Au boulot !
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254 critiques spectateurs

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laurent bouffier
laurent bouffier

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 novembre 2024
Perret et Ruffin recueillent la parole de ceux qui jouent un rôle clé dans nos sociétés mais qui ne sont pas reconnus socialement voire méprisés. Ça donne à réfléchir sur la hierarchie des salaires...
ericm
ericm

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 novembre 2024
Excellent film ! Encore un joli film de Gilles Perret et Ruffin.
Des personnages justes qui remettent bien en perspective les outrances de Mme Saldman
A voir avec des ados, des réacs, ds gens qui ont des idées arrêtées sur tout et notamment les pauvres....
PLR
PLR

560 abonnés 1 785 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 novembre 2024
En scène d’ouverture, François Ruffin attend son rendez-vous dans un hôtel-restaurant de prestige avec l’avocate et chroniqueuse qu’il a précédemment conviée sur un plateau de télévision à une semaine de « rééducation sociale » auprès de gens qui vivent au SMIC ou même en-dessous. Va-t-elle venir ? Il en profite, face à la caméra, pour prévenir le spectateur que le plus difficile à convaincre fut son acolyte réalisateur, Gilles Perret. Ce dernier n’aura probablement pas trop senti l’affaire. Avec raison ? A chacun d’apprécier. Bon, la sulfureuse avocate blonde (ne pas confondre avec une autre même si le fond de la pensée peut parfois être le même) sera là. Elle en profitera pour avaler un croque-monsieur fourré aux truffes, plus de 100 € sur la carte du restaurant ! Gilles Perret aura été là-aussi puisque sa caméra a commencé à tourner. Pour la suite, road-movie du besogneux analyste social François Ruffin en compagnie de l’insupportable Sarah Saldmann, « pauvre chez les riches », c’est elle qui le dit ; pas gênée toutefois de commenter le prix d’une robe sur un portant : deux mille et quelques… « ça va » (sic). Confrontée à la vraie vie, elle exprimera bien quelques doutes, des regrets, de la culpabilité ( ?) mais François Ruffin l’avouera lui-même à la caméra : la conversion à la cause des petites gens aura été impossible. François Ruffin et Gilles Perret ont trouvé la même matière que leurs précédentes réalisations, les ouvriers et ouvrières, la France profonde prolétarienne… mais leur invitée en « terre inconnue » n’aura pas été à la hauteur. Le pire c’est certainement qu’elle s’est fait un fonds de commerce provocateur et réactionnaire pour les plateaux télé mais qu'elle n'ait probablement aucune conviction ni analyse politique ou sociale un tant soit peu sérieuse et argumentée ! Pour le nombre d'étoiles, 3,5 (bien) parce que c'est Ruffin et Perret. En vrai, plus proche de 3.
Michele N
Michele N

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 novembre 2024
Parti pris d'un film qui évoque dans la joie, la bonne humeur et via la caricature, un sujet bien difficile et complexe à traiter : le mépris de classe et les préjugés contre les prétendus "assistés". Beaucoup d'émotions traversent le film. Mais pour réintégrer les riches dans la vraie vie, y'a du boulot!
Jean
Jean

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 novembre 2024
Bonne idée . Bon film . Intelligent . Humain , Touchant , SIncere .
Tout le monde a joué le jeu . Esperons que tout le monde y ai gagné en consideration , recue pour les uns et apportée par autres . Merci Messieurs .
evariste75
evariste75

215 abonnés 252 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 novembre 2024
J'ai assisté à une avant-première en présence de François Ruffin aux 7 Parnassiens le 6 novembre 2024. Bonne idée de départ, très à la mode, très "télé-réalité", Sarah Saldmann, très séduisante, qui accepte de passer pour un temps du Plaza-Athénée au Secours Populaire dans le Nord de la France... C'est drôle, parfois touchant, pendant 15 minutes... mais ça s'essouffle vite, plein de bons sentiments à la louche qui ont peine à convaincre... Le film devient ennuyeux et long, assez voyeur, assez misérabiliste... artificiel... manque de spontanéité... Ça se termine mal avec Sarah Saldmann... pourquoi ? à cause du 7 octobre et de ses prises de position afférentes... on switche du problème de la misère sociale au conflit ethno-religieux...
cécile
cécile

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2024
De très beaux portraits de gens qui, eux sont dans la vraie vie..on a envie que cette majorité silencieuse se lève et renverse les tables ! Merci !
Fredo Porte
Fredo Porte

3 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 novembre 2024
Film militant mais réussi. Bravo à Mme Saldmann d'avoir accepté le défi. Le film a un parti pris certes mais n'est pas manichéen pour autant. On en ressort avec des sentiments mitigés, à la fois pessimiste et optimiste, à la fois triste et gai, à la fois en colère et serein. Bref un film humain.
Valerie Pecqueret
Valerie Pecqueret

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 novembre 2024
Vu en avant-première à Nantes. On rit et on pleure durant ce film. On est ému et on n'a pas envie qu'il s'arrête. Bref, un film qui ne laisse pas indifférent et qui redonne foi en l'humanité.
Nayou83
Nayou83

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 novembre 2024
Film tres realiste de notre société
Émouvant et drôle
2 mondes à l opposé sans beaucoup d espoir
La bourgeoisie écoute mais elle n
entend rien...,.....Merci Ruffin
samuel churin
samuel churin

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 novembre 2024
Foncez voir ce film. C’est une petite merveille. Le prétexte de Sarah Saldmann, caricature du mépris de classe, est surtout là pour mettre en avant celles et ceux de l’ombre qui effectuent de boulots souvent pénibles sans aucune reconnaissance, même pas salariale. L’approche est très intelligente dans le sens où le discours sur les fainéants ou assistés n’est pas circonscrit aux chroniqueurs de BFM où Cnews, il est partout et de plus en plus répandu. De plus le film est tellement drôle. Cet humour est nécessaire. On ne voit pas le temps passé. Comme Dario Fo et son théâtre politique prétexte d’une grande comédie, Perret et Ruffin réussisse un coup de maître.
Loic
Loic

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 novembre 2024
Une pépite, on pleure on rit et on réfléchit. Un film pour mettre en lumière une humanité cachée qui fait vivre le pays, et balayer les préjugés. Une oeuvre d'utilité publique que tout le monde devrait voir !
Etienne
Etienne

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 novembre 2024
Un documentaire où de "vrais gens" qui vivent ( ou survivent selon les situations) avec le Smic, parlent de leur métier et de leur parcours chaotique, avec l'envie de casser les préjugés d'assistanat et de fainéantise qui prévalent autant chez les élites que dans la population générale.
L'humour et les émotions permettent une compréhension et une véritable écoute de ce qu'ils nous disent. Et qui est quasiment absent du discours des médias.
À voir absolument !
Bart Sampson

417 abonnés 861 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2024
Allez voir un film de François Ruffin c'est prendre un shoot de" gniaque" et de bonne humeur garanti. Ici on est dans une inversion des rôles entre une avocate parisienne un poil superficielle et pleine d apriori et les gens de cordées qui font tourner la France et certains autres que la chroniqueuse TV qualifie d'assistés

Le résultat est plutôt réussi et d'ailleurs j'avais lu avant de le voir une critique presse qui indiquait qu'elle disparaissait à mi chemin du film ce qui est totalement faux. On la retrouve plus en pointillé sur la fin mais elle reste le fil rouge de l'oeuvre et est uniquement absente de la scène finale - elle s est fâchée avec François Ruffin après le 7 octobre et la guerre à Gaza.
Ruffin réussit à rendre Sara Saldmann attachante et il 'y a jamais de méchanceté dans le portrait qui est fait des "rencontres" qu'elle fera dans une usine de poisson, un restaurant, une matinée de services à la personne, dans la livraison de colis ou encore la pose de fibre optique...

On se remémore longtemps certains de ceux qu'elle croise dans le film comme ce cuisinier afghan, cette aide soignante passionnée par son métier, ce jeune de cité plein de gouaille, ou cette personne aidée par un programme "Zero chômeur" et qui fond en larme quand elle se souvient des méchancetés entendus dans son entourage pendant ses années de galère. Un beau film qu'on aimerait serrer comme une peluche magique pour que notre société devienne moins clivée et moins clivante
Yves G.

1 859 abonnés 4 074 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 novembre 2024
François Ruffin et Gilles Perret sont de retour. Après "Merci Patron !", réalisé par le seul premier (César du meilleur documentaire 2017 et succès-surprise au box office avec 5000.000 entrées), le sympathique duo avait signé ensemble "J’veux du soleil !", road movie à travers la France des Gilets jaunes, et "Debout les femmes !", enquête documentée sur les emplois du lien.

J’avais mis quatre étoiles à chacun de ces films, diablement efficaces, drôles et politiques. Pourquoi trois seulement à celui-ci qui en réutilise avec autant d’efficacité les mêmes recettes ? Parce que le procédé qui sent un peu le réchauffé a perdu de son authenticité.

"Merci Patron !", "J’veux du soleil !", "Debout les femmes !" et "Au boulot !" partagent bien des points communs. Commençons par les plus anecdotiques. Leurs titres claquent, en forme de slogans, ponctués d’un emphatique point d’exclamation. Le même dessinateur, Thibaut Soulcié, en signe les affiches. François Ruffin en est le héros récurrent et sympathique, sorte de Tintin de la France périphérique. À vingt-trois ans à peine, il fonde à Amiens en 1999 un trimestriel satirique Fakir. En 2017, grâce notamment à la notoriété que lui a apportée le succès de "Merci Patron !", il fait une entrée remarquée à l’Assemblée nationale. Il incarne désormais à la gauche de la gauche, une alternative au mélenchonisme qu’il accuse d’avoir trahi les classes populaires.

"Au boulot !" utilise la même recette que "Merci Patron !" : personnifier un sujet. Dans "Merci Patron !" c’était Bernard Arnault qui personnifiait le capitalisme honni ; dans "Au boulot !" les deux co-réalisateurs ont dégotté une personnalité tellement caricaturale qu’on pourrait douter de sa réalité : la trentaine fashionista, blonde jusqu’au bout des ongles, impeccablement manucurés, Sarah Saldmann est une avocate et une chroniqueuse qui a acquis une petite célébrité par ses sorties fracassantes sur les plateaux TV où elle fustige sans filtre, comme Laurent Wauquiez l’avait fait en son temps, l’assistanat. La prenant au mot, François Ruffin la défie de passer une semaine dans la peau d’un smicard. Contre toute attente, Sarah Saldmann accepte le défi et s’embarque avec son cornac dans un Tour de France des "working poor" : à Lyon avec un livreur soumis à des cadences infernales, à Boulogne-sur-Mer, dans une usine de conditionnement des produits de la pêche, à Amiens dans un restaurant, à Saint-Etienne auprès d’une aide à domicile, à Abbeville dans une antenne du Secours populaire….

Le procédé rappelle celui utilisé dans "Debout les femmes !" : François Ruffin y racontait la mission parlementaire sur les métiers du lien qu’il avait effectuée en binôme avec Bruno Bonnell, un député macroniste, ancien chef d’entreprise, chantre d’un capitalisme et d’un esprit d’entreprise contre lesquels Ruffin s’est toujours battu. La bande-annonce de "Au boulot !" liste les situations inattendues que cette conjugaison des contraires fait naître. La précieuse ridicule, la « Cruella BCBG » se retrouve dans un environnement qu’elle ne connaissait pas, y découvre la dure réalité des prétendus « assistés » qu’elle accusait sans les connaître et, sans surprise, voit ses préjugés voler en éclats. Une dispute hors caméra, dont on se demande d’ailleurs si elle n’a pas compromis la sortie du film, le prive néanmoins du happy end escompté, Ruffin & Perret lui substituant un happening franchement raté.

Ruffin & Perret savent y faire. Leur documentaire est diablement efficace. Quiconque a fustigé sans en rien connaître la « culture de l’assistanat » ne s’y reprendra pas après l’avoir vu. Pour autant, même si on se trouve mesquin d’y trouver à redire, la générosité affichée de leur démarche cache une part de rouerie qui suscite des réserves.
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