Ah Kin a tout pour être heureux, une charmante épouse, bientôt père de famille et une promotion pour ses bons résultats au travail. Le soir de l’accouchement, sa femme est violemment renversée par un chauffeur de taxi, dès lors, Ah Kin n’aura qu’une idée en tête, assassiner tous les chauffeurs de taxi qui auront le malheur de croiser son chemin…
J’avoue ne pas avoir compris pourquoi ce film se retrouvait classé “CAT III”, car il relève bien plus du drame intimiste, voire du thriller que du film de genre (imaginez une version hongkongaise d’Un justicier dans la ville - 1974). D’ailleurs, les scènes de violence sont assez rares et s’apparente bien plus souvent à une promenade de santé qu’autre chose. A titre de comparaison, il est assez facile de faire un parallèle avec l’excellent Chute libre (1993) sorti la même année.
Côté distribution, on y retrouve l’excellent Anthony Wong (Daughter of Darkness - 1993) qui apparaît dans un premier temps comme étant parfaitement inoffensif et naïf, se faisant marcher dessus, avant de littéralement changer du tout au tout, en basculant dans une folie meurtrière.
Au final, Taxi Hunter (1993) 計程車屠夫 s’avère être bien plus une satire corrosive envers les chauffeurs de taxi (accusé de corruption en faisant payer les courses à la tête du client) qu’un thriller sanglant et immoral. Herman Yau (The Untold Story - 1993) y réalise un film bien plus gentillet qu’on aurait pu l’imaginer (comme quoi, il faut éviter de se fier au packaging).