The Mastermind
Note moyenne
2,8
931 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

130 critiques spectateurs

5
4 critiques
4
15 critiques
3
45 critiques
2
38 critiques
1
21 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 février 2026
Un hold up pas commun dans un musée. L’histoire pourrait nous faire penser à un récent fait divers, et c’est pourtant le sujet du nouveau long métrage de Kelly Reichardt. Mooney dérobe plusieurs tableaux à l’aide de complices mais va rapidement devenir un fugitif. Une cavale monotone. On s’ennuierai presque.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 568 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 février 2026
Ai vu « The Mastermind » de Kelly Reichardt qui a été présenté en Sélection Officielle au dernier Festival de Cannes 2025. On s’attend d’un film sur un vol de tableaux qu’il soit palpitant avec du suspens et des surprises scénaristiques où alors qu’il propose totalement le contre-pied avec de l’humour, de la folie, de l’ubuesque. Kelly Reichardt opte pour la lenteur, la contemplation, l’étirement, la mollesse. Des motivations de Mooney (Josh O’Connor), père de famille et fils d’un juge on ne saura jamais rien. Il ne travaille pas, emprunte de l’argent à sa mère pour faire vivre sa famille puis opte pour un vol de 4 toiles contemporaines au musée de sa ville, pour les revendre et subvenir aux besoins du ménage. Bien évidemment rien ne va se passer comme prévu. Une mise en scène classique, un montage assumé qui étire toutes les scènes jusqu’à n’en plus pouvoir. Le scénario qui se veut le moins psychologique possible est assez prévisible, les personnages sont de moins en moins intéressants et le spectateur se morfond de plus en plus. Josh O’Connor qui joue parfaitement les personnages blasés et impavides est excellent, mais ne parvient pas à nous faire oublier le flottement général du film. Un film totalement anecdotique dont on se demande bien ce qu’il faisait dans la Sélection Officielle du Festival de Cannes.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 février 2026
De l’étirement du vide

J’ai un gros problème avec Kelly Reichardt, que je suis pourtant fidèlement depuis 2009 et sa Dernière piste, sorte de western nihiliste, étrange mais original. J’ai beaucoup aimé Certaine femmes, avant de déchanter avec First Cow, et Showing up. Cette fois, ces nouvelles 110 minutes ne m’ont décidément pas réconcilié avec sa lenteur, son goût prononcé pour le vide et son immobilisme. Reconnaissez avec moi que pour un film de casse, c’est un comble ! Massachussetts, 1970. Père de famille en quête d'un nouveau souffle, Mooney décide de se reconvertir dans le trafic d'œuvres d'art. Avec deux complices, il s'introduit dans un musée et dérobe des tableaux. Mais la réalité le rattrape : écouler les œuvres s’avère compliqué. Traqué, Mooney entame alors une cavale sans retour. Donc peu ou pas de suspense, pas de poursuite, - même pendant le casse -, très peu d’événements, de ceux qui vous accrochent à l’action (???)… Non rien de tout ça, Madame Reichardt, fidèle à sa méthode, préfère tourner le dos au spectaculaire pour filmer des existences minuscules, des gestes maladroits, dans une Amérique des années 1970 minée par la désillusion économique. Quel ennui !
Mais voilà, elle a la carte – comme on dit – et il est donc de bon ton de s’extasier à ce sommet de l’ennui distingué, certes, mais ennui tout de même. Le hiatus entre les notes du public et celles de la presse parlent pour moi. Ce n’est plus un hiatus, c’est un fossé, que dis-je ? Un abîme. Contrairement aux codes classiques du genre, le casse occupe à peine le premier quart du récit. La réalisatrice a voulu l’« après », c’est-à-dire les conséquences morales, sociales et intimes de l’acte criminel. On n’y croit pas un instant. Les couleurs délavées dans le brun-marron style 70’s, n’y font rien. Exit l’adrénaline, bonjour les bâillements difficilement étouffés. J’i honte ! mais c’est pas ma faute, c’est elle qu’a commencé.
Josh O'Connor a du talent. Encore faut-il lui donner quelque chose à jouer ! Son personnage oscille entre caricature et vacuité, et le spectateur peine à ressentir une quelconque empathie. Les plans fixes et les silences omniprésents n’arrangent rien à l’affaire. Citons Alana Haim, John Magaro, Hope Davis, Bill Camp, qui participent au naufrage. Voilà un des symptomes de ce qu’on peut appeler « le nouvel Hollywood », avec ses anti-héros losers. Un film qui me laisse froid. La rigueur se mue en raideur, la discrétion en effacement, l’anti-héros en coquille vide… « Vide », tout est dit.
Bordesaurelien
Bordesaurelien

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2026
Belle realisation qui nous replonge dans les USA des anness 1970. Mention special poir la lumiere et le chef decorateur
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 février 2026
J’ai retrouvé dans ce film ce que j’aime chez Reichardt : cette façon de raconter une histoire en chuchotant, en laissant les gestes, les silences et les petits frottements du quotidien faire tout le travail émotionnel. Ici, elle s’attaque à un terrain qui, sur le papier, promet le contraire de son cinéma : un braquage. Sauf que « braquage » est presque un mot trop bruyant pour ce qui se joue. On est davantage devant une idée de casse, un fantasme de coup d’éclat né dans un esprit qui confond désir et plan, orgueil et compétence. Le point de départ est simple, limpide : un homme un peu paumé, père de famille, ex-étudiant en art, décide de voler des tableaux dans un musée de banlieue. Et dès cette prémisse, le film annonce sa couleur : pas l’ivresse du crime parfait, plutôt la curiosité pour ce qu’un tel geste révèle d’une époque et d’un tempérament.

Ce qui frappe d’abord, c’est la mise en scène : elle refuse l’emphase comme d’autres refusent la facilité. La caméra observe, se tient à hauteur d’humain, et privilégie les distances justes. On voit les couloirs, les parkings, les intérieurs, les visages dans une lumière qui semble toujours un peu en retrait, comme si le film lui-même se méfiait de l’idée de spectacle. Cette retenue a quelque chose de magnifique : elle donne du poids à une poignée de secondes (un regard qui glisse, une phrase avalée, un pas qui hésite) et fait exister tout un monde social sans discours. Le décor des années 70 n’est pas exhibé comme un costume, il est respiré : une Amérique ordinaire, légèrement lasse, traversée par une agitation politique en fond sonore, mais surtout par une sensation de dérive intime. Le film a un vrai talent pour rendre palpable ce malaise diffus : l’impression que tout le monde joue un rôle, que certains y croient encore, et que d’autres décrochent doucement.

Et puis il y a Josh O’Connor, dont la présence tient le film comme une vis qui ne demande qu’à lâcher. Il compose un personnage à la fois sûr de lui et déjà fissuré, charmeur sans être aimable, capable d’élans presque infantiles et, l’instant d’après, d’une froideur qui dérange. Ce qui est fort, c’est que le film ne cherche pas à le rendre “cool” ni à le condamner à gros traits : il le laisse se dévoiler par petites preuves, parfois minables, parfois touchantes, souvent égocentrées. Autour de lui, Alana Haim apporte un ancrage d’une sobriété précieuse : elle existe sans surligner, elle tient la maison, le réel, la fatigue, et donne au film une tension souterraine qui n’a pas besoin d’exploser pour faire mal. Les seconds rôles sont utilisés avec intelligence, notamment Bill Camp, dont chaque apparition a ce mélange d’autorité tranquille et de déception rentrée qui raconte, à lui seul, un certain rapport à la respectabilité et à l’échec. Hope Davis, John Magaro et Gaby Hoffmann participent tous à cette impression que le film sait peupler un cadre, donner une densité à des existences sans transformer tout le monde en “personnage” démonstratif.

Là où j’ai été plus partagé, c’est précisément dans ce choix assumé de la déconstruction. Ceux qui attendent une mécanique de genre, une montée d’adrénaline, des retournements, une tension qui s’accumule comme un compte à rebours… risquent de rester à la porte. Reichardt s’intéresse moins à l’exploit qu’à la maladresse, moins au suspense qu’à l’après-coup moral, moins au “comment” qu’au “pourquoi”. C’est courageux et souvent brillant, mais ça peut aussi créer une distance. À force de refuser les pics, le film finit parfois par étirer ses creux : on admire la précision, on goûte l’ironie discrète du titre, on savoure des scènes qui ressemblent à des instantanés de vie, mais on peut aussi sentir que la matière dramatique s’éparpille. Il y a des moments où je me suis surpris à être plus fasciné par l’atmosphère que réellement saisi par l’élan du récit, comme si le film préférait la dérive à la nécessité.

Cela dit, même quand il me frustre, il me reste en tête. Parce qu’il a une idée très nette de ce qu’il raconte : non pas un “casse”, mais une illusion de maîtrise. L’anti-héros veut se prouver quelque chose, s’inventer une grandeur, arracher un morceau de beauté au monde public pour l’avoir à soi — et cette logique, sans qu’on vous la serve en slogan, résonne avec énormément de choses contemporaines : l’individualisme en roue libre, la confusion entre désir et droit, l’envie de laisser une trace sans savoir quoi construire. Le film regarde tout ça sans morale tonitruante, mais sans complaisance non plus. Il y a même un humour très sec, presque triste, dans la manière dont les détails pratiques (les trajets, l’argent, les gens qu’on embarque sans vraiment les comprendre) rappellent que les grands rêves tiennent souvent à des petites choses mal anticipées.

Au final, je ne le rangerai pas parmi les œuvres qui m’ont emporté du début à la fin, ni parmi celles que je recommanderais à n’importe qui les yeux fermés. En revanche, c’est typiquement le genre de film qui mérite d’être vu quand on aime un cinéma qui observe plutôt qu’il n’explique, qui préfère l’ambiguïté à la performance, et qui ose faire d’un récit potentiellement “spectaculaire” un portrait de la médiocrité humaine — pas la médiocrité méchante, plutôt celle qui se croit exceptionnelle et se cogne au réel. Je suis sorti à la fois admiratif et un peu sur ma faim : c’est une proposition singulière, tenue, intelligente, parfois captivante, mais aussi volontairement froide, un peu désossée, et pas toujours aussi prenante qu’elle se croit. Et c’est justement ce mélange de réussite évidente et de frustration tenace qui, pour moi, en fait un film intéressant… sans être un grand coup de cœur.
Jeremie Lemoine
Jeremie Lemoine

7 abonnés 110 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 février 2026
un film long ou l'on suit un looser dans de long plan qui ne raconte finalement pas grand chose.
arrêtez de mettre Josh o'connor partout pitié.
Jerican
Jerican

14 abonnés 113 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2026
C'est le premier film que je vois de Kelly Reichardt, et j'ai été à la fois séduit et circonspect par son cinéma, son univers, le rythme du film qui est l'intention première, ralentir, laisser vivre le personnage principal, le tout à contre-courant du cinéma de la vitesse et du trop plein contemporain. Alors, oui, ça infuse et on est pris en profondeur, on sent et comprend ce que veut nous faire vivre la cinéaste, mais bon, parfois, on se lasse un peu et on somnole, ce qui fait partie de l'expérience.
maghomer10
maghomer10

13 abonnés 23 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 mars 2026
Long, très long.
Ne pas tenter si vous êtes sujet à la somnolence, ce film va vous achever. spoiler:

Un film d'ambiance, mais hors mis l'ambiance 60/70's .....
GARAL
GARAL

11 abonnés 53 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mars 2026
Ce film est l'histoire d'un braquage pas spectaculaire pour un sou. L'histoire est apparemment basée sur des faits réels mais surtout; à la manière des desserts "déstructurés", on a là un braquage "déconstruit". spoiler: le braquage en lui même est évacué en 2 scènes où on voit un mec pousser le gardien pour sortir du lieu du crime.
Mais j'ai beaucoup aimé la restitution d'une nostagie des années 70 américaines avec une lumière automnale qui convient très bien à l'apathie de Josh O Connor.
Donc pour résumer, ce n'est surtout pas un film d'action ; l'intérêt réside dans le jeu du personnage principal (J O Connor) que son apathie rend mystéreiux et le rendu de la lumière.
Fxdh
Fxdh

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 février 2026
Éloge funèbre de la loose dans tous ses états. Musique génialissime qui suit toujours au même rythme cette fuite qui se heurte à tout. Un chef d'œuvre !
Scoubidou
Scoubidou

3 abonnés 32 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 février 2026
C'est l'histoire d'un type raté, dénoué d'humour, de charme, de courage, de débroullardise, de franchise, accessoirement incapable d'élever ses gosses ou d'aimer ses proches enfin bref un "cas grave"....aller au ciné pour voir cela ???
Le 4e Homme
Le 4e Homme

8 abonnés 78 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 février 2026
Très bizarre. Il n'y a pas d'histoire. Le film traine en longueur. Des personnages apparaissent mais ne servent à rien.
Michel Moatti
Michel Moatti

9 abonnés 101 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 février 2026
La cavale d'un apprenti voleur de tableaux dans l'Amérique de 1970. Un bon à rien, mauvais à tout monte un coup pour voler 4 toiles abstraites dans un musée de province. Le coup réussit mais la suite est une enfilade de ratages et de désillusions pour le héros.
J'aurais aimé m'attacher à cet anti héro, loser pathétique de bêtise et de paresse mais franchement, à part une reconstitution très réussie de l’Amérique des 70's '(une époque moche et sans charme), rien dans ce film ne m'a intéressé.
On peut vraiment s'en passer.
namury
namury

7 abonnés 16 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 mars 2026
Énorme déception. Scénario sans intérêt. Rythme hyper lent et ennuyeux. Mais que faisait ce film à Cannes!?!
Climax
Climax

10 abonnés 295 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juin 2026
Un film de braquage à l'opposé des tendances actuelles. Ici pas de casse sophistiqué, ni de criminels expérimentés et intelligents. Kelly Reichardt nous invite à suivre les mésaventures d'un chômeur s'improvisant voleur de tableaux. Mais rien ne se passe comme prévu. Sauf pour le spectateur qui sent rapidement que tout va mal tourner. C'est une un film avec un rythme lent, les dialogues sont limités au minimum, on sent l'influence de Jean-Pierre Melville dans ces longs moments silencieux et ce découpage calme, à l'opposé des films de braquage actuel, beaucoup de spectateurs risquent d'être déstabiliser car ce n' est pas une histoire de braquage mais plutôt la lente chûte d'un homme pas méchant mais qui fait un mauvais choix qui lui fera tout perdre. Un beau film triste et touchant.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse