The Mastermind
Note moyenne
2,8
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139 critiques spectateurs

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4 critiques
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18 critiques
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46 critiques
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40 critiques
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23 critiques
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8 critiques
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Nicolas S
Nicolas S

57 abonnés 688 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 octobre 2026
The Mastermind est bel et bien un film de casse, au moins dans sa première partie, mais il en subvertit la plupart des normes avec habileté et beaucoup de causticité. James, contrairement au titre de "mastermind" que le titre semble lui conférer, est en effet un homme très médiocre et égoïste, qui n'a de réel talent ni pour la vie de famille, ni pour le travail, ni pour la petite criminalité et le vol. Le film raconte ainsi une série de choix douteux, voire minables, et finalement une déchéance morale et sociale. Il le fait toutefois en ne laissant percer de jugement que très discrètement, par petites touches, principalement à travers ses personnages de femmes et d'enfants vers qui la caméra se décentre ponctuellement.
Ainsi, si son protagoniste est généralement antipathique, le film parvient tout de même à maintenir l'intérêt que l'on porte à James en tant que spectateur par un certain nombre de gags plus ou moins discrets (la scène de vol est assez rocambolesque), et parce qu'il laisse penser tout du long que James va finir par regarder autour de lui, et pourquoi pas s'engager dans la lutte contre la guerre au Vietnam, par exemple. spoiler: Ce suspense a beau finalement n'aboutir sur rien -- James ne change pas, n'y arrive pas
-- cela ne gâche pas ce film passionnant et maîtrisé de Kelly Reichardt, dont la réalisation est toujours plus précise et subtile, le goût pour les pas de côté toujours plus éclatant. 
Fêtons le cinéma

871 abonnés 3 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2026
L’originalité première de The Mastermind réside dans sa représentation de ce qui, d’ordinaire, n’est pas montré : les étapes de préparation, les dysfonctionnements, les moments d’égarement et de suspension de l’action – le protagoniste ne cesse de demander quelques minutes supplémentaires pour réfléchir –, qui placent en arrière-plan voire remplacent les causes et motifs investis, du film de braquage aux mouvements de contestation politique propres au début des années 70. Le spoiler: vol d’un petit soldat dans la vitrine du musée de Philadelphie
place d’emblée James du côté de l’enfance, à laquelle il emprunte son insouciance dans une existence qu’il croit gouverner selon ses désirs et son imagination : la diversion opérée par l’un de ses fils, au moyen d’une méditation fictive sur la vérité et le mensonge, insiste néanmoins sur le retard d’un père incapable d’appréhender l’environnement dans lequel il doit évoluer. La cavale mute ainsi en errements successifs de foyers agacés en foyers vidés, et c’est alors le vide intérieur du personnage qui ressort. Kelly Reichardt le conçoit tel un spectateur engagé dans sa propre fantaisie, éloigné de tout engagement véritable, à l’instar de ce travelling circulaire réalisé dans une spoiler: chambre d’hôtel où le bruit d’un hélicoptère et de détonations, que l’on croirait de prime abord venir de l’extérieur, est issu du téléviseur allumé sur l’actualité…

En mettant sous le feu des projecteurs l’homme saisi dans son impuissance, The Mastermind fait surgir de la toile de fond la femme, mère et figure tutélaire du foyer, qu’il décline en une épouse intransigeante et travailleuse d’une part, et une maman agacée des manigances de son gamin d’autre part, toutes deux exploitées et réduites à l’état de nounou ou de porte-monnaie sur jambes. Une réussite.
Bastien E.
Bastien E.

9 abonnés 69 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 août 2026
Un film d'un ennui abyssal, que c'est long.
La jacquette disait en gros "le film de braquage réinventé" je préfère dans ce cas les films de genre à l'ancienne.
s2d2
s2d2

56 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 août 2026
Si le film séduit au premier abord par son esthétique vintage soignée, cette belle enveloppe visuelle peine à masquer le vide de sa mise en scène.
​La réalisation, d'une platitude désolante, plonge le récit dans une léthargie permanente. Incapable d'insuffler la moindre tension ou émotion, le film laisse le spectateur totalement hermétique aux mésaventures d'un personnage principal trop distant pour susciter l'empathie.
​L'intrigue pâtit également d'une narration morcelée : le récit voit défiler une succession de seconds rôles éphémères qui ne font que passer sans jamais faire progresser l'histoire ni s'installer dans la durée.
​En résumé, l'effort apporté à la direction artistique et à l'image façon années 70 demeure le seul véritable intérêt de ce long-métrage. Privé de souffle, de personnages attachants et de dynamique narrative, le film s'enferme dans un exercice de style et un ennui profond.
mat niro

475 abonnés 2 214 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 août 2026
Il y a clairement un enthousiasme démesuré des critiques presse autour de ce film. "The Mastermind" se situe dans les années 70 avec une ambiance jazzy. Une bande de bras cassés va commettre un casse en emportant des oeuvres d'art. Niveau film de braquage, il y a à redire mais là n'est pas le problème. Ceci est à prendre au second degré car Josh O'Connor, le cerveau de la bande, s'apparente plutôt à un loser mélancolique. Seulement, la lenteur de sa cavale fait basculer le spectateur dans un ennui profond au point de se désintéresser du sort de notre héros flegmatique. Bref, le public, au vu de la note attribuée me conforte dans l'impression d'avoir assisté à un film largement surcoté.
Grenouille
Grenouille

5 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 août 2026
Je ne sais pas si j'ai déjà vu autant de scènes à la fois aussi inutiles et aussi longues dans un film.
La pauvreté des dialogues et la musique jazz permanente rendent le tout insupportable bien avant la moitié du film : je suis allée au bout pour accompagner mon mari, mais avec la franche impression d'avoir gaspillé 1h45.
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

24 abonnés 727 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 juillet 2026
spoiler: C'est mou : le film est très lent. À l'image de son personnage principal : un raté dans une petite ville étatsunienne monte un vol d'œuvre d'art avec des équipiers qui ne sont pas fiables ; il s'agit de dérober une œuvre d'un musée local. Le scénario prend son temps. Le personnage de Josh O'Connor est mou, d'où la mollesse du fim. Mais qui déroule son histoire, l'idée du braquage, la préparation, la réalisation, la fuite, l'après-braquage pour vendre la toile, puis l'épilogue. Le rythme n'est pas celui d'une comédie (le film dure 1h50), mais il contient son lot de comédie, car les équipiers sont des bras cassés. Josh O'Connor, son personnage, est un hébété permanent devant le fait que tout ce qu'il a imaginé comme déroulement ne se produit pas, n'étant pas aidé par une intelligence moins que moyenne et une anticipation nulle de ce qui pourrait se passer ou perturber ce qu'il veut faire. Cette mollesse du film permet au spectateur d'avoir une certaine empathie pour ce pauvre bougre de Josh O'Connor, pas vraiment méchant, ambitieux avec mesure, qui essaie des choses, qui sont mal organisées et gérées. C'est elle qui donne sa signature au film.
Rodilard
Rodilard

52 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2026
L'acteur principal de ce film propose un personnage peu sympathique mais qui fascine. C'est une descente vers le vide esthétique. Le film sort des sentiers battus. L'ambiance années 1970 est magnifique.
Faustine_rchd
Faustine_rchd

132 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 juin 2026
Film extrêmement lent qui ne parvient pas à captiver l’attention du spectateur. Cela est dommage car, cela fait rapidement décrocher et perdre le film de l’histoire.
L’esthétique du film est tout de même soigné.
Redzing

1 469 abonnés 5 009 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 juin 2026
Kelly Reichardt s'inspire très librement d'un vrai vol de tableaux, survenu dans le Massachussets en 1972. Vol qui fit beaucoup parler de lui à l'époque, au point de populariser les larcins dans les musées aux USA. Ici les lieux et les noms sont changés, le déroulement lui-aussi altéré.
Josh O'Connor incarne JB (nom ironique quand on sait que l'acteur fait partie des candidats pour le nouveau 007 !). Un artisan au chômage en 1970, qui se met en tête de faire dérober quatre tableaux d'Arthur Dove par une bande de pied nickelés dans le musée local. JB lui-même n'étant pas rompu à l'univers du crime, les choses ne vont évidemment pas bien se passer...
J'ai lu beaucoup d'avis qui parlaient de "The Mastermind" comme de l'anti-film de braquage, et c'en est un très bonne description. Ce n'est pas seulement que JB est largué, c'est toute la mise en scène qui est aux antipodes du genre.
Kelly Reichardt filme avec une lumière naturelle des couleurs essentiellement automnales. Donnant un aspect très posé à son film... à l'image de sa grande lenteur (certains décrocheront). La reconstitution de 1970 est par ailleurs étonnement détaillée, entre costumes, voitures, petits objets, coiffures.
Dans tout cela, l'intérêt ne sera pas l'intrigue policière, presque limitée à une toile de fond. Mais plutôt le statut du protagoniste, joué par un Josh O'Connor tout en subtilités. Qui semble déphasé avec tout le monde : sa famille, son statut social, l'univers criminel auquel il va toucher, ses amis... Ce vol et la cavale qui s'en suivra seront pour lui une lente remise en question et plongée dans l'Amérique de l'époque.
J'aurais aimé davantage de rythme, néanmoins il faut se dire que "The Mastermind" n'est certainement pas un polar ni une comédie policière, mais le portrait dramatique (oserais-je dire presque tristounet !) d'un homme et de son époque.
Loïck G.

397 abonnés 1 845 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juin 2026
Kelly Reichardt n’a pas la réputation de faire des films faciles, surtout pas ordinaires. « The mastermind » se range vaguement dans la lignée éditoriale de la cinéaste, en ajoutant cette fois de la bizarrerie autour de son héros qui se demande peut-être lui-même à quoi il joue. Josh O'Connor qui l’interprète est un braqueur de seconde zone, complètement en dehors de ses pompes dans lesquelles il ne remettra jamais les pieds. On se demande s’il va prendre un jour conscience du merdier dans lequel il s’est fourré ? Repéré comme le cerveau d’un vol de tableaux, il met sa petite famille à l’écart, et cavale solitaire du Massachussetts à Cincinnati , sans aucune intention. En faisant un tel portrait, celui d’un looser total, Kelly Reichardt nous ramène-t-elle à cette Amérique en roue libre des années soixante, confrontée à la guerre du Vietnam et à la jeunesse en révolution permanente. Son héros se faufile entre les deux événements, auxquels il est complètement indifférent. Je confirme donc la bizarrerie de ce film, encore plus bizarre puisqu’on ne le quitte pas des yeux. Restez éveillés ! AVIS BONUS La réalisatrice , un tout petit instant à Cannes
Climax
Climax

11 abonnés 312 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juin 2026
Un film de braquage à l'opposé des tendances actuelles. Ici pas de casse sophistiqué, ni de criminels expérimentés et intelligents. Kelly Reichardt nous invite à suivre les mésaventures d'un chômeur s'improvisant voleur de tableaux. Mais rien ne se passe comme prévu. Sauf pour le spectateur qui sent rapidement que tout va mal tourner. C'est une un film avec un rythme lent, les dialogues sont limités au minimum, on sent l'influence de Jean-Pierre Melville dans ces longs moments silencieux et ce découpage calme, à l'opposé des films de braquage actuel, beaucoup de spectateurs risquent d'être déstabiliser car ce n' est pas une histoire de braquage mais plutôt la lente chûte d'un homme pas méchant mais qui fait un mauvais choix qui lui fera tout perdre. Un beau film triste et touchant.
Scofield
Scofield

41 abonnés 1 084 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 juin 2026
Quand je vois "Festival de Cannes", je me méfie, c'est souvent un film de type soporifique ou cérébral. Eh bien ici c'est le cas, le réalisateur nous présente un film avec une histoire minimaliste et un rythme lent. Comme souvent on a droit au "loser" de service, le chien battu qui cherche sa voie. Décidément il y a un style de films qui n'arrive tout simplement pas à égayer ma journée, et celui là en fait parti. Il n'est pas sans me rappeler le film "Agent secret" (aussi plébiscité à Cannes) qui m'a assez gonflé. A chacun son choix de film pour se divertir, en tout cas celui là ne me scotche pas dans mon fauteuil, loin de là.
AZZZO

367 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2026
Etrange film que celui de Kelly Reichardt. Elle suit les pas d'un Américain de la middle class qui se rêve braqueur.
Le film souffre par moments d'une certaine lenteur avec de nombreux plans silencieux, mais les spectateurs éprouvent un plaisir méchamment cynique à observer la chute de ce personnage qui multiplie les erreurs avec une naïveté déconcertante.
C'est un beau tableau des années 70. Un film amusant.
Cinéphiles 44

1 711 abonnés 4 731 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2026
Présenté à Cannes en 2025, "The Mastermind" voit Kelly Reichardt s’attaquer au film de braquage sans glamour, sans tension excessive, mais avec une observation humaine. Le casse devient surtout le révélateur de personnages maladroits, dépassés par leurs propres fantasmes. Josh O'Connor est exceptionnel dans ce rôle d’homme ordinaire qui se rêve soudain criminel de génie alors qu’il reste profondément ridicule dans chacune de ses décisions. L’acteur apporte énormément de charme et d’humanité à ce personnage incapable d’être réellement dangereux. On s’attache immédiatement à lui malgré ses erreurs constantes. "The Mastermind" est un film de braquage atypique, drôle sans être une comédie, tendu sans chercher le spectaculaire.
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