The Mastermind
Note moyenne
2,8
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130 critiques spectateurs

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traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 octobre 2025
À l’instar de ce qu’elle a déjà réalisé avec le western, Kelly Reichardt déconstruit totalement le film de braquage avec The Mastermind, titre hautement ironique, s’il en est. Avec le même bonheur ? Cela se discute tant le film use d’un ton monotone, mélancolique, si l’on veut, sans chercher un peu de variété, voire d’humour, dans cette histoire d’anti-héros du Massachusetts, dont on devine les motivations sans qu’elles nous soient clairement expliquées. Mais tout passe par l’atmosphère créée avec talent par la cinéaste, celle des années 70 aux États-Unis, en pleine guerre du Vietnam, avec les manifestations pacifistes durement réprimées par la police. L’évocation de cette période, via la radio, les journaux ou encore la trompette ou les percussions jazzys de sa BO, est la grande réussite du film, davantage que l’intrigue, un tantinet apathique, tout de même. Josh O’Connor livre une belle prestation, dans une sobriété qui passe par une sorte d’inexpressivité, en plein contraste avec sa lente déchéance. The Mastermind exige de la patience et une attention soutenue à une foultitude de détails signifiants. Tout à l’opposé du cinéma démonstratif qui tisse habituellement sa toile sur les écrans. Certainement qu’un deuxième visionnage du film susciterait plus de plaisir, en se concentrant sur toutes ses subtilités.
Ghost_face
Ghost_face

86 abonnés 574 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 septembre 2025
Une véritable purge ! Kelly Reichardt se fourvoie dans sa revisite du film de braquage. Rien ne fonctionne, l’histoire poussive, les personnages inintéressants, la mise en scène d’une platitude consternante… un vrai ratage. Reste les décors, seul point positif.
Cber
Cber

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 septembre 2025
Josh oconnor est super. Une histoire sympa avec une photographie soignée. Quelques moments d’ennui mais le tout mérite d’être vu.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 782 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 septembre 2025
Qui est le film ?
Présenté en compétition à Cannes 2025, The Mastermind marque le retour de Kelly Reichardt après showing up. Avec Josh O’Connor dans le rôle central, le film se glisse dans les plis du « heist movie », ce sous-genre du casse qui repose sur la virtuosité de ses protagonistes et l’élégance de sa mécanique. Mais Reichardt, fidèle à sa méthode, préfère tourner le dos au spectaculaire pour filmer des existences minuscules, des gestes maladroits, une Amérique des années 1970 minée par la désillusion économique. En surface, le film promet une relecture radicale du genre, débarrassée du glamour et réinscrite dans l’ordinaire.

Que cherche-t-il à dire ?
Le projet est clair : dépouiller le mythe du « génie criminel » pour le réduire à la taille d’un homme qui échoue plus qu’il ne réussit. Le casse devient symptôme d’un malaise social, révélateur d’une virilité en perte de repères, incapable de s’inventer autrement qu’en rejouant des fantasmes de pouvoir. Reichardt prétend ainsi faire du vol d’œuvres d’art non pas un spectacle, mais une parabole sur la précarité et la déchéance. Mais cette intention, si forte sur le papier, reste trop souvent une note d’intention plutôt qu’un moteur dramatique.

Par quels moyens ?
Loin des chorégraphies millimétrées, Reichardt filme des préparatifs maladroits, presque risibles. Ce parti pris pourrait être brillant, mais il finit par tourner au gag répétitif diluant toute tension dramatique.

Plutôt que l’adrénaline du casse, le film insiste sur les conséquences. Mais ces « lendemains de crime » sont traités avec une sécheresse qui frôle la monotonie. Là où l’on attendrait une radiographie intime, on ne trouve qu’une suite de silences pesants et une disparition de la cellule familiale.

Josh O’Connor incarne un JB Mooney pathétique plus que tragique. Son incompétence est censée révéler une société malade, mais l’écriture et son errance échouent à lui donner de la profondeur. Le personnage flotte entre caricature et vacuité, et le spectateur peine à s’y accrocher autrement que par une ironie distante.

La mise en scène, faite de plans fixes et de couleurs sourdes, installe une austérité qui finit par étouffer. Le silence, omniprésent, devient simple signe de vacuité. Le réalisme voulu par Reichardt se fige en neutralité plate.

On devine l’ombre du Nouvel Hollywood, de ses anti-héros losers, mais Reichardt refuse tellement l’élan dramatique qu’elle en vide la filiation. L’héritage convoqué reste citationnel, jamais assimilé.

Où me situer ?
J’admire l’intention de Reichardt, son refus du spectaculaire et son désir de traiter le genre comme un miroir social. Mais son film me laisse froid. La rigueur se mue en raideur, la discrétion en effacement, l’anti-héros en coquille vide. Là où First Cow réussissait à rendre la modestie bouleversante, The Mastermind ne parvient qu’à réduire le cinéma à une succession de gestes éteints.

Quelle lecture en tirer ?
The Mastermind échoue à transformer son idée en expérience. On comprend ce qu’il cherche : détourner le heist movie pour en faire autre chose. Mais ce que le film donne à voir, c’est surtout la stérilité d’un dispositif qui ne se renouvelle jamais. La lenteur devient prévisible, la banalité devient creuse, et le spectateur reste à distance. Si Reichardt voulait filmer l’échec, elle y est parvenue mais pas dans le sens où le cinéma en sort grandi.
Dorian D.
Dorian D.

2 abonnés 55 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 septembre 2025
Film en première à Deauville.
Trop lent pour moi, contemplatif certes mais manquant vraiment de rythme.
LeMeilleurPseudoDuMonde
LeMeilleurPseudoDuMonde

15 abonnés 88 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 septembre 2025
Pour aller voir The Mastermind, il faut se préparer, mais pas dans le sens que vous attendez. Je peux comprendre que ce film ne soit pas dénué de qualités, à commencer par sa photographie élégante allant de pair avec un design de costumes du même acabit. Il faut aussi saluer une bande originale très inspirée, sorte de mélange bien senti entre sonorités jazzy et bruitages propres au genre du film d'espionnage.

La question se pose cependant : que raconte le film ? Foncièrement, j'entends ? Cinéma lent oblige, il n'y a aucune tension narrative ni climax. Soit. Émotionnellement, qu'a-t-on ? Le film est lancé quand le héros du film interprété par Josh O'Connor projette de commettre un braquage.

Et malheureusement, on y arrive : le personnage principal du film enchaîne les déconvenues sans jamais réagir à ce qui lui arrive, le rendant complètement antipathique. La quasi totalité des personnages du film sont à peu près du même style, exception faite de Gaby Hoffman et John Magaro, bien trop court intermède où quelque chose semble exister humainement.

Quand l'on a un film sans tension narrative ni climax, sans innovation de réalisation, avec des plans d'une longueur quasiment ridicule et des personnages sans intérêt, fatalement, il ne reste plus grand chose à se mettre sous la dent d'un point de vue cinématographique. The Mastermind n'est rien d'autre qu'une épreuve, un exercice quasi expérimental où le but, d'une difficulté nette, est de ne pas s'endormir.
Killian
Killian

8 abonnés 50 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 septembre 2025
Vu en avant-première au Festival de Deauville. Ce film a l'immense qualité d'etre constant. Et là et sa seule qualité à mes yeux : c'est mou et ennuyeux de la première à la dernière seconde.
Léo
Léo

17 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mai 2025
Vu pendant le Festival de Cannes, un peu long je dois l'admettre mais les costumes et décors sont superbes
Guillaume LR
Guillaume LR

43 abonnés 157 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mai 2025
Vu au festival de Cannes 2025.
Je suis complètement passé à côté du nouveau film de Kelly Reichardt qui présente un cambriolage de tableaux par un père de famille et la cavale qui s'en suit.
Le scénario manque cruellement de rythme et certaines scènes durent beaucoup, beaucoup trop longtemps... (le camouflage des tableaux dans la ferme dure je pense au moins 10 minutes pour monter 4 tableaux à l'échelle dans un environnement pas éclairé )
Les situations manquent de crédibilité, les dialogues sont assez pauvres, les personnages secondaires renvoyés au rang de simple accessoires...
Tout cela illustré en musique par une bande originale à base de jazz et de trompette qui m'est devenue très vite insupportable.
B2n2
B2n2

2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 mai 2025
Film intéressant dans l’esprit que la réalisatrice a voulu lui donner mais qui est très long et manque de saveur
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