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2,5
Publiée le 8 juillet 2026
À la suite du décès de son épouse, Lucky doit s'occuper seul de leur fils Mason, qui est atteint de trisomie 21. On ne sait rien de leur vie d'avant, mais on comprend qu'elle était le ciment de la famille. Lucky fait de son mieux, mais sa patience a souvent des limites. C'est toute une relation à construire, alors que les deux doivent également gérer leur deuil. « Color Book » est constamment imprégné d'un sentiment de tristesse qui envahit chaque scène. C'est parfois « too much », comme si David Fortune voulait absolument que l'on s'apitoie sur leur sort. Pourtant, ce n'est pas nécessaire, car on ressent leur peine. Au-delà du côté larmoyant, j'ai trouvé l'histoire très faiblarde et languissante. Il y a une forme de laisser-aller qui devient ennuyeuse au fil des minutes. C'est dommage, car c'est un film d'une grande tendresse avec des personnages très bienveillants, mais il ne m'a ni bouleversé ni captivé.
Malgré la belle performance de l’acteur qui joue le rôle du père, ce film est d’un ennui mortel. Le réalisateur multiplie les plans longuets sur des détails insignifiants. Aucun rythme. Aucune intrigue. Dialogues d’une extrême pauvreté. Le choix du noir et blanc accentue délibérément le misérabilisme du film. Bref, le réalisateur aurait voulu faire un plaidoyer pour l’IVG qu’il ne s’y serait pas pris autrement.
"Portrait intime entre un père et son fils trisomique, Color Book déploie toute son intensité émotionnelle dans leur complicité hors du commun. Doté d’un sujet qui a tout pour bouleverser, David Fortune injecte toute sa foi dans son premier film, où il nous donne une bonne raison de suivre le parcours d’un duo en mal de repères et d’affection. Une petite note de douceur au milieu d’une sélection assez disparate."
"À la manière de Rain Man, ce road-trip dramatique repose alors essentiellement sur la complicité d’un père et son fils trisomique, tous deux endeuillés de Tammy (Brandee Evans), une épouse et une mère attentionnée, à la suite d’un accident de voiture. Dans le but de pallier cette perte et de se rapprocher l’un de l’autre, Fortune nous concocte un voyage semé d’embûches à travers la banlieue industrielle d’Atlanta. Assister à un premier match de baseball à domicile constitue alors le fil rouge du récit, mais Lucky (William Catlett) entend également cette proposition de la part de son fils Mason (Jeremiah Alexander Daniels) comme la dernière volonté de sa femme et compte bien achever cette mission quoi qu’il advienne."
"Parviendront-ils jusqu’au Truist Park à temps ? Pourront-ils enfin se réconcilier avec eux-mêmes, en mémoire de Tammy ? Toutes les réponses sont réunies dans une scène particulièrement prenante où Lucky et Mason s’engagent sur un passage piéton. Il s’agit notamment du point culminant de leur voyage, qui sur-symbolise un peu trop leur unité. Reste que cette séquence fonctionne mieux que les précédentes. Il manque donc encore quelques réglages pour que l’émotion jaillisse avec précision, car Color Book ne manque pas de générosité dans cette approche. Pour David Fortune, l’essentiel ce n’est pas d’avoir vaincu, mais de s’être bien battu. Ce vieil adage, qui peut sembler naïf selon la situation, trouve son lyrisme dans ce film de résilience, d’une grande sincérité."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Vu au Festival du Film Américain de Deauville : Une jolie histoire émouvante qui est assez mal desservis par une mise en scène reproduisant tous les clichés du cinéma indépendant Américain. Heureusement que les deux interprètes principaux portent le film à un autre niveau.
On se sent vraiment sans cœur, de n'avoir pas accroché à cette histoire de père qui veut amener son fils trisomique à un match de baseball. Tout notre amour va quand même au jeune acteur Jeremiah Alexander Daniels. Tout était réuni pour nous attraper aux tripes, nous faire angoisser pour cet enfant atteint de trisomie qui se perd facilement, qui enchaîne les crises, qui a besoin de dessiner en couleurs pour aller mieux. Mais voilà : à part ce qu'on a décrit à l'instant, on a l'impression de n'avoir rien vu. On s'est copieusement ennuyé dans ce voyage en tram qui n'en finit pas, et on n'arrive pas vraiment à dire si les deux personnages vivent spoiler: comme un échec ou un "tant pis, l'important c'est d'être ensemble" la finalité de l'aventure qui a capoté (ce qui est quand même un comble, après 1h30 d'attente pour cet instant : la mise en scène n'en fait pas son moment-clé, tourne la page assez vite, ce qui est du gâchis vu la facilité à créer de l'émotion et de l'évolution dans la relation des personnages, avec un tel final). Idem, on s'attendait à ce que les dessins aient plus d'impact dans le récit, que peut-être le papa apprenne à décoder les dessins de l'enfant, à dialoguer mieux avec lui par le biais d'un feutre de couleur... On se fait trop poétique pour ce monde, décidément. Le noir et blanc n'est là que pour faire un clin-d’œil au livre colorié, et évidemment aux gens "coloriés" (pour faire dans la poésie) qui composent son casting. Mention quand même à la scène du bureau de la sécurité des trams, car elle dénonce un fait choquant : aux États-Unis, il n'y a pas d'aides sociales, et les parents d'enfants atteints d'handicaps mentaux ont tendance à confondre les espaces publics avec des garderies... Parce qu'on sait que ce Color Book a des belles choses à vous dire, on ne peut décemment pas vous le déconseiller malgré notre expérience, alors : attrapez vos plus beaux crayons de couleurs, et sautez dans ce tram.
Portrait intime entre un père et son fils trisomique, Color Book déploie toute son intensité émotionnelle dans leur complicité hors du commun. Doté d’un sujet qui a tout pour bouleverser, David Fortune injecte toute sa foi dans son premier film, où il nous donne une bonne raison de suivre le parcours d’un duo en mal de repères et d’affection. Une petite note de douceur au milieu d’une sélection assez disparate. https://www.lemagducine.fr/festivals/deauville-2024-color-book-david-fortune-10070667/
Un film attendrissant sur la relation entre un père et son fils trisomique. Suite au décès de la mère, le père tente bien que mal de se débrouiller seul et tente de faire plaisir à son enfant en traversant toute la ville pour assister à un match de baseball. L'histoire est simple mais c'est surtout l'alchimie entre les deux personnages qui fonctionne à merveille, c'est touchant et bienveillant malgré les épreuves passées. Beau film.
Scénario faible et trop de mièvrerie pollue cette jolie histoire d’un papa veuf et son fils trisomique. Les longueurs sont au rendez-vous et l’ennui se fait sentir dans la seconde partie du film.