J’ai regardé le film parce que j’apprécie beaucoup Mister V sur les réseaux, mais j’ai été déçue. Les 1h40 m’ont paru durer 3h. Ce n’était qu’une comédie française assez lourde, et l’humour de Mister V — que j’aimais dans ses anciennes vidéos — ne s’intègre pas vraiment à ce type de film. Je m’attendais à quelque chose de plus subtil ou mieux adapté au format cinéma. Heureusement, certaines blagues restent efficaces, ce qui m’a permis de tenir un peu plus longtemps, mais globalement, ça ne m’a pas convaincue.
Sincèrement, je ne peux pas comprendre les critiques qui disent que ce film n'a pas de sens.
Peut-on réellement reprocher à "Y'a t-il un pilote dans l'avion" que la scène du pilote automatique n'a pas de sens sous prétexte que les pilotes automatiques ne marchent pas réellement comme ça dans la vie ? Bien sur que non.
McWalter se veut être un film évidemment parodique, et surtout qui n'a pas la prétention de dire qu'il a un sens. Le but est simple, faire une histoire qui tient a peu près debout mais qui à surtout pour but d'enchainer les scènes absurdes et souvent assez efficace. On n'est ici pas sur un film qui a pour ambition d'être un blockbuster avec un scénario fignolé jusqu'au dernier détail, ici, on est sur un film détente, dont on sent que les auteurs étaient réellement passionnés par le projet.
Pour moi, ce film est une bouffée d'air frais dans le paysage cinématographique français, après l'enchainement de comédie dramatique souvent répétitive et ennuyeuses, se ressemblant toutes, McWalter nous offre une nouvelle vision du cinéma français, tourné vers l'absurde et la dérision constante qui nous fait simplement rire et mon dieu, ça fait du bien.
Évidemment le film n'est pas exempt de défaut, je retiens particulièrement certaines blagues que j'ai trouvé parfois assez lourdes et le jeu parfois aléatoire de certains acteurs, notamment William Lebghil.
En résumé, si vous n'aimez pas l'humour absurde des premiers OSS 117, qui sont à mon avis leur plus proche cousin dans le cinéma français, passez votre chemin. Aux autres, ouvert à un nouveau type de cinéma que celui proposé depuis plusieurs décennies au sein de notre cinéma national, donnez lui sa chance, il en vaut le détour !
Honnêtement je ne comprends pas les critiques incendiaires sur le film. Après visionnage, le film correspond tout à fait à la DA de l'univers de mister V et à l'énergie de la bande-annonce donc pas de déception de mon côté. Je ne m'attendais pas à un scénario spécialement complexe mais à me marrer devant des blagues débiles et c'était le cas !
Si on s'attend à un vrai film de cinéma c'est une déception mais si on veut juste voir un film de Mister V ( et c'est ce que c'est ) alors c'est incroyable, c'est une vidéo de Macwalter mais qui dure plusieurs heures et avec plus de budget et plusieurs acteurs incroyable. Si on est fan de Mister V et d'un humour youtube ce film nous plaira sinon... Bah c'est sûrement pas le public cible. Bref, le film était excellent car il correspond à ce qu'on attend, un film de Mister V qui respecte son univers et son image
un film humoristique "de vannes" parodique dans la lignée de la Cité de la Peur et OSS117. C'est très drôle. MisterV joue bien, le rythme est impeccable, l'histoire est complètement débile. Je pressens que c'est un film à voir deux ou trois fois pour voir les détails en arrière-plan etc.
Une belle continuité de la série des McWalter qui reste dans le même type d'humour mais cette fois ci avec un budget beaucoup plus gros et qui se fait sentir sur le choix des acteurs.
Je recommande si vous aimez le travail de Mister V ou les précédents McWalter
Simplement hilarant ! Si vous êtes adepte de l'humour loufoque de Mister V vous allez adorer. Le rythme du film est très bon, les blagues fonctionnent toutes très très bien. Je recommande.
Qui est le film ? McWalter est le premier long-métrage dans lequel Mister V, alias Yvick Letexier, tient la tête d’affiche. Connu d’abord pour ses vidéos humoristiques sur YouTube et pour une carrière musicale, il transpose à l’écran MCWalter, l’un de ses personnages les plus célèbres. Réalisé par Simon Astier et produit par Amazon Prime, le film s’inscrit à la croisée de deux contextes : celui d’un cinéma français qui s’ouvre de plus en plus aux figures issues des cultures numériques, et celui des plateformes qui cherchent à profiter des icônes virales. En surface, McWalter est une comédie d’action déjantée, promise comme un divertissement potache où parodie et absurdité tiennent lieu de moteur narratif.
Que cherche-t-il à dire ? Derrière l’accumulation de gags et l’exubérance des situations, le projet semble double : prolonger le plaisir des sketchs originels pour un public de fidèles, tout en cherchant à donner à cette figure une épaisseur dramatique via un récit d’agent secret trahi, en quête de réhabilitation.
Par quels moyens ? Le cœur du film repose sur l’équilibre entre Mister V et McWalter. L’acteur n’incarne pas vraiment un rôle inédit : il rejoue sa propre image, ses mimiques, ses gimmicks, jusqu’à ses répliques cultes. Ce choix produit une connivence immédiate avec le spectateur qui connaît déjà l’univers, mais limite aussi la possibilité d’une réinvention.
McWalter est présenté comme un super-espion à la virilité exacerbée, mais tout dans sa gestuelle, sa diction, ses échecs comiques tourne en ridicule ce modèle. Le film prend le contre-pied des archétypes d’action à la James Bond : ce qui devait incarner la toute-puissance devient machine à gags. On y lit autant une critique qu’une exploitation paresseuse du cliché.
L’humour fonctionne par saturation : blagues de répétition, situations absurdes, effets d’accumulation. Cela produit des moments réjouissants par leur outrance, mais finit par se retourner contre le film, qui ne sait pas s’arrêter. La « blague de trop » n’est pas un accident : elle est constitutive de son style.
Simon Astier déploie une palette large, entre pastiche de blockbuster et imagerie numérique volontairement outrée. Les scènes d’action se veulent spectaculaires.
Autour du héros gravitent des personnages secondaires campés par Vincent Dedienne, Géraldine Nakache ou François Berléand. Tous incarnent des figures fonctionnelles (le méchant, la policière jalouse, le chef paternaliste) qui existent moins par leur autonomie dramatique que par la manière dont ils soulignent le ridicule de McWalter. Le groupe n’a pas pour fonction de porter un récit collectif, mais d’amplifier l’absurde d’un seul.
Où me situer ? Je reconnais au film une énergie certaine : Mister V a une présence indéniable, une expressivité physique qui capte le regard, une capacité à convoquer la connivence générationnelle. Mais cette énergie se retourne contre le récit, qui ne parvient jamais à se stabiliser. Trop de gags tuent l’humour, trop de références tuent la fiction. Là où j’aurais aimé voir le passage d’un comique numérique à un acteur de cinéma, je vois surtout un recyclage des mêmes motifs, transposés à grande échelle.
Quelle lecture en tirer ? McWalter est un objet symptomatique : il dit quelque chose de notre époque où les plateformes transforment des figures virales en héros de cinéma, où la célébrité devient un matériau narratif plus qu’une étape à dépasser. Le film n’est pas seulement une comédie ratée ou réussie : il est le témoin d’un moment de transition, celui où le cinéma cherche encore comment accueillir les créateurs issus du web.
Éclaté, vraiment ennuyant à souhait, les blagues potaches sont très fade, plat sans fondement bref je déconseille à tous j'ai arrêté après avoir perdu 1h de temps
Absolument pas drôle. De l’humour lourd, exagéré, qui fait mouche. Une perte de temps. Les seule seines que j’ai trouvé intéressantes sont celles avec Delphine Baril qui font que je n’ai pas mis à ce film.