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Fiers R.
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4,0
Publiée le 14 juin 2026
Dans ce que l’on pourrait nommer un très beau geste artistique, Joséphine Japy réalise son premier film en prenant Mélanie Laurent comme actrice principale. Cette dernière l’avait en effet choisie à l’époque pour l’un de ses premiers films, le sublime Respire. L’association de ces deux talents doit porter bonheur au cinéma tant Qui brille au combat est un premier film sensationnel. En choisissant de filmer un sujet qui lui tient à cœur, le handicap mental dû à une maladie génétique rare, la jeune cinéaste frappe fort, et juste. On est face à un océan de délicatesse et de justesse. Voilà donc tout simplement un grand film porté par des actrices magnifiques qui révèle une nouvelle cinéaste.
Retrouvez ma critique complète sur le site spécialisé Le Mag du Ciné: /
Très bon premier long-métrage de Joséphine Japy inspiré de sa propre histoire puisqu'elle a une sœur handicapée où elle évoque le handicap de façon frontale sans le moindre pathos et ça c'est une sacré qualité !
1er film en tant que réalisatrice de la comédienne Joséphine Japy. Ces 100 minutes âpres et exigeantes sont autobiographiques car, sa jeune sœur Bertille - comme se nomme le personnage de la sœur cadette du film -, souffre d’un lourd handicap qui a eu des effets importants sur le reste de sa famille. Qui Brille au Combat est le sens étymologique du prénom Bertille, la plus jeune des deux sœurs de la famille Roussier, atteinte d’un handicap lourd au diagnostic incertain. La famille vit dans un équilibre fragile autour de cet enfant qui accapare les efforts et pensées de chacun, et qui pourrait perdre la vie à tout moment. Chacun se construit, vit comme il peut avec les exigences de ce rythme et les incertitudes qui l’accompagnent. Quel quotidien et quels avenirs pour une mère, un père, un couple, une adolescente que la responsabilité de sa cadette a rendu trop vite adulte ? Le handicap au sein des familles est de plus en plus représenté au cinéma. On doit s’en féliciter, mais ce film a un plus indéniable, c’est son côté solaire et son refus du pathos. Bravo ! Le syndrome de Phelan-McDermid ? Il s’agit d’une maladie génétique rare du développement neurologique. Cela se traduit par plusieurs symptômes tels qu’une hypotonie néonatale, un retard global de développement, une croissance normale à accélérée, une absence de langage ou un retard sévère ainsi qu’une légère dysmorphie… Ça c’est la description médicale de la maladie. Mais ce qui a intéressé Joséphine Japy, qui revendique l’influence du Boyhood de Richard Linklater (2014) et Lady Bird de Greta Gerwig (2017), ce sont ses répercussions de ce handicap très lourd sur la vie de la famille de Bertille. Trois personnes qui ne savant pas de quoi leur avenir sera fait. Trois personnes suspendues dans l’attente d’un diagnostic qui tarde à venir. L'ensemble est d'une dignité constante, évitant, je me répète, autant que faire se peut tout toute forme de pathos. Avouons-le, ce film fait souffrir mais il en émane une lumière et un souffle qui ne peuvent laisser personne insensible. Mélanie Laurent, Pierre-Yves Cardinal, Angelina Woreth, sont parfaits face à la véritable performance de Sarah Pachoud dans le rôle titre. On ajoutera volontiers les noms de Félix Kysyl et Thomas Gloria, à ce casting impeccable. Au centre de ce 1er film très personnel, le poids de l’engagement familial face au handicap, la difficulté d’exister à côté d’un être souffrant, et la quête d’émancipation pour la grande sœur, entre douleur intériorisée et quête d’air libre. Drame familial pudique, où chaque membre lutte à sa manière pour préserver l’équilibre, la dignité et l’amour. Face à la sincérité du propos, au soin esthétique et à la direction d’acteurs, on ne peut que se dire : voilà une cinéaste à suivre.
Film déconcertant de réalisme. Les acteurs y sont excellents, sans fausse note. Nous sommes plongés dans le quotidien intime de cette famille. Tout est si vrai. Le seul reproche que l’on peut faire au film est qu’il est peut-être un peu dur - à part 2-3 scènes de joie très appréciées. Un choix qui semble assumé pour montrer la difficulté sincère de ces familles touchées par l’épreuve de la maladie. Il n’empêche que l’image, le jeu d’acteur et la mise en scène rendent le tout très lumineux. Un très bon film. Bravo à Joséphine pour ce passage derrière la caméra réussi !
C'est pas mal, mais très inégal dans le jeu des comédiens. Les petits rôles sont très moyens, c'est dommage. C'est aussi inégal dans le jeu des jeunes interprètes. Une image un peu convenue, la Côte d'Azur permettait de faire mieux.
Vu en avant première … une grande émotion sans tomber jamais dans la sensiblerie. Un beau film qui parle d’un sujet qui touche quasiment une famille sur 7 en France. Un film plein d’espoir et de force.
Vu en Avant première, j un film très Émouvant, qui évoque le sujet du handicap en famille avec beaucoup de justesse, sans épargner personne. Il éclaire les ressentis de chacun des membres de la famille, avec force et simplicité à la fois. Un film puissant et simple à la fois.
Un film émouvant qui restitue bien le calvaire et cependant des moments de joie d’une famille qui doit s’occuper au quotidien d’un enfant lourdement handicapé:
- Le replis sur la cellule familiale face à la gêne des amis. - L’investissement (trop important) des enfants dans la prise en charge. - L’épuisement des parents. - Les doutes du père qui a l’occasion de s’évader dans son travail. - Les diagnostics psychologisants farfelus sur les fautes des parents et souvent de la mère. - Les espoirs mesurés dans l’évolution des connaissances sur les maladies génétiques. - L’angoisse de voir la situation se dégrader jusqu’a l’agonie et en même temps l’angoisse de la prise en charge après la disparition des parents. …
Bravo pour ce film qui offre un regard beau et brut sur le handicap, le rôle des parents, la famille C’est magnifique On a besoin de plus de film comme ça !!
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3,0
Publiée le 24 avril 2026
« Chaque jour est un miracle. » Pour Marion et ses parents, la vie peut basculer d'un instant à l'autre à cause de la condition de Bertille qui souffre d'une maladie génétique rare. Toute la famille vit pour elle et ça demande beaucoup de sacrifices qui impactent leur vie familiale et personnelle. C'est sur cette charge émotionnelle que se concentre Joséphine Japy avec son premier long-métrage très personnel. Un côté thérapie pour l'actrice, car ça lui permet d'extérioriser ce qu'elle a vécu en plus de le raconter. Si elle n'élude jamais les difficultés et que ce n'est pas facile tous les jours comme on le découvre à travers ces crises, ces doutes et ces peurs qui sont là à chaque instant, le film est surtout une belle déclaration d'amour à sa sœur. On sent toute la sincérité de sa démarche, mais le film semble parfois un peu creux notamment quand on s'éloigne du sujet de base avec cette relation qui n'a pas lieu d'être. "Qui brille au combat" ne m'a pas bouleversé, mais ça reste un joli premier film.
« Qui brille au combat » est une véritable déclaration d’amour. La réalisatrice livre un récit bouleversant, d’une grande beauté, qui nous plonge au cœur d’un combat aussi dur qu’universel. Chaque instant est ressenti avec une intensité rare, comme si cette épreuve devenait la nôtre. Le film touche par sa pudeur et sa sincérité : les acteurs sont profondément émouvants, sans jamais tomber dans l’excès. Une œuvre d’une justesse remarquable, aussi délicate que poignante.
Un film qui témoigne de la vie différente des familles confrontées au handicap. Mélanie Laurent qui n à plus rien à prouver une fois de plus est admirable.
Décevant. On ressent toute la sincérité délivrée par Japy pour son premier film mais ça manque cruellement d’intensité. On s’attend à être bouleversé par la situation familiale mais il n’en est rien… Dommage
Vraiment un beau film, poignant et très juste. On ne peut pas rester insensible face à cette famille qui a un enfant handicapé. On ressent également tout cet amour entre eux, malgré les difficultés.