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HalluCiné
1 critique
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4,0
Publiée le 12 février 2026
Vu non pas en AVP mais SLP film séduisant selon mon accompagnateur de 12 ans. Josh o connor incarne le père parfait il conduit très bien et garde son calme et traite les cochons comme ses enfants. Il ne cherche pas à être héroïque en Amerique. Bon point La musique manque un peu mais a voir Absolument Selon notre avis qui ne vaut rien
Mon avis est partagé. Pas équitablement. Entre concept arty ou nanar bobo, le film énervant mais titillant, nous promène nonchalamment et déconcerte en refusant tout et en ne se refusant rien, le scénar plein de vide assumé, la reconstitution soignée mais marronnasse d'une époque analogique, les codes qui n'ont pas les codes, le rythme sans rythme mais auquel on se tient, une performance en soi, le pano à 360 mais à 2 à l'heure sans intention particulière, l'humour d'un Cohen anti-Cohen, la fuite où on s'arrête au stop. On prend le temps de nous faire frire comme des œufs sur un rythme de jazz, pour le plaisir. Vieille guimbarde qui tangue sur ses amortisseurs sans heurts mais belle américaine, la cavale du cerveau anti-héros rapetout qui rate tout tourne court et en rond, loser malgré lui, Mooney Monnet without money serait presque amusant s'il n'était pas lâche et auto-satisfait. On se surprend à s'esclaffer mais pas franchement. De l'art pour l'art. On s'interroge, on se triture les méninges comme devant un tableau de maître ou une marine du marché. The Mastermind reste intéressant et stimulant. Un geste de cinéma en somme, comme on dit maintenant. J'ai bien aimé, finalement.
Film de braquage et d'hommage, qui détourne les attentes et les habitudes pour nous servir une errance à travers la bêtise et l'absurdité. Comme son titre et sa musique folk et jazzy, c'est décalé, déconstruit et rempli d'ironie. Le personnage principal est à l'image de l'Amérique de 1970, en perdition et sans repère, manquant de vision, et en quête d'un idéal qui n'a plus de sens. Les tableaux devenant ainsi le miroir de l'échec, reflétant la vacuité de cet homme vide, aveuglé et désabusé, qui passe à côté de l'existence même.
D'un autre côté, ça n'a aucun intérêt, mais on peut supposer que tous les points négatifs sont l'expression du Mastermind ; avec l'idée de suivre un homme simple qui n'a aucune conscience de sa méconnaissance du monde, ou de se vouloir à contretemps, à contre-courant des grosses productions ; ou de filmer de longues et lentes séquences qui s'éternisent en voyant chaque geste, chaque mouvement que l'on suit passivement. Si le but était de ressentir l'indolence et la déchéance, de ressortir du film en le trouvant ennuyeux, et tout simplement pathétique, alors c'est une réussite, même du génie ?!
Merci à THVincent car je vais reprendre à mon compte sa critique que je partage en tous points:
""Pour faire simple je vais très régulièrement au cinéma Je poste très peu de critiques mais désolé je m arrête ! C’est long, long et long. Le jazz aux baguettes c’est sympa mais pas 1h45 Bref déçu mais décu, incroyable. Film vide, creux, insipide Et croyez moi J’adore le cinéma."
Si on parle de grosses voitures américaines du début des seventies, de cambriolage et de scènes automnales, voire hivernales, et de dialogues très concis, sur une musique de jazz, on pense direct à Melville. Kelly Reichardt en est une disciple. Bien que j'ai peu apprécié ce qu'elle a fait jusqu'ici, j'étais impatient de voir “The Mastermind”, mais j'ai eu bien du mal à retenir mon ennui. C'est trop lent, bien trop lent, donc trop long, l'image couleur “maronsui's” est lassante, et la bande son, sur le mode jazz, est crispante (chacun ses goûts, moi je n'aime pas du tout). Restent de bons moments, une ambiance particulière, et un Josh O'Connor décidément de plus en plus étonnant et attachant. Il sauve le film à lui seul.
“The Mastermind” impressionne par son authenticité scénaristique et sa reconstitution d’époque, portée par des costumes et décors d’une grande justesse. La bande‑son, discrète mais élégante, accompagne parfaitement l’atmosphère. Le film ose une longue parenthèse d’errance entre le braquage initial et l’arrestation finale : un choix fort, qui fait ressentir la chute progressive du personnage, mais qui finit aussi par étirer le récit jusqu’à la monotonie. Cette dérive, à la fois sensorielle et narrative, reflète en filigrane un pays en plein rendez‑vous avec son histoire, marqué par l’ombre du Vietnam. Un film riche, parfois trop, mais qui laisse une vraie empreinte.
Kelly Reichardt commençait son western First Cow par l'exhumation, en plein 21ème siècle, des os sans noms de ceux qui en seront ses héros. Un geste d'une simplicité inouïe pour dire : ces êtres de pellicule, ils ont existé. Dans un tout autre genre, son Mastermind poursuit son obsession des vrais gens. Où celui qui rêve à un braquage est un simple fabricant de meubles - arborant les mêmes gilets ternes que n'importe quel passant. Simple geste à nouveau... qui donne au récit une portée démente. Bande son jazzy digne d'un Soderbergh minimaliste. Réalisme mâtiné de cool qui coupe le souffle ou éclate le rire nerveux avec un presque rien. Regards insistants sur le garde qui dort, le loquet soulevé en silence, le tableau écarté du mur pour en ausculter le système de sécurité. Gestes purs tous bressoniens. Qui vous embarquent bien au-delà du larcin... Sauf que le jazzy s'érode. Jusqu'à ce que... Wow. Cette fin.
Vers 1970, dans un recoin paisible du Massachusetts. Un homme prépare un braquage dans le monde de l'art, dans le contexte de la guerre du Vietnam et du mouvement de libération des femmes.
C'est l'histoire d'un braquage dans un musée de province de l'Amérique des années 1970. Le vol de 4 tableaux réalisé par une bande de bras cassés se termine par une cavale interminable. C'est long, c'est mou, c'est ininteressant.