Note moyenne
2,8
1013 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
4 critiques
4
18 critiques
3
46 critiques
2
40 critiques
1
23 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Quelquefois les propositions des sorties cinématographiques bousculent, régalent, et d’ autrefois, c’ est l’ incompréhension totale : c’ est le cas ici. Dans cette réalisation de Kelly Reichardt, qui reprend un fait divers de mai 1972 aux Etats Unis, on attend patiemment les premières minutes, que l’ intrigue ou du moins l’ intérêt se dessine…. en vain ! Et pire, au fur et à mesure de la déambulation de JB Mooney, interprété par Josh O'Connor, cette cavale qui n’ en a que le nom, devient vide de sens, je n’ ose dire plus. Alana Haim, son épouse, jouée ( ?) par Terri Mooney, transparente elle aussi, pratiquement invisible, n’ exprime rien et semble inerte…. Le vol de tableau est filmé en toute simplicité, telle une scène de vie très ordinaire, sans aucun artifice pour retenir notre attention… Le rythme est hyper lent, on a envie de secouer le tout….. et rien ne se passe jusqu’ au générique. Si vous aimez retrouver les décors kitsch d’ époque 70’, les cuisines en formica, les ameublement caractéristiques de ces années, les motels antiques, et bien entendu ces autos à l’ allure de bateaux sur roues aux sonorités propres à ces belles cylindrées, peut-être serez-vous diverti ; sinon, évitez si possible cette pauvreté abyssale……!!**
Cela part pas trop mal, avec de belles images, mais ça s'embourbe un peu, ça se termine subitement. On ne comprend pas vraiment le propos, il y a un problème de rythme. Quelques critiques dithyrambiques font qu'on peut être déçu.
Pour faire simple je vais très régulièrement au cinéma
Je poste très peu de critiques mais désolé je m arrête !
C’est long, long et long.
Le jazz aux baguettes c’est sympa mais pas 1h45
Bref déçu mais décu, incroyable.
Film vide, creux, insipide
Et croyez moi
J’adore le cinéma.
Je poste très peu de critiques mais désolé je m arrête !
C’est long, long et long.
Le jazz aux baguettes c’est sympa mais pas 1h45
Bref déçu mais décu, incroyable.
Film vide, creux, insipide
Et croyez moi
J’adore le cinéma.
Le cinéma de Kelly Reichardt est toujours aussi insaisissable : il semble vouloir raconter quelque chose (un braquage de Pieds Nickelés dans les années 1970), mais se transforme progressivement en portrait d'un "homme sans qualité", errant à travers les États Unis sans but et sans passion.
Reichardt en profite pour donner, comme à son habitude, une sorte de leçon de cinéma minimaliste : comment dessiner par petites touches un tableau réaliste d'une certaine époque, comment y imposer des choix esthétiques forts qui contribuent à désincarner l'intrigue, à la rendre presque métaphysique.
Les oeuvres de Reichardt me laissent parfois indifférents, vous le savez certainement si vous me lisez depuis plusieurs années, mais j'ai ici plutôt apprécié sa façon de nous raconter une période, avec pas mal d'humour et une direction artistique très cohérente (un formidable camaïeu d'ocre, d'orange et de marron, une pétillante musique jazzy).
La prestation de Josh O'Connor, en personnage opaque et sans affect, n'est pas pour rien dans ma mansuétude. Il est pour moi l'un des meilleurs acteurs en activité.
A voir si vous aimez la lenteur, et l'understatement érigé en esthétique.
Reichardt en profite pour donner, comme à son habitude, une sorte de leçon de cinéma minimaliste : comment dessiner par petites touches un tableau réaliste d'une certaine époque, comment y imposer des choix esthétiques forts qui contribuent à désincarner l'intrigue, à la rendre presque métaphysique.
Les oeuvres de Reichardt me laissent parfois indifférents, vous le savez certainement si vous me lisez depuis plusieurs années, mais j'ai ici plutôt apprécié sa façon de nous raconter une période, avec pas mal d'humour et une direction artistique très cohérente (un formidable camaïeu d'ocre, d'orange et de marron, une pétillante musique jazzy).
La prestation de Josh O'Connor, en personnage opaque et sans affect, n'est pas pour rien dans ma mansuétude. Il est pour moi l'un des meilleurs acteurs en activité.
A voir si vous aimez la lenteur, et l'understatement érigé en esthétique.
Kelly Reichardt commençait son western First Cow par l'exhumation, en plein 21ème siècle, des os sans noms de ceux qui en seront ses héros. Un geste d'une simplicité inouïe pour dire : ces êtres de pellicule, ils ont existé. Dans un tout autre genre, son Mastermind poursuit son obsession des vrais gens. Où celui qui rêve à un braquage est un simple fabricant de meubles - arborant les mêmes gilets ternes que n'importe quel passant. Simple geste à nouveau... qui donne au récit une portée démente. Bande son jazzy digne d'un Soderbergh minimaliste. Réalisme mâtiné de cool qui coupe le souffle ou éclate le rire nerveux avec un presque rien. Regards insistants sur le garde qui dort, le loquet soulevé en silence, le tableau écarté du mur pour en ausculter le système de sécurité. Gestes purs tous bressoniens. Qui vous embarquent bien au-delà du larcin... Sauf que le jazzy s'érode. Jusqu'à ce que... Wow. Cette fin.
Grosse déception. Le film frôle l’ennui et il est presque difficile de tenir jusqu’à la fin. Pourtant, l’idée de départ est intéressante : la manière dont l’acte de vol est traité différemment des codes habituels, avec à peine 10 % du film consacré au casse en lui-même, avait quelque chose de prometteur.
Mais très vite, tout retombe. Les longs plans s’enchaînent, souvent sans réelle utilité, le rythme est excessivement lent et la tension ne décolle jamais. On se retrouve face à une succession de silences et de scènes étirées qui finissent par décrocher totalement le spectateur.
Un film qui se veut sans doute contemplatif et minimaliste, mais qui manque cruellement d’impact. Clairement à éviter le soir : risque élevé de s’endormir
Mais très vite, tout retombe. Les longs plans s’enchaînent, souvent sans réelle utilité, le rythme est excessivement lent et la tension ne décolle jamais. On se retrouve face à une succession de silences et de scènes étirées qui finissent par décrocher totalement le spectateur.
Un film qui se veut sans doute contemplatif et minimaliste, mais qui manque cruellement d’impact. Clairement à éviter le soir : risque élevé de s’endormir
Présenté en CO ( Cannes 2025) où il repartira la corbeille vide.
Kelly Richards propose le portrait d'un père de famille, fils d'un juge du middle east des Usa, qui tente de trouver sa place dans une société sans joie, uniforme, congelée dans son intériorité, en laquelle il ne ne semble guère croire. Il cherche pourtant à s'y intégrer de façon funeste, en voulant s'affranchir de ses règles.
Relevant du slow cinéma, peu de dialogues ; le spectateur sera convié à son interprétation de ce qui représente, selon moi, le portrait individuel d'une aliénation sociale.
Kelly Richards propose le portrait d'un père de famille, fils d'un juge du middle east des Usa, qui tente de trouver sa place dans une société sans joie, uniforme, congelée dans son intériorité, en laquelle il ne ne semble guère croire. Il cherche pourtant à s'y intégrer de façon funeste, en voulant s'affranchir de ses règles.
Relevant du slow cinéma, peu de dialogues ; le spectateur sera convié à son interprétation de ce qui représente, selon moi, le portrait individuel d'une aliénation sociale.
Au début des années 70, la guerre du Vietnam en arrière-plan, JB Mooney (Josh O'Connor) mène une vie sans histoires avec sa femme (Alana Haim révélée par "Licorice Pizza"), ses deux enfants et ses parents. Confrontés à des difficultés financières, cet artiste raté décide de recruter deux voyous pour voler quatre toiles du musée d'art moderne de sa petite ville. Mais rien ne se passe comme prévu...
Icône du cinéma indépendant, Kelly Reichardt tourne depuis trente ans des films minimalistes. La plupart se déroulent dans l'Ouest américain et tout particulièrement dans l'Oregon. La nature, majestueuse et sauvage, y constitue un personnage à part entière. Des femmes, et au premier chef Michelle Williams qui est devenue grâce à elle une star, en tiennent le rôle principal - à l'exception d'"Old Joy" et de "First Cow".
Aussi c'est à un changement radical que Kelly Reichardt nous invite avec son neuvième film. Il se passe dans les années 70, sur la Côte Est, entre le Massachusetts et l'Ohio. Il a pour héros un personnage masculin, interprété par l'acteur "le crush anglais de la planète" (dixit Marie Sauvion qui animait l'avant-première organisée avec la réalisatrice à laquelle j'ai eu la chance d'assister au Balzac grâce au festival Télérama). Il se déroule quasi exclusivement dans un paysage urbain qui rappelle les films marronnasses de Pakula ou de Pollack.
Comme le dit fort bien son affiche, avec un sens de la formule auquel il n'y a pas grand chose à ajouter, "Kelly Reichardt revisite le film de braquage". Elle le fait avec une ironie mezza voce, qui a fait glousser mon insupportable voisine pendant toute la projection.
Son héros est-il un pathétique loser comme on en croisait dans les films des frères Coen ? ou simplement un type malchanceux ? C'est cette ambiguïté qui donne tout son piment à ce film qui est à la fois très lent et très vif. Très lent : l'action y avance à petits pas, sans se presser, aussi atone dans le premier tiers et la description de la vie ennuyeuse de JB, que dans les deux suivants où le braquage se déroule avant la cavale. Très vif : les plans sont brefs et ils ne contiennent rien d'inutile à la caractérisation des personnages et au déroulé de l'intrigue.
The Mastermind est reparti bredouille de Cannes. Il aurait pourtant amplement mérité le prix de la mise en scène pour sa réalisatrice et/ou celui de la meilleure interprétation masculine pour sa tête d'affiche, deux prix attribués à "L'Agent secret".
Icône du cinéma indépendant, Kelly Reichardt tourne depuis trente ans des films minimalistes. La plupart se déroulent dans l'Ouest américain et tout particulièrement dans l'Oregon. La nature, majestueuse et sauvage, y constitue un personnage à part entière. Des femmes, et au premier chef Michelle Williams qui est devenue grâce à elle une star, en tiennent le rôle principal - à l'exception d'"Old Joy" et de "First Cow".
Aussi c'est à un changement radical que Kelly Reichardt nous invite avec son neuvième film. Il se passe dans les années 70, sur la Côte Est, entre le Massachusetts et l'Ohio. Il a pour héros un personnage masculin, interprété par l'acteur "le crush anglais de la planète" (dixit Marie Sauvion qui animait l'avant-première organisée avec la réalisatrice à laquelle j'ai eu la chance d'assister au Balzac grâce au festival Télérama). Il se déroule quasi exclusivement dans un paysage urbain qui rappelle les films marronnasses de Pakula ou de Pollack.
Comme le dit fort bien son affiche, avec un sens de la formule auquel il n'y a pas grand chose à ajouter, "Kelly Reichardt revisite le film de braquage". Elle le fait avec une ironie mezza voce, qui a fait glousser mon insupportable voisine pendant toute la projection.
Son héros est-il un pathétique loser comme on en croisait dans les films des frères Coen ? ou simplement un type malchanceux ? C'est cette ambiguïté qui donne tout son piment à ce film qui est à la fois très lent et très vif. Très lent : l'action y avance à petits pas, sans se presser, aussi atone dans le premier tiers et la description de la vie ennuyeuse de JB, que dans les deux suivants où le braquage se déroule avant la cavale. Très vif : les plans sont brefs et ils ne contiennent rien d'inutile à la caractérisation des personnages et au déroulé de l'intrigue.
The Mastermind est reparti bredouille de Cannes. Il aurait pourtant amplement mérité le prix de la mise en scène pour sa réalisatrice et/ou celui de la meilleure interprétation masculine pour sa tête d'affiche, deux prix attribués à "L'Agent secret".
Kelly Reichardt revisite le film de braquage pour livrer, avec une pointe d’humour et une grande lucidité, le portrait très fin d’un homme hors de son époque – ou peut-être trop ancré en elle. Si le rythme peut paraître parfois lancinant, le coup de génie final vaut sans doute le détour.
C'est l'histoire d'un type raté, dénoué d'humour, de charme, de courage, de débroullardise, de franchise, accessoirement incapable d'élever ses gosses ou d'aimer ses proches enfin bref un "cas grave"....aller au ciné pour voir cela ???
Itinéraire d'un voleur d'art raté. Ici le braqueur n'est pas glorifié il est lentement consumé par sa lâcheté. Malgré ce constat, le film reste, à mon sens, beaucoup trop silencieux. Parfois même soporifique.
Comme le dit très justement l'affiche, le réalisateur Kelly Reichardt propose une revisite du film de braquage.
Et effectivement, si l'on part de ce postulat de départ, c'est très réussi !! Car pour le reste, mon dieu, quel ennui !!
Voilà une oeuvre qui nous propulse en 1970 dans le Massachusetts pour y suivre un jeune homme, charpentier au chômage, marié et père de deux enfants, décidant un beau jour de tenter un vol de tableaux dans un musée près de chez lui.
Ici, tout est inversé.
Normalement, un cambriolage, c'est rythmé. Ici, c'est d'une mollesse abyssale !
Normalement, le cerveau de la bande est intelligent, organisé, prévoyant. Ici, le stratège est négligeant, poussif, pathétique !
Normalement, l'atmosphère du film est stressante, avec des protagonistes tendus proposant des dialogues percutants. Ici, l'ambiance est nonchalante avec des personnages ternes offrant des joutes verbales de niveau zéro !
Normalement, il y a des rebondissements surprenants. Ici, tout est plat, triste, misérablement prévisible.
Et tout cela dans une ambiance musicale jazzy presque pénible.
Bref, un drame policier "décalé" soporifique et sans grand intérêt.
Site CINEMADOURG . free . fr
Et effectivement, si l'on part de ce postulat de départ, c'est très réussi !! Car pour le reste, mon dieu, quel ennui !!
Voilà une oeuvre qui nous propulse en 1970 dans le Massachusetts pour y suivre un jeune homme, charpentier au chômage, marié et père de deux enfants, décidant un beau jour de tenter un vol de tableaux dans un musée près de chez lui.
Ici, tout est inversé.
Normalement, un cambriolage, c'est rythmé. Ici, c'est d'une mollesse abyssale !
Normalement, le cerveau de la bande est intelligent, organisé, prévoyant. Ici, le stratège est négligeant, poussif, pathétique !
Normalement, l'atmosphère du film est stressante, avec des protagonistes tendus proposant des dialogues percutants. Ici, l'ambiance est nonchalante avec des personnages ternes offrant des joutes verbales de niveau zéro !
Normalement, il y a des rebondissements surprenants. Ici, tout est plat, triste, misérablement prévisible.
Et tout cela dans une ambiance musicale jazzy presque pénible.
Bref, un drame policier "décalé" soporifique et sans grand intérêt.
Site CINEMADOURG . free . fr
The Mastermind, c'est la preuve par l'image que faire simple n'est pas du tout aisé. Kelly Reichardt n'est pas de celles qui vont à l'évidence et pourtant elle met cartes sur table. Il n'y a pas d'artifices, de twist ou de spectaculaire ici. Il s'agit bien d'un cambriolage d'œuvres d'art et ses conséquences pour Mooney, le "cerveau" et personnage principal. Mais en dépit de ce concept, c'est l'anti-film de casse par excellence. Le vrai sujet est ailleurs. Vers un personnage coupé de son temps, coupé des réalités et qui opte pour la fuite en avant vers le néant alors que les évènements devraient le rattraper (on est en plein 70's alors théâtre de frictions au sein de la société américaine). La première partie amuse légèrement par ce décalage, où l'on voit le fameux mastermind du titre s'emmêler les pied pour s'entourer des bons partenaires ou planquer son butin. Ça devient plus difficile sur la deuxième partie, qui choisit sciemment de regarder Mooney tourner à vide et faire durer le malaise et il faut admettre que ce n'est pas évident de tenir, malgré la finesse de la mise en scène et l'interprétation de Josh O'Connor. The Mastermind se termine sans pirouette mais avec l'ironie requise quand un personnage se décide malgré lui à rejoindre son époque.
Bof, je me suis ennuyée. Je suis un peu déçue mais une autre personne a beaucoup ri dans la salle l'ambiance était donc joyeuse !
“The Mastermind” impressionne par son authenticité scénaristique et sa reconstitution d’époque, portée par des costumes et décors d’une grande justesse. La bande‑son, discrète mais élégante, accompagne parfaitement l’atmosphère. Le film ose une longue parenthèse d’errance entre le braquage initial et l’arrestation finale : un choix fort, qui fait ressentir la chute progressive du personnage, mais qui finit aussi par étirer le récit jusqu’à la monotonie. Cette dérive, à la fois sensorielle et narrative, reflète en filigrane un pays en plein rendez‑vous avec son histoire, marqué par l’ombre du Vietnam. Un film riche, parfois trop, mais qui laisse une vraie empreinte.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse