit pour accrocher.. mais faut dire aussi que le pensionnaire à la poupée est absolument terrifiant et dérangeant. C'est horrible de le voir s'en prendre aux gens avc son baigneur à la main... il est sans cœur, il est cruel & odieux et moi j'ai capoté. Alors certes la fin est un peu plus décevante vu le pied du début mais il faut quand même souligner l'incroyable prestation de John Lithgow, énorme star de musicales qui crève ici l'écran en malade sans remords... j'en garderai un excellent souvenir et Pierre & Agathe aussi (qui étaient en avion en regardant ça au passage -_-)
Un vieux sadique LITHGOW fait régner la terreur (essentiellement la nuit) dans un EHPAD : un poupon au bras, utilisé comme marionnette, il effraie les résidents. RUSH en fauteuil roulant, victime récente d’un AVC, est une de ses victimes. L’idée est originale mais tourne au film horrifique granguignolesque (cf. l’image agrandie du poupon avec ses yeux vides laissant passer une lumière rouge). Les attaques et les défenses vont crescendo de plus en plus malsaines jusqu’à l’épilogue tant espéré. Trop long car cela tourne en rond assez rapidement...
Thriller psychologique avec de bons acteurs, mais malheureusement avec un scénario minimaliste et un rythme très linéaire et des scènes répétitives. Ce film parait durer une éternité et n'arrive à aucun moment à emballer, c'est à mes yeux largement insuffisant. C'est relativement pesant, bien joué, mais ça devient barbant.
‘Le précédent film de James Ashcroft, ‘Coming home in the dark’ m’avait pas mal marqué, entre sa cruauté froide et son positionnement idéal entre le Genre et le réalisme social. Celui-ci me laissera moins de souvenirs positifs, bien que ses prémisses soient moins classiques que celles du précédent. Un juge victime d’un AVC entre en revalidation dans une maison de repos pour personnes âgées. Convaincu qu’il est là pour peu de temps et tout aussi assuré de sa propre supériorité intellectuelle, il ne cherche guère à susciter la sympathie des autres pensionnaires mais s’attire en revanche l’hostilité d’un résident, un vieillard qui ne se sépare jamais d’une marionnette appelée Jenny Pen, se fait passer pour un petit vieux sénile la journée mais passe ses nuits en pleine possession de ses facultés, à tourmenter ses victimes. L’idée est emballante, même si on se doute que ce sera un peu moins rythmé que les films avec des stalkers moins décatis (poursuites en déambulateur, tentatives d’étranglement à la sonde urinaire, etc…). Dommage que le scénario traîne lui aussi la patte, a du mal à présenter des idées réellement traumatisantes et recycle un peu trop certaines situations sans que cela ait pour vertu de rendre l’atmosphère insoutenable. ‘The rule of Jenny Pen’ finit heureusement toujours par se reprendre et relancer l’intérêt à temps et John Lithgow s’en donne à coeur joie, peut-être un peu trop, dans le rôle du vieux sadique…mais finalement, le Drame l’emporte sur le Genre et on appréciera surtout la manière dont le film décrit l’infantilisation des personnes âgées ainsi que leur déclin mental et la perte des repères temporels et géographiques. En matière d’effroi gériatrique, ‘The visit’ demeure pour le moment l’horizon indépassable du sujet.
«The Rule of Jenny Pen» choisit un décor rarement exploré dans le cinéma d’horreur : un EHPAD. Ce cadre, déjà chargé d’une réalité dure ,comme la maladie et la solitude, devient ici un huis clos oppressant. On ressent presque physiquement l’enfermement et l’angoisse sourde qui plane dans les couloirs. Si l’intrigue reste classique dans sa structure, le film se distingue par sa capacité à transformer une réalité presque inévitable en angoisse.
Je recommande ce thriller psychologique avec un bon scénario, palpitant du début jusqu'à la fin. J'ai également aimé certains plans qui démontrent bien l'angoisse de la situation. Ce film a été conseillé par Stephen King, ce qui n'est pas étonnant car dans le même registre que Misery.