Au boulot !
Note moyenne
4,1
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254 critiques spectateurs

5
117 critiques
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ENVIE DE POISSON
ENVIE DE POISSON

14 abonnés 39 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mars 2026
J'ai vu le film 2 fois
J'y suis allé sans grande conviction, les critiques presses n'étaient pas excellentes
Et puis sur le papier
Le pitch peut paraître facile et racoleur
Mettre en immersion une bourgeoise parisienne dans un milieu de prolo de province
Et surprise !!!
Le film est très bien rythmé
Drôle
Pertinent
Intéressant
Riche
Et surtout très émouvant
J'ai vu le même film que la critique presse ?
Je suis d'accord que la forme tient plus du reportage basique que du film destiné au grand écran
Sauf que dans une salle de cinéma
Le propos
Les propos
Sautent à la figure
On rit souvent
Et les larmes affleurent
Sans parler de la pertinence
Le procédé peut paraître grossier
Mais c'est tout le contraire
Il y a une richesse thématique folle
Le film rend claire
Et visible
La fracture sociale de notre pays
Les inégalités
Les incompréhensions
La déconnexion entre 2 mondes
L'idée de mettre en courte immersion une grande bourgeoise parisienne dans le monde provincial des smicards
C'est faire littéralement du montage
Confronter
Visuellement
2 idées opposées
Et voir ce que cela donne
Le résultat est juste factuel
Bien au delà de l'orientation mise par Ruffin et Perret
Qui vise à faire un film sympathique montrant spectaculairement les injustices
Les différences
En s'intéressant aux gens
Avec tendresse
Le tout contenu dans un point de vue politique
De gauche bien sûr
Mais le résultat est à mon avis supérieur à ça
Il résonne comme un constat
Une introspection de l'âme humaine
Ballottée par le système social
Et le poids des origines
Il sonne comme une condamnation
Injuste
Nous sommes façonnés solidement par notre lieu et environnement de naissance
Pauvre comme riche
Le constat est tellement fort
Montré si simplement
Qu'on pourrait croire à une totale mise en scène
Alors oui Ruffin et Perret ont choisis les intervenants
De les mettre dans telle ou telle situation
A tel moment
Mais les gens restent malgré tout
Vrais
Ce ne sont pas des êtres humains factices
Et malgré l'artificialité de l'idée
La confrontation montrée dans le film
Est vraie
Belle
djskeud
djskeud

6 abonnés 84 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2026
Monsieur Ruffin est le seul homme politique français à me faire douter de mes convictions politiques.
Benoit Bastin
Benoit Bastin

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 novembre 2025
"Vis ma vie" : une démonstration unilatérale. L'expérience, où les "puissants" partagent la vie du "peuple" durant une semaine, demeure à sens unique. L'analogie avec le carnaval, d'ailleurs, est pertinente.
​Il faut reconnaître que le casting était vicié dès le départ. Il réunit deux clichés télévisuels qui, paradoxalement, se complètent autant qu'ils prétendent s'opposer. Dès lors, l'issue de l'expérience était-elle inéluctable ?

​En définitive, la seule remarque vraiment percutante provient de la juriste : "Pourquoi ne pensent-ils pas à changer leur situation ?" Suite à cela, la réponse bourdieusienne du politique, qui sonne comme une conclusion — et aurait pu constituer le cœur même de l'émission —, clôt tout échange fructueux.

Rien d'autre ne découle de cette expérience qui n'était, au fond, qu'une simple démonstration
LaFouine
LaFouine

1 abonné 19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 octobre 2025
Documentaire très intéressant sur une dame connue visiblement très aisée, qui ne mérite même pas le temps qu'on lui donne dans ce film pour essayer de lui faire prendre une conscience sociale qu'elle n'aura jamais.
Les vrais héros de ce film sont les travailleurs que l'on croise tous les jours dans la rue, les livreurs, les soignants, les bénévoles, et ceux qui souffrent de précarité.
Merci Monsieur Ruffin pour votre regard bienveillant.
julien c
julien c

6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mai 2025
Excellent film grace a des personnes humaines qui contraste bien avec des personnes hors sols. On a envie de venir en aide a ces gens tellement touchant mais en réalité c'est juste de la reconnaissance et du respect qu'ils ont besoins. J'espère qu'il passera a la tv prochainement pour toucher un large public
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 avril 2025
La bonne idée de Ruffin et Perret avec ce documentaire, c’est que la réinsertion de Sarah Saldmann dans le monde réel ne devient vite qu’un prétexte. Prétexte pour illustrer les distinctions de classe et redonner un minimum la parole à ceux qui, tout en étant jugés en permanence sur n’importe quel plateau télé, ne l’ont que rarement.
Gilles Morysse
Gilles Morysse

11 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 avril 2025
"Franchement, voir une livreuse de colis en hauts talons, ça manque clairement de crédibilité dès le départ. Tenir sur la durée dans cette tenue pour un tel métier, ça semble tout simplement irréaliste. Ce film m’a vraiment déçu, je n’ai pas accroché du tout."
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

82 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2025
Un très bon documentaire réalisé par Gilles Perret et Francois Ruffin se confrontent aux réalités quotidiennes du travail face à une riche bourgeoise.
Laurent Chauvin
Laurent Chauvin

6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2025
À voir indispensable, comment deux mondes si différents n’arrivent pas à se comprendre malgré quelques moments où tout pourrait basculer
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2025
Parce qu'avoir osé l'idée politique de créer un "ministère du plein emploi" est un mensonge, ce film en fait la démonstration éclatante et illustre combien nombre de métiers devraient inspirer le respect et être correctement rétribués. L'empire du luxe et de l'opulence trouve ici un contrechamp implacable. Oui, le tapis rouge devrait s'adresser aux "petites gens", qui oeuvrent dans le care avec un dévouement sans bornes.
Margal
Margal

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 janvier 2025
Magnifique mise en lumière des travailleurs, de la nécessité de comprendre la pénibilité du vrai travail avant d'en juger sur un plateau télé. De la pauvreté humaine des riches, de leur mépris et leur ignorance. La pauvreté même de leurs désirs inassouvis de posséder, des listes de courses bien aliénantes et des relations artificielles.
De la richesse infinie de nos solidarités, nos affects, nos vie, malgré la violence sociale et l'injustice.
Mag RouRam
Mag RouRam

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 janvier 2025
De beaux portraits de personnes "ordinaires" à qui on rend une image digne. Dommage que l'expérience vécue par Sarah au contact de "vraies gens" s'arrête abruptement, privant le documentaire si ce n'est d'une "happy end" peu probable, au moins d'un feedback de cette immersion depuis les beaux quartiers parisiens. Un sentiment d'inachevé voire de frustration que déplore aussi Jean-François Ruffin. Deux mondes que tout oppose, à l'instar de la fracture entre l'élite et la France d'en bas... Même les spectateurices présent-es dans la salle étaient acquis-es aux valeurs défendues par le film... Point de vêtements de haute couture ni de sacs de marque dans le public... Un quant-à-soi urbi et orbi !?
Isabelle K.
Isabelle K.

4 abonnés 91 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2025
Le député de la première circonscription de la Somme, François Ruffin, est de retour au cinéma avec Gilles Perret, son complice. Ensemble, ils sont les fers de lance d’une mouvance documentaire sur la réalité sociale en France et ils effectuent depuis novembre, un tour de France des cinémas avec leur nouveau film : « Au boulot ! ». François Ruffin pose l’argument : Comment réinsérer socialement les riches. Pour filmer leur ambition, ils ont convoqué la juriste des influenceurs, elle-même influenceuse et chroniqueuse sur CNews (TPMP) et RMC (Les Grandes Gueules): Sarah Saldmann.

Le film conduit en terres inconnues la jeune femme ultra-provocatrice, auprès d’acteurs qui font tourner l’économie française et qui gagnent, au mieux, le SMIC. L’intention est, si possible, de la désenvoûter de ses lieux communs et clichés choquant, en lui révélant la France de ceux qu’elle qualifie avec mépris, d’assistés, « ces glandus ».

Sept jours. Six métiers que Sarah Saldmann teste et un loisir dominical : le foot féminin où elle se sent plus à l’aise dans les vestiaires que sur le terrain. Il faut avouer : elle fait le job, pas bégueule. Dans une usine de poissons qu’elle découpe et met sous vide ; auprès d’un livreur de colis ; dans un restaurant, où elle est au four et au moulin ; aidante assurant la prise en charge d’un vieil homme dépendant ; au ménage, à récurer, frotter, balayer ; auprès d’un agriculteur incisif avec lequel l’amour n’est pas franchement dans le pré. Le démarrage est caricatural, lorsqu’elle se présente en talons aiguilles et ongles sulfureux, un peu trop maquillée. Mais elle fait preuve de suffisamment d’autodérision et de répartie, pour se jouer des codes, louvoyer ou admettre qu’elle a peur devant le troupeau de vaches. Honnête, elle est soulagée de retrouver, en milieu de semaine, son univers d’arrivistes consuméristes, où les vestes coûtent plus de 10.000 euros, où le champagne coule à flots et où les femmes sont fières de se faire entretenir par leur riche mari. Elle n’hésite pas, face cam’ à présenter la longue wishlist qu’elle actualise régulièrement : un Kelly Hermès, une veste Balmain.

Le tournage se gâte lorsqu’elle prend parti pour Israël contre Gaza. La limite a été franchie. Elle s’en moque, la voilà retournée sur les plateaux télé. Si elle n’évoque plus l’assistanat, elle stigmatise les cités et les immigrés. Ses sujets demeurent populistes et cette jeune femme ne m’a pas semblé dotée d’une intelligence de cœur développée. C’est dommage parce qu’en face d’elle, le film nous présente des femmes et des hommes sincères et émouvants. Qui font toute la différence entre le monde de Sarah Saldmann déconnecté (ou plutôt : hyper-connecté, où la culture est absente, au profit du nombre superficiel de followers) et insensible, et celui d’une France qui bosse, coûte que coûte, spontanée et authentique. C’est d’ailleurs cela qui fait de « Au boulot ! » un film touchant et un documentaire jamais misérabiliste ou dans je jugement, mais concret et efficace.

Reste à savoir maintenant, puisque le film n’est pas diffusé sur les chaînes de télévision, qu’elles soient privées ou de service public, diffusé dans des salles de cinéma confidentielles d’art et essai, et dénoncé par La France Insoumise, quel impact concret le documentaire aura d’un point de vue politique et d’avancées sociales. J’ai peur qu’il ne créé davantage de frustrations auprès d’un public éloigné des débats qui les concernent pourtant, que de satisfaction quant à la reconnaissance qu’ils attendent, financière, professionnelle, morale, sociétale. Que le film leur apporte, avec une joie non feinte.

Quant à la réinsertion de Sarah Saldmann, elle a clairement échoué. Opportuniste, elle a réalisé un coup de com’ médiatique, cinématographique et numérique. Et celle des vrais riches (dont madame Saldmann ne fait pas partie, en vérité) : les aristocrates, les 4 milliardaires français les plus riches dont la fortune a grimpé de 87 d depuis 2020, les 42 milliardaires français qui ont gagné 230 milliards d’euros soit l’équivalent d’un chèque de 3.400 euros pour chaque français (rapport Oxfam, janvier 2024) : il est trop tôt pour tirer un bilan.
Eric Dugelay
Eric Dugelay

8 abonnés 162 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 janvier 2025
Le quatrième long-métrage de François Ruffin était-il nécessaire ?
Avec son visage d’Adèle Haenel et son cerveau de Giogia Meloni, Sarah Saldmann, avocate de trente-trois ans et chroniqueuse sur CNews, est une caricature ambulante. Je n’ai pas été convaincu par le projet du film-reportage de François Ruffin et Gilles Perret, Au boulot !: mettre la bourgeoise consentante en scène et ses mains dans le caca (au sens propre). Les répliques de l’incontrôlable Sarah Saldmann font régulièrement chuter le film dans le (très) mauvais goût. Je doute que François Ruffin, désormais surnommé « Le Cinéaste » par Mélenchon et ses apparatchiks, y gagne la moindre voix pour son autre projet : devenir le prochain Président de la République et le deuxième (consécutif) en provenance du Lycée La Providence à Amiens. Pour autant, Au boulot ! est valeureux comme pouvait l’être Ouistreham en 2022, le film d’Emmanuel Carrère sur la vie d’une femme de ménage dans les ferries. Certaines scènes aideront peut-être à sensibiliser au quotidien des gens fracassés les élites autoproclamées. En particulier celles, nombreuses, dans lesquelles ils laissent, après avoir tenté de résister, couler des flots de larmes irrépressibles. Par ces images inoubliables, Ruffin a fini par toucher mon cœur.
#françoisruffin #gillesperret #auboulot! #sarahsaldmann #emmanuelcarrere #ouistreham #adelehaenel
plus de critiques sur www.ericdugelay.com
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 décembre 2024
Le moins que l’on puisse dure est que François Ruffin et Gilles Perret sont courageux. Effectivement, il faut de la patience pour supporter une femme aussi arrogante et déconnectée de la réalité que Sarah Saldmann. Suite à une émission des Grandes Gueules où cette dernière avait tenu devant lui des propos méprisants envers une grande partie de la population française, François Ruffin lui a proposé une sorte de Vis ma vie où elle partagerait plusieurs journées avec des personnes exerçant des métiers peu rémunérés mais indispensables. Si Au boulot ! ne présente rien d’innovant d’un point de vue cinématographique, Perret et Ruffin cherchent avant tout à faire aimer les "petites gens" et ils y arrivent parfaitement en montrant toute l’humanité dont ils font preuve et en opposant celle-ci aux préjugés d’une femme apriori détestable mais qui laisse poindre des traces d’humanité en découvrant des populations qu’elle jugeait sans avoir la moindre idée de leurs vies. spoiler: Hélas, alors qu’on pourrait commencer à avoir de l’espoir, Ruffin et Perret ont craqué en constatant que celle qu’ils pensaient avoir un peu fait changer avec difficulté n’avait pas évolué d’un iota une fois revenue sur les plateaux en tenant des propos toujours aussi ahurissants.
Au boulot ! ne présente peut-être pas un grand intérêt cinématographique (même s’il montre que le montage est capable de présenter un point de vue sur un documentaire) mais est une œuvre pouvant avoir un certain intérêt public pour casser les préjugés.
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