On ne peut pas dire que Kelly Reichardt cherche à susciter l’empathie pour son « héros ». Déjà plombé par l’ironie mordante du titre et son nom (Mooney), il incarne d’emblée le mec peu fiable, menteur, combinard et emprunteur tous azimuts, à la recherche du coup qui lui permettra d’avoir l’argent. Et pourtant Mooney est mariée et père de famille de 2 enfants de 8-10 ans. Il n’y a ni suspense de braquage, ni romantisme révolutionnaire, ni comique de pieds nickelés, ni même sollicitude pour sa pauvre femme… On s’ennuierait presque devant l’étalage d’inconséquences, de trahisons et de vilénies qui occupe la première moitié du film, celle de la préparation et de la réalisation de ce cambriolage bricolé. Mais le film n’est pas que la chronique de la chute annoncée d’un enfant gâté de bonne famille en 1970. C’est la reconstitution d’une époque, non seulement sur le plan esthétique mais surtout sur le plan moral : l’ambiance Flower Power est rendue de manière assez sinistre. L’accent est mis sur le constat d’une faillite éducative familiale et sociétale qui se nourrissent l’une l’autre, d’autant plus inadmissible que Mooney n’avait rien d’un laissé-pour-compte de la société. Le père psychorigide, juge du comté, n’a rien pu faire, la mère a surprotégé, et l’idée de jouissance sans entrave a probablement désarmé parents et école dans l’Amérique richissime de cette époque. The Mastermind, c’est un peu Crime et Châtiment, mais sans la rédemption.
Très belle photographie qui recréée de façon parfaitement crédible l'époque - c'est bien joué mais le rythme est vraiment trop "Reichardtien" et l'intrigue trop mince pour suscité mon intérêt sur la durée...
Un petit groupe de pieds nickelés s’attaque au musée de leur petite ville pour dérober quatre tableaux de peinture moderne. Ce film porte en dérision les histoires de cambriolage. Très belle prestation de Josh O´Connor, le cerveau de l’opération.
Très long, manque de scénario, peu prenant, musique de jazz répétée jusqu’à en faire mal à la tête. Ce n’est pas un film de braquage avec beaucoup d’action ni de suspens, c’est long et assez ennuyeux.
Un petit film indépendant US comme je croyais qu'il n'y en avait plus, avec une photographie à couper le souffle et une lenteur entêtant. Josh O'Connor incarné parfaitement ce anti héros immature et totalement étranger à lui même et au monde qui l'entoure. Pourtant, on est en pleine guerre du Vietnam...
Grosse déception. Le film frôle l’ennui et il est presque difficile de tenir jusqu’à la fin. Pourtant, l’idée de départ est intéressante : la manière dont l’acte de vol est traité différemment des codes habituels, avec à peine 10 % du film consacré au casse en lui-même, avait quelque chose de prometteur.
Mais très vite, tout retombe. Les longs plans s’enchaînent, souvent sans réelle utilité, le rythme est excessivement lent et la tension ne décolle jamais. On se retrouve face à une succession de silences et de scènes étirées qui finissent par décrocher totalement le spectateur.
Un film qui se veut sans doute contemplatif et minimaliste, mais qui manque cruellement d’impact. Clairement à éviter le soir : risque élevé de s’endormir
Un "casse" dans un musée. Réussi, mais pas tout fait. (On peut le dire car le suspense n'est pas ce qui pourrait constituer le sujet du film.) C'est la vie des personnages, leur façon de subir ce qui arrive, de vouloir toujours s'en sortir, le fait que, malgré les circonstances, les imprévus, malgré ceux qui les entourent, ils poursuivent leurs chemins. Josh O'Connor est, comme toujours, impeccable. Tout le casting est magnifique comme toute la réalisation de Kelly Reichardt
Je mets une demi étoile pour la musique et une autre demi pour la performance de josh o'connor. Le reste... Ç'est loooooooooooong. Ç'est leeeeeeent. Ç'est navrant.
J'ai vu la bande-annonce et j'ai tout vu. La première demi-heure est prometteuse. 3 pied-niquelés volent des tableaux de grande valeur dans un musée en mode comédie mais ensuite ça se prend au sérieux et ça sombre très vite dans l'ennui. On voit le personnage principal fuir après avoir eu très vite la visite de policiers et de truands qui lui volent les tableaux suite aux dénonciation de ses comparses. On le voit se faire rejeté par sa famille se retrouver chez des amis (?) On ne le saura jamais. SPOILER de FIN: il n'y a pas de fin.
Alors là, nous sommes en présence d'un concept que l'on pensait dépassé : faire un long métrage sur un loser, dont l'errance ne le mène nulle part et dont on ignore tout du passé. Un pauvre type, donc, absolument pas attachant, à l'instar de tous les personnages de cet objet cinématographique Quelle grandiose idée que cette mise en scène minimaliste servie par un acteur qu'on s'arrache, malgré son charisme improbable ! Au final, un film distillant un ennui tellement abyssal qu'on en rirait de consternation ! Passé le premier quart d'heure, on se fiche éperdument de ce qui peut arriver aux protagonistes...