Très belle découverte sur un sujet grave et sensible mais traité avec tellement d'humour. La fin est totalement inattendue. les acteurs sont attachants et on se reconnait tellement en eux. Un film à ne surtout pas rater
Vu en avant première ! Premier film touchant et sensible avec un humour qui fait du bien sur un sujet sensible. Le rythme peut sembler lent comparé aux block buster mais cela permet de mieux intégrer la dimension sociale. Une jolie escapade pour tous ❤️
Ils sont frères jumeaux, c’est leur premier long métrage et ils s’appellent Mathias et Colas Rifkiss. 98 minutes d’une comédie grinçante sur un sujet de société plus que sensible. Denis et Céline rêvent d’avoir un enfant. Après des années d’inséminations artificielles infructueuses, ils se lancent dans le plan de la dernière chance : demander à Piche, un ancien camarade de classe dont Denis était le souffre douleur, de les aider. Ça aurait pu facilement glisser dans le scabreux voire le vulgaire. – J’avoue avoir eu peur au tout début -. Mais l’humour et la tendresse vont sauver l’entreprise. Un très joli tout petit film pour une jolie surprise. A voir. Certes les situations sont franches et les dialogues pour le moins directs. Mais une fois son argument central plus ou moins épuisé, le film se reconvertit dans quelque chose de plus profond, une sorte d'anatomie du couple dont, le discours a la bonne idée de s’éloigner d'un certain conformisme. Les quatre acteurs principaux sont dotés de physiques normaux pour ne pas dire banals, ce qui permet une identification immédiate, et s'échappent ainsi à leur profil initialement, et volontairement, un tantinet caricatural. Evidemment ce n’est pas du Bergman, la réalisation est parfois maladroite pour ne pas dire pataude. c’est éclairé avec des lampes torches en fin de vie, il y a quelques longueurs mais, mais on s’en moque un peu, car on est happé par cette quête d’enfant et des personnages qui nous ressemblent. Et puis il y a le quatuor d’acteurs… Côté casting, c’est la revanche des seconds couteaux. D’abord Sébastien Chassagne, un habitué des seconds rôles, trouve enfin l’emploi qu’il méritait au côté de l’excellente, sobre et juste Louise Massin, pour moi une belle découverte dans un rôle à la hauteur de son talent. Enfin le franco-algérien Oussama Kheddam s’en sort à merveille et à un degré moindre Delphine Baril. Non seulement des cinéastes sont nés, mais des acteurs de grande valeur trouvent enfin à s’exprimer pleinement. Ne pas rater.
film émouvant et très drôle sur un sujet qui ne l est pas forcément, interprété par des acteurs justes et touchants. Vu en avant première à Paris. A voir absolument, dommage qu il ne passe pas dans toutes les villes….
Avec La Petite Graine, le film explore frontalement la question du désir d’enfant, entre pression sociale et fragilité intime. Une comédie qui interroge le couple, ses limites, et ce qui reste quand le projet commun vacille. Denis (Sébastien Chassagne) et Céline (Louise Massin) rêvent d’avoir un enfant. Après des années d’inséminations artificielles infructueuses, leur relation s’épuise, tiraillée entre désir, frustration et perte de repères. Dans un geste aussi désespéré qu’inattendu, ils décident de faire appel à Piche (Oussama Kheddam), ancien camarade de classe de Denis, autrefois bourreau devenu solution de la dernière chance. Ce choix introduit une présence extérieure qui agit comme un révélateur des tensions enfouies et des déséquilibres du couple. Autour d’eux gravite Mégane (Delphine Baril), figure libre et désenchantée, qui incarne une autre vision de la maternité, plus distante, presque en rupture avec les attentes sociales.
À travers ces quatre trajectoires, le film confronte des désirs contradictoires et met en lumière le poids des normes. La question devient alors plus large, presque dérangeante, qu’est-ce qu’être parent, et faut-il nécessairement se conformer à une attente collective pour exister pleinement. Le projet s’inscrit dans une réflexion déjà amorcée autour des dynamiques de couple et des injonctions sociales. À l’origine, il y a une interrogation intime sur l’absence d’enfant, vécue autant comme une situation personnelle que comme une pression extérieure constante. Le film ne cherche pas à apporter de réponse, mais à exposer une tension entre désir individuel et regard collectif, dans une société où la parentalité reste souvent perçue comme un accomplissement incontournable.
Le choix de la comédie n’atténue pas le propos, il le renforce. L’humour devient ici un outil pour révéler les contradictions et les absurdités de certaines normes. Cette approche permet de garder une distance, tout en laissant émerger une forme de sincérité dans les trajectoires. Le récit repose sur une multiplicité de points de vue, refusant toute simplification. La réflexion autour de l’enfant traverse ainsi le film avec une frontalité assumée. Pour certains, faire un enfant relève de l’évidence, pour d’autres, cela devient un parcours long et incertain. Très vite, le couple apparaît comme une construction fragile, basée sur une projection commune, et lorsque celle-ci se fissure, c’est tout l’équilibre qui vacille.
Une question reste en suspens, celle de l’adoption, absente du récit, mais essentielle dans la réflexion. Ce silence interroge et renvoie à une conception encore très ancrée de la fertilité comme élément central de l’identité. L’adoption apparaît alors comme une voie plus complexe, autant symboliquement qu’administrativement, une réalité déjà explorée par le cinéma, notamment dans Pupille. Le film trouve sa force dans cette capacité à faire coexister ces tensions sans les résoudre, laissant au spectateur le soin de naviguer entre les contradictions, dans un équilibre précaire, mais profondément humain.
J'ai eu la chance d'assister à la projection de l'avant première parisienne de cette "petite graine", film à la fois touchant et drôle abordant un sujet dont il est parfois douloureux de parler et qui est abordé ici avec tendresse. Souhaitons à cette petite graine tout le succès qu'elle mérite qu'elle puisse éclore sur de nombreux écrans !
Ce film visualisé en festival a été une vraie bonne découverte. Les auteurs ont su aborder un sujet complexe en alliant humour et tendresse. Le jeu d'acteur est exceptionnel . Il s’agit d’une vraie réussite qui mérite à être visionné au plus vite. N'hésitez pas, ce sera un coup de cœur
Découvert lors d'un festival , nous avons été envoûté par ce film mêlant humour, sensibilité et avant tout de sincérité ! A voir et revoir sans modération .
Beaucoup de finesse dans l'écriture et la réalisation de "La Petite Graine". Le film évite les clichés pour se concentrer sur l'essentiel : l'émotion brute et la beauté des relations humaines. Les acteurs sont criants de vérité, remplie d'humour. Une belle réussite cinématographique à soutenir en salles.
Coup de coeur du festival d'Angoulême à Brides les Bains, cette comédie est pleine de fraîcheur avec un casting très réussi sur un sujet d'actualité pour beaucoup de couples. bravo.
La petite graine, le premier long métrage de Mathias et de Colas Rifkiss, a été sélectionné au Festival du film francophone d'Angoulême et au FIFIGROT toulousain. À l'heure où ces lignes sont écrites, le film n'a pas encore de distributeur, mais il ne va pas tarder à en trouver un, à coup sûr. Au vu de son synopsis, trop explicite d'ailleurs, l'idée d'une comédie autour d'un sujet aussi grave peut faire craindre une dérive un peu graveleuse, ce qui n'est assurément pas le cas, même si les dialogues sont directs et les situations franches. C'est que le film, une fois son argument central plus ou moins épuisé, se reconvertit en quelque chose de plus profond, en forme d'anatomie du couple. Autour de l'impératif de l'enfant, "indispensable " pour une famille heureuse, le discours s'éloigne facilement d'un certain conformisme et emprunte des sentiers narratifs moins fréquentés. Les quatre acteurs principaux, dotés de physiques "normaux", qui permettent une identification immédiate, s'échappent, eux aussi, de leur profil initialement, et volontairement, légèrement caricatural. Ce n'est pas du Bergman, évidemment, et ce n'est pas le but, mais une œuvre à l'évidence très travaillée dans son écriture et qui s'autorise même quelques embardées, dans son atmosphère, via notamment des virgules sonores inattendues et bienvenues.