The Mastermind
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Mjoly
Mjoly

2 abonnés 197 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 février 2026
Si on parle de grosses voitures américaines du début des seventies, de cambriolage et de scènes automnales, voire hivernales, et de dialogues très concis, sur une musique de jazz, on pense direct à Melville. Kelly Reichardt en est une disciple. Bien que j'ai peu apprécié ce qu'elle a fait jusqu'ici, j'étais impatient de voir “The Mastermind”, mais j'ai eu bien du mal à retenir mon ennui. C'est trop lent, bien trop lent, donc trop long, l'image couleur “maronsui's” est lassante, et la bande son, sur le mode jazz, est crispante (chacun ses goûts, moi je n'aime pas du tout). Restent de bons moments, une ambiance particulière, et un Josh O'Connor décidément de plus en plus étonnant et attachant. Il sauve le film à lui seul.
Thierry B
Thierry B

2 abonnés 6 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 février 2026
Merci à THVincent car je vais reprendre à mon compte sa critique que je partage en tous points:

""Pour faire simple je vais très régulièrement au cinéma
Je poste très peu de critiques mais désolé je m arrête !
C’est long, long et long.
Le jazz aux baguettes c’est sympa mais pas 1h45
Bref déçu mais décu, incroyable.
Film vide, creux, insipide
Et croyez moi
J’adore le cinéma."
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 871 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 février 2026
L’une des prêtresses du cinéma d’auteur américain revient une seconde fois en compétition officielle au dernier Festival de Cannes, avec ce qui devait être son film le plus accessible. Mais force est de constater qu’il va probablement de nouveau satisfaire les aficionados de son cinéma, tout en confortant tout aussi sûrement ses détracteurs. Avec The Mastermind, on sort de la projection en se demandant : « What’s the point ? ». En s’essayant au film de braquage et de cavale à sa sauce, elle ne propose rien de plus qu’un long-métrage à l’encéphalogramme plat, où il est bien difficile de trouver des qualités et où l’ennui demeure le maître mot.

Retrouvez ma critique complète sur le site spécialisé Le Mag du Ciné:
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christophe verot
christophe verot

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 février 2026
spoiler: Trop Déçu

j'ai du lutter pour ne pas dormir
scénario simpliste
dialogue plat
l'idée de proposer une histoire de braquage sous un autre angle est bonne, mais le résultat est un souflfé à plat!
Shana
Shana

7 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 février 2026
Grand film de mise en scène, de montage, grand film sur le temps, donc sur la façon dont on partage le temps d'une projection entre le film, son récit et le spectateur, soi. On est dans ce temps-là, on vit ce temps-là, on ressent ce temps-là. Expérience de cinéma intéressante.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2026
 THE MASTERMIND - Kelly Reichardt | ⭐ 7,5/10

"혔혢혴혴혢혤혩혶혴혴혦혵혵혴, 1970. 혗혦̀혳혦 혥혦 혧혢혮혪혭혭혦 혦혯 혲혶혦̂혵혦 혥'혶혯 혯혰혶혷혦혢혶 혴혰혶혧혧혭혦, 혔혰혰혯혦혺 혥혦́혤혪혥혦 혥혦 혴혦 혳혦혤혰혯혷혦혳혵혪혳 혥혢혯혴 혭혦 혵혳혢혧혪혤 혥'œ혶혷혳혦혴 혥'혢혳혵. 혈혷혦혤 혥혦혶혹 혤혰혮혱혭혪혤혦혴, 혪혭 혴'혪혯혵혳혰혥혶혪혵 혥혢혯혴 혶혯 혮혶혴혦́혦 혦혵 혥혦́혳혰혣혦 혥혦혴 혵혢혣혭혦혢혶혹. 혔혢혪혴 혭혢 혳혦́혢혭혪혵혦́ 혭혦 혳혢혵혵혳혢혱혦 : 혦́혤혰혶혭혦혳 혭혦혴 œ혶혷혳혦혴 혴’혢혷혦̀혳혦 혤혰혮혱혭혪혲혶혦́. 혛혳혢혲혶혦́, 혔혰혰혯혦혺 혦혯혵혢혮혦 혢혭혰혳혴 혶혯혦 혤혢혷혢혭혦 혴혢혯혴 혳혦혵혰혶혳."

Avec The Mastermind, la cinéaste détourne les codes d’un genre ultra balisé, le film de braquage. Exit la virtuosité tapageuse à la Ocean's 12 : Reichardt choisit ici un antihéros maladroit, un loser un peu à côté de ses pompes, dont les motivations restent volontairement floues.

L’ironie est partout, jusque dans ce titre faussement grandiloquent. L’ambiance, délicieusement 70s, fonctionne à merveille : des images aux teintes patinées, à la bande-son soul et jazzy. Comme souvent chez Reichardt, la mise en scène impressionne par sa précision : et notamment par la composition de chaque plan : la qualité des cadrages, le soin apporté aux couleurs et aux décors.

Si l'on se laisse d’abord séduire par cette rigueur formelle et par la douceur mélancolique qui émane du film, les lenteurs déjà reprochées à Showing Up refont surface et finissent par peser, dans un dernier tiers, en particulier, qui se révèle franchement laborieux, mettant à rude épreuve la patience du spectateur.

Malgré ces longueurs, The Mastermind s’impose par la singularité de son ton et par le regard profondément humain que Reichardt pose sur son héros : un regard à la fois tendre et lucide, jamais moqueur, qui préfère observer l’échec avec empathie. Un film imparfait, parfois éprouvant, mais habité par une vraie personnalité, et qui vient confirmer que décidément, l'on se sent bien dans le monde à part de Kelly Reichardt.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

177 abonnés 569 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 février 2026
Ai vu « The Mastermind » de Kelly Reichardt qui a été présenté en Sélection Officielle au dernier Festival de Cannes 2025. On s’attend d’un film sur un vol de tableaux qu’il soit palpitant avec du suspens et des surprises scénaristiques où alors qu’il propose totalement le contre-pied avec de l’humour, de la folie, de l’ubuesque. Kelly Reichardt opte pour la lenteur, la contemplation, l’étirement, la mollesse. Des motivations de Mooney (Josh O’Connor), père de famille et fils d’un juge on ne saura jamais rien. Il ne travaille pas, emprunte de l’argent à sa mère pour faire vivre sa famille puis opte pour un vol de 4 toiles contemporaines au musée de sa ville, pour les revendre et subvenir aux besoins du ménage. Bien évidemment rien ne va se passer comme prévu. Une mise en scène classique, un montage assumé qui étire toutes les scènes jusqu’à n’en plus pouvoir. Le scénario qui se veut le moins psychologique possible est assez prévisible, les personnages sont de moins en moins intéressants et le spectateur se morfond de plus en plus. Josh O’Connor qui joue parfaitement les personnages blasés et impavides est excellent, mais ne parvient pas à nous faire oublier le flottement général du film. Un film totalement anecdotique dont on se demande bien ce qu’il faisait dans la Sélection Officielle du Festival de Cannes.
islander29

1 028 abonnés 2 665 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 février 2026
Pas le film le plus touchant de la réalisatrice, il se veut une petite radioscopie des années 70, 71, et raconte la fuite d’un jeune homme qui a réussi un cambriolage spoiler: ( toiles de musée). IL
part de Framingham ( Massachusetts) et va se rendre jusqu’à Cincinnati, le film aurait pu s’appeler « La route »…..Peu de rencontres surprenantes hélas, mais les décors et l’atmosphère des seventies, sont bien reconstituées…..le scénario est sans surprises, sans états d’âme ( c’est le pire) et l’on suit avec une certaines distances, ce qui ne ressemble même pas à des aventures ( coups de fil à sa femme)….
Quelle était l’intention de la réalisatrice ? Dur à définir…...Se dégage un certain ennui de cette photographie sociale plutôt timide….à vous de voir…...
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 février 2026
J’ai retrouvé dans ce film ce que j’aime chez Reichardt : cette façon de raconter une histoire en chuchotant, en laissant les gestes, les silences et les petits frottements du quotidien faire tout le travail émotionnel. Ici, elle s’attaque à un terrain qui, sur le papier, promet le contraire de son cinéma : un braquage. Sauf que « braquage » est presque un mot trop bruyant pour ce qui se joue. On est davantage devant une idée de casse, un fantasme de coup d’éclat né dans un esprit qui confond désir et plan, orgueil et compétence. Le point de départ est simple, limpide : un homme un peu paumé, père de famille, ex-étudiant en art, décide de voler des tableaux dans un musée de banlieue. Et dès cette prémisse, le film annonce sa couleur : pas l’ivresse du crime parfait, plutôt la curiosité pour ce qu’un tel geste révèle d’une époque et d’un tempérament.

Ce qui frappe d’abord, c’est la mise en scène : elle refuse l’emphase comme d’autres refusent la facilité. La caméra observe, se tient à hauteur d’humain, et privilégie les distances justes. On voit les couloirs, les parkings, les intérieurs, les visages dans une lumière qui semble toujours un peu en retrait, comme si le film lui-même se méfiait de l’idée de spectacle. Cette retenue a quelque chose de magnifique : elle donne du poids à une poignée de secondes (un regard qui glisse, une phrase avalée, un pas qui hésite) et fait exister tout un monde social sans discours. Le décor des années 70 n’est pas exhibé comme un costume, il est respiré : une Amérique ordinaire, légèrement lasse, traversée par une agitation politique en fond sonore, mais surtout par une sensation de dérive intime. Le film a un vrai talent pour rendre palpable ce malaise diffus : l’impression que tout le monde joue un rôle, que certains y croient encore, et que d’autres décrochent doucement.

Et puis il y a Josh O’Connor, dont la présence tient le film comme une vis qui ne demande qu’à lâcher. Il compose un personnage à la fois sûr de lui et déjà fissuré, charmeur sans être aimable, capable d’élans presque infantiles et, l’instant d’après, d’une froideur qui dérange. Ce qui est fort, c’est que le film ne cherche pas à le rendre “cool” ni à le condamner à gros traits : il le laisse se dévoiler par petites preuves, parfois minables, parfois touchantes, souvent égocentrées. Autour de lui, Alana Haim apporte un ancrage d’une sobriété précieuse : elle existe sans surligner, elle tient la maison, le réel, la fatigue, et donne au film une tension souterraine qui n’a pas besoin d’exploser pour faire mal. Les seconds rôles sont utilisés avec intelligence, notamment Bill Camp, dont chaque apparition a ce mélange d’autorité tranquille et de déception rentrée qui raconte, à lui seul, un certain rapport à la respectabilité et à l’échec. Hope Davis, John Magaro et Gaby Hoffmann participent tous à cette impression que le film sait peupler un cadre, donner une densité à des existences sans transformer tout le monde en “personnage” démonstratif.

Là où j’ai été plus partagé, c’est précisément dans ce choix assumé de la déconstruction. Ceux qui attendent une mécanique de genre, une montée d’adrénaline, des retournements, une tension qui s’accumule comme un compte à rebours… risquent de rester à la porte. Reichardt s’intéresse moins à l’exploit qu’à la maladresse, moins au suspense qu’à l’après-coup moral, moins au “comment” qu’au “pourquoi”. C’est courageux et souvent brillant, mais ça peut aussi créer une distance. À force de refuser les pics, le film finit parfois par étirer ses creux : on admire la précision, on goûte l’ironie discrète du titre, on savoure des scènes qui ressemblent à des instantanés de vie, mais on peut aussi sentir que la matière dramatique s’éparpille. Il y a des moments où je me suis surpris à être plus fasciné par l’atmosphère que réellement saisi par l’élan du récit, comme si le film préférait la dérive à la nécessité.

Cela dit, même quand il me frustre, il me reste en tête. Parce qu’il a une idée très nette de ce qu’il raconte : non pas un “casse”, mais une illusion de maîtrise. L’anti-héros veut se prouver quelque chose, s’inventer une grandeur, arracher un morceau de beauté au monde public pour l’avoir à soi — et cette logique, sans qu’on vous la serve en slogan, résonne avec énormément de choses contemporaines : l’individualisme en roue libre, la confusion entre désir et droit, l’envie de laisser une trace sans savoir quoi construire. Le film regarde tout ça sans morale tonitruante, mais sans complaisance non plus. Il y a même un humour très sec, presque triste, dans la manière dont les détails pratiques (les trajets, l’argent, les gens qu’on embarque sans vraiment les comprendre) rappellent que les grands rêves tiennent souvent à des petites choses mal anticipées.

Au final, je ne le rangerai pas parmi les œuvres qui m’ont emporté du début à la fin, ni parmi celles que je recommanderais à n’importe qui les yeux fermés. En revanche, c’est typiquement le genre de film qui mérite d’être vu quand on aime un cinéma qui observe plutôt qu’il n’explique, qui préfère l’ambiguïté à la performance, et qui ose faire d’un récit potentiellement “spectaculaire” un portrait de la médiocrité humaine — pas la médiocrité méchante, plutôt celle qui se croit exceptionnelle et se cogne au réel. Je suis sorti à la fois admiratif et un peu sur ma faim : c’est une proposition singulière, tenue, intelligente, parfois captivante, mais aussi volontairement froide, un peu désossée, et pas toujours aussi prenante qu’elle se croit. Et c’est justement ce mélange de réussite évidente et de frustration tenace qui, pour moi, en fait un film intéressant… sans être un grand coup de cœur.
Loren Ribo
Loren Ribo

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 février 2026
Enfin un film de braquage — et surtout de post-braquage — qui ne ressemble à rien de ce qu’Hollywood recycle depuis des décennies.
Pas de morceaux de bravoure, pas de surenchère : tout est décalé, presque en apesanteur. Un type qui dérive, et c’est vertigineux.

L’Amérique des années 70 est reconstituée avec une précision hallucinante — au niveau d’un Licorice Pizza, mais en plus sec, plus inquiet.

Pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus : c’est un chef-d’œuvre.
Ratafia
Ratafia

10 abonnés 164 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2026
Un film étrange, où tout est mou, et qui prend son temps,...
Belle interprétation, belles images (avec de nombreuses scènes qui font penser à des tableaux de Hopper tant par l'éclairage, les couleurs et l'ennui qu'elles dégagent) mais cinéma un peu trop expérimental à mon goût (les longues, très longues, séances en temps réel par exemple m'ont semblé bien soporifiques, d'autant qu'il ne s'y passe absolument rien ;-))
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2026
Kelly Reichardt est une cinéaste totalement à part et totalement précieuse. On ne sait pas pourquoi elle s’attaque à tel ou tel sujet mais on est toujours déçu en bien comme disent les Suisses. Là on est dans les années 70 avec son esthétique orange et marron. On a en arrière plan Nixon et la guerre du Vietnam sans que ça intervienne beaucoup sauf …
Et on a un gars fils à maman bien que lui même père de famille dont on ne sait pas pourquoi il décide de voler quatre tableaux dans un musée. Ses copains et lui forment une jolie équipe de bras cassés et JB n’a plus qu’à entamer une cavale. On le suit donc dans ses planques et sa vie sans horizon. Et on se demande comment tout ça peut finir. Et Kelly Reichardt réussit à nous offrir une fin imprévisible mi-fermée mi-ouverte. C’est un peu long mais c’est chouette y compris esthétiquement.
Jerican
Jerican

14 abonnés 113 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2026
C'est le premier film que je vois de Kelly Reichardt, et j'ai été à la fois séduit et circonspect par son cinéma, son univers, le rythme du film qui est l'intention première, ralentir, laisser vivre le personnage principal, le tout à contre-courant du cinéma de la vitesse et du trop plein contemporain. Alors, oui, ça infuse et on est pris en profondeur, on sent et comprend ce que veut nous faire vivre la cinéaste, mais bon, parfois, on se lasse un peu et on somnole, ce qui fait partie de l'expérience.
Fxdh
Fxdh

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 février 2026
Éloge funèbre de la loose dans tous ses états. Musique génialissime qui suit toujours au même rythme cette fuite qui se heurte à tout. Un chef d'œuvre !
Bordesaurelien
Bordesaurelien

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2026
Belle realisation qui nous replonge dans les USA des anness 1970. Mention special poir la lumiere et le chef decorateur
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