Au boulot !
Note moyenne
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254 critiques spectateurs

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lionelb30

535 abonnés 2 905 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2024
Pauvre petite fille riche. Finalement plus a plaindre vu sa mentalité et sa pauvreté d’âme. Le film est bien mené et bien réalisé mais a sens unique. La réalité des gens qui profite du système , qui volent ou qui dealent existe également.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 décembre 2024
Le moins que l’on puisse dure est que François Ruffin et Gilles Perret sont courageux. Effectivement, il faut de la patience pour supporter une femme aussi arrogante et déconnectée de la réalité que Sarah Saldmann. Suite à une émission des Grandes Gueules où cette dernière avait tenu devant lui des propos méprisants envers une grande partie de la population française, François Ruffin lui a proposé une sorte de Vis ma vie où elle partagerait plusieurs journées avec des personnes exerçant des métiers peu rémunérés mais indispensables. Si Au boulot ! ne présente rien d’innovant d’un point de vue cinématographique, Perret et Ruffin cherchent avant tout à faire aimer les "petites gens" et ils y arrivent parfaitement en montrant toute l’humanité dont ils font preuve et en opposant celle-ci aux préjugés d’une femme apriori détestable mais qui laisse poindre des traces d’humanité en découvrant des populations qu’elle jugeait sans avoir la moindre idée de leurs vies. spoiler: Hélas, alors qu’on pourrait commencer à avoir de l’espoir, Ruffin et Perret ont craqué en constatant que celle qu’ils pensaient avoir un peu fait changer avec difficulté n’avait pas évolué d’un iota une fois revenue sur les plateaux en tenant des propos toujours aussi ahurissants.
Au boulot ! ne présente peut-être pas un grand intérêt cinématographique (même s’il montre que le montage est capable de présenter un point de vue sur un documentaire) mais est une œuvre pouvant avoir un certain intérêt public pour casser les préjugés.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2024
Quel beau film, très fort, très touchant, plein d'humanité, si ça pouvait donner un peu de cœur à ceux qui n'en n'ont pas et jugent ce qu'ils ne connaissent pas
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2024
C’est un film bien sympathique que nous offre là François Ruffin avec « Au boulot », et où il réussit ce qu’il avait un peu raté avec le milliardaire Bernard Arnault dans l’excellent « Merci patron ! » – faire se rencontrer la France d’en haut et celle d’en bas – en embarquant l’avocate et chroniqueuse Sarah Saldmann qui sur CNews et autres chaines Bolloré, pérore contre les « assistés » les « feignasses » et déclare que le « smic, c’est déjà pas mal », dans un véritable road trip social qui a su dépasser la confrontation caricaturale entre deux mondes que tout oppose pour donner la parole à ceux qui en sont privés… De séquence en séquence, elle rencontre des auxiliaires de vie, des infirmières, des bénéficiaires et des bénévoles du Secours populaire, se heurte vite aux limites de ses considérations sur la société… C’est drôle, parfois émouvant , caricatural aussi, tant les préjugés de Sarah Saldmann vont au-delà du cliché. Et comme souvent dans les films de François Ruffin, c'est à la fois sincère et démago… Le député ne s’encombre pas vraiment de nuances pour décrire une France cassée en deux, entre les méchantes élites déconnectées et les héros invisibles du quotidien…En conviant une femme aisée – une juriste habituée aux formules à l'emporte-pièce et aux polémiques sur des chaînes d'information en continu, à passer une semaine auprès des personnes qui triment pour des salaires de misère, François Ruffin se demandait ironiquement s'il était possible de réinsérer les riches…pas sûr, mais ce documentaire va au-delà des émotions pour donner la parole à ceux qui en sont privés, à ceux qui n'ont jamais accès aux plateaux de télévision pour dire leurs vérités et contrecarrer le narratif dominant. Et l'on (re)découvre cette France invisibilisée, cette France qui se lève tôt pour pas grand-chose. Toutes ces personnes, broyées par la vie, ont enfin leur "droit de réponse", selon l'expression de Gilles Perret coréalisateur du film … Elie, Amine, Louisa ou encore Nathalie, l'ancienne femme de chambre, tiennent un langage d'authenticité. Et à certains de se demander s'ils atteindront un jour l'âge de la retraite. Une sincérité bouleversante…mais néanmoins un film enlevé, marrant, édifiant au meilleur sens du terme, qui rendrait même Sarah Saldmann sympathique…une bonne leçon de vie !!
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2024
Habituée des plateaux de RMC, de Cnews ou des émissions de Cyril Hanouna, Sarah Saldmann, juriste au train de vie ultra bourgeois, enfile comme des perles les préjugés et les lieux communs sur les classes populaires et leur rapport au travail, fustigeant l'assistanat et vantant les mérites du SMIC. Le député François Ruffin l'interpelle et lui propose dans un premier temps une expérience : essayer de vivre avec ce revenu minimum pendant 3 mois, ce qu'elle refuse. Ils décident alors de la faire partir à la rencontre et effectuer les tâches de ceux qui tiennent le pays debout.

Disons-le tout de suite, ce dispositif à vocation éducative ne fonctionne pas. Enfonçant des portes ouvertes sur la question de la déconnexion des élites, l'on comprend aussi assez rapidement, de par la personnalité de sa principale protagoniste, inconséquente et obtuse, qu'elle n'a pas les capacités de raisonnement nécessaires pour une remise en question sincère et que les réalisateurs font preuve de beaucoup de naïveté en espérant faire évoluer ses convictions profondes. La machine tourne donc très rapidement à vide dès lors qu'elle ne cesse d'utiliser le même argument selon lequel les gens à qui François Ruffin la confronte ne sont pas ceux qu'elle cible dans ses propos et qu'elle traite d'assistés ou de "glandus".

Alors pourquoi une si bonne note ?

Parce que le dispositif de départ n'est au final qu'un prétexte et lorsqu'il détourne sa caméra de son élément perturbateur, le film nous offre des témoignages bouleversants, le portrait d'une France brisée par le travail. L'on sera plus particulièrement émus par cette auxiliaire de vie de Saint-Etienne et cette agent d'entretien qui reprend goût à la vie grâce au travail et aux relations avec ses collègues. Des héros du quotidien filmés avec beaucoup de tendresse et célébrés dans une séquence finale très émouvante.

Enfin, le film enfonce le clou sur la vacuité des chaînes infos et mais aussi sur les ravages qu'elles peuvent causer en laissant la parole en continu à des chroniqueurs qui ont un avis sur tout mais qui ne se révèlent spécialistes de rien. Quelle drôle d'époque...

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 novembre 2024
À l’image du courant politique auquel il appartient, François Ruffin semble hélas manquer d’idées pour son nouveau film réalisé avec Gilles Perret. L’idée originelle est de confronter une avocate médiatique Sarah Saldmann au monde réel de la précarité et des petits boulots qu’elle ne cesse de vilipender lors de ses interventions. On a d’abord peine à imaginer que nous sommes face à une juriste tant la jeune femme d’une médiocrité intellectuelle affligeante tient davantage de la star des réseaux sociaux que d’une magistrate au discours habituellement plus riche. Dès lors, on pense que Ruffin va la broyer ou, au mieux, la faire changer de position. Ni l’un ni l’autre au demeurant, sinon une volonté sans doute honorable de dresser un état actuel de ce que Pierre Bourdieu définissait jadis comme la misère sociale. Au boulot promène celle qui revendique de pouvoir s’offrir un sac à 20000 euros (sans que François Ruffin ne lui pose jamais la question de la justification d’une rémunération qui lui permette un tel train de vie consumériste dans les salons des grands hôtels parisiens fréquentés par une faune aussi vulgaire que inconsistante) dans la camionnette d’un livreur, dans une poissonnerie industrielle, auprès d’assistantes de personnes âgées, avec des intermèdes sans grand intérêt dans un vestiaire de joueuses de foot et dans une kermesse. Sarah Saldmann cache mal son ennui et essaie de montrer une certaine empathie à laquelle on ne croit pas un seul instant - ses futurs éclats sur les plateaux d’une télé dont on connaît les orientations témoignent de la permanence de sa pensée.
En fait, on est gênés que l’homme politique (qui au demeurant partage plus de codes sociaux avec son invitée qu’avec les précaires qu’ils côtoient) en vienne à recourir à un tel dispositif, démagogique et mesquin, pour traiter d’un sujet sérieux sur lequel il n’émet d’ailleurs pas la moindre idée. On voudrait que ce soit politique et sociologique, certainement pas cette version d’un café du commerce moderne où le politicien nordiste continue à se mettre en scène, sinon en avant. Dans une des dernières scènes, il trône au milieu d’une salle tournant le dos à celui qui s’exprime, la caméra principalement braquée sur lui. Tout est dit.
Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

76 abonnés 628 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 novembre 2024
Film/documentaire sur l'insertion, pendant une semaine, d'une jeune riche journaliste au sein de milieux populaires du Nord de la France.
Si le scénario est faible, les témoignages de "terrain" sont remarquables et bouleversants.
La France "d'en bas" fatiguée, délaissée, et qui se bat pour survivre.
Les visages d'une misère sociale qui vous hantent plusieurs jours aprés.
Gregory S
Gregory S

55 abonnés 765 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2024
Documentaire sympa mais qui me fait plus penser à un documentaire du dimanche soir sur France5, qu'à un documentaire cinématographique. Le film est touchant mais on n'apprend rien et il ne démontre rien, sauf chez ceux qui pensaient encore qu'n pouvait vivre dignement avec le SMIC. A voir, mais pas indispensable.
Steadyllic
Steadyllic

27 abonnés 29 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 novembre 2024
Un film à la fois désopilant et nécessaire ; Ruffin nous y conte les aventures de « Martine chez les sans-dents », en conviant l’insupportable Sarah Saldmann, une chroniqueuse méprisante qui vomit à longueur d’année les assistés dans la presse Boloré à se frotter à la vie des gens d’en bas. Elle accepte avec un certain panache, non sans avoir vainement exigé un budget maquillage, et commence son odyssée en accompagnant en stilettos un livreur goguenard. Son voyage dans la précarité et la misère va ébranler peu à peu ses certitudes hautaines. Dans une séquence riche en émotions, une assistante de vie extraordinaire de dignité essuie une larme en proclamant l’amour de son métier, ce qui amène aussi quelques sanglots chez la snobinarde qui se déclarait pourtant blasée. Elle venait auparavant de shampooiner un vieillard craquant et de nettoyer des toilettes, preuves qu’elle a vraiment joué le jeu. Elle goûte dans une équipe de foot féminine et dans une fête Halloween du Secours Populaire la ferveur solidaire de ceux qui n’ont rien, et cela ne laisse personne indifférent.
Bien sûr, cela reste un film militant, mais le propos n’est pas tout le temps manichéen. François Ruffin, qui n’a jamais été aussi perspicace que depuis qu’il a lâché la secte de Méluche, tape souvent très juste et son compère Gilles Perret (dont j’avais adoré « Reprise en main ») garde sa caméra à hauteur humaine. La prise de conscience progressive de la belle snobinarde n’est pas sans à-coups. Le film revient par moments dans son monde feutré et elle se complait de nouveau sans vergogne dans son adoration des objets de luxe, mais cette séquence de Barbie gâtée est enserrée dans des tranches de vie à l’authenticité criante. On éclate souvent de rire à cette juxtaposition de deux mondes.
La séquence finale célèbre avec champagne et jubilation les travailleurs de première ligne, avec notamment un paysan rigolard qui danse mieux qu’un moujik. On pourra trouver ça naïf, mais cela fait tellement plaisir de retrouver le sourire d’une très émouvante protagoniste qui a pu enfin se payer une dentition qu’on en oublie un instant la dureté de la vie d’en bas et la morgue de ceux d’en haut.
Lionel P.
Lionel P.

19 abonnés 18 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 novembre 2024
Je sors de ce film avec le sentiment que l'on passe en partie à côté du sujet. Des moments forts où l'avocate activiste se trouve sidérée face à des salarié.e.s. Mais aussi des happening qui nous éloignent d'un traitement plus sensible de ces vies mises à l'épreuve. Dommage.
coraly
coraly

19 abonnés 181 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 novembre 2024
Documentaire très émouvant, même s'il contient aussi des moments plus légers et drôles. Difficile d'éviter le piège d'un simple "vie ma vie" ne faisant que rendre sympathique la chroniqueuse aux prises de positions radicales parfaitement calibrées pour les médias dont elle fréquente les plateaux. Les deux réalisateurs ne s'en sortent pas trop mal sur ce point, veillant à mettre en avant les travailleurs, leur parcours, leur réalité difficile, leur volonté de s'en sortir. Et ainsi de souligner l'écart abyssal avec la vie mondaine et luxueuse de celle qui prétend (prétendait en tout cas) pouvoir les critiquer. Certaines séquences sont particulièrement touchantes, notamment avec l'auxiliaire de vie. A voir surtout pour prendre le temps d'écouter ces témoignages précieux.
Laurent Stéphane Baussart
Laurent Stéphane Baussart

17 abonnés 41 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 novembre 2024
Un documentaire sur la vie des travailleurs au Smic en France : aides à domicile, femmes de ménages, ouvrier(e)s, livreurs, manutentionnaires, agriculteurs, agricultrices, etc... Sarah Saldmann, la tristement célèbre avocate évoluant dans la jet-set parisienne, a relevé le défi proposé par François Ruffin de venir une semaine partager les emplois, pour la plupart précaires, des "petites mains" qui font tourner le pays pour des salaires de misère. Cette avocate m'insupportait au plus haut point il est vrai, pour avoir vu des passages de ses interventions hallucinantes et à l'emporte pièce sur les fameux "assistés" et "fainéants" et autres qualificatifs tous plus agréables les uns que les autres. Elle est quelque peu remontée dans mon estime pour avoir accepté le challenge mais, malheureusement, après une prise de conscience certaine, je pense qu'elle ne changera pas foncièrement d'avis même si elle modérera peut-être ses propos à l'avenir. Ce film est très bien monté, on y rit beaucoup tellement les contrastes des deux mondes s'entrechoquent et sont absurdes. Mais on ne peut s'empêcher d'y laisser aussi quelques larmes tant ces personnes sont toutes attachantes. Un film d'utilité publique !
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 novembre 2024
L’ex-Insoumis tente de réinsérer dans la société l’une des figures de proue de la Bolosphere qui considère que toute personne gagnant moins de 1500€ par mois est un assisté. On a un peu par moment l’impression de regarder le voyage en terre inconnue d’une grande bourgeoise dans la France d’en bas. On se doute qu’à la fin de son immersion elle ne votera pas pour autant LFI mais dans son regard une certaine forme de compassion a remplacé le dédain. Et si ça lui permet de sortir moins de bêtises sur les plateaux télé c’est déjà pas si mal.
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2025
Parce qu'avoir osé l'idée politique de créer un "ministère du plein emploi" est un mensonge, ce film en fait la démonstration éclatante et illustre combien nombre de métiers devraient inspirer le respect et être correctement rétribués. L'empire du luxe et de l'opulence trouve ici un contrechamp implacable. Oui, le tapis rouge devrait s'adresser aux "petites gens", qui oeuvrent dans le care avec un dévouement sans bornes.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 novembre 2024
Un film bienveillant et émouvant ou JC Ruffin invite une chroniqueuses bling bling qui vit dans un luxe indécent et rêve de pacotille hors de prix, à rencontrer la France d'en bas. Elle ira courageusement, elle verra, mais ne changera pas et continuera à propager des horreurs au service de son lobby aussi connu que détestable.
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