L’agent McWalter est appelé à la rescousse lorsqu’une série d‘explosions mystérieuses secouent la planète…
Après un premier court-métrage en 2015 (et quelques autres par la suite), le personnage créé par le youtubeur Mister V (Yvick Letexier) et Vincent Tirel a droit à une adaptation en long-métrage.
Il n’est jamais aisé de transposer un format court en format long (c’est rarement couronné de succès) et le personnage de McWalter n’y échappe pas. Alors que les courts-métrages (dont est adapté le film et qui durent 6, 12 & 20 min) fonctionnent sur de courtes durées, il est assez difficile d’en dire autant sur une version longue, qui plus est lorsque celle-ci dure beaucoup trop longtemps pour le peu qu’elle à raconter (1h40 alors qu’ils auraient pu faire l’impasse sur 20 minutes en trop). Mais surtout, le personnage de McWalter avait été pensé et écrit pour un format court, résultat, il faut meubler énormément et broder avec des personnages secondaires pour compenser la durée excessive du film.
Concernant les références (évidentes), on pourra citer l’humour des ZAZ avec la franchise des Naked Gun, La Cité de la peur (1994), ainsi que le duo Kad & O avec Mais qui a tué Pamela Rose ? (2003), lui aussi adapté d’une série de sketchs. Mais que l’on ne s’y trompe pas, le film est loin de leur arrivée à la cheville. En effet, le film peine clairement à trouver le juste milieu entre la parodie et la comédie policière. Les vannes se font rares et les gags assez grossiers, quand ces derniers ne tournent pas sans cesse en-dessous de la ceinture
("Smegma industrie" (le smegma étant ce que l'on appelle communément le "fromage de b!te"), "The Sea Phillys Bar” (clin d’oeil à la syphilis), la NUS et la CHATTE pour la brigade d’intervention, bref, de quoi faire rire votre frère de 8ans, mais passé un certain âge… ça craint)
. Alors certes, il y a des gags visuels assez comique
(le volume sonore du journal télévisé, le coup du câble avec le cascadeur, la bagarre dans la voiture filmé sur fond vert ou les faux raccords),
mais tout ça reste bien trop timide pour une comédie devant laquelle on est censé se poiler (du moins, c’est que l’on attend, de la part d’un youtubeur qui a fait de l’humour, son activité principale).
Côté réalisation, Simon Astier s’en sort mais là aussi, rien de folichon (quelle horreur ces studios de tournage
(le film a été tourné au studio Nu Boyana à Sofia, en Bulgarie) où l’on devine à chaque coin de rue que ça pue le fake)
. Mais dans l’ensemble, le film est beaucoup trop long, si bien que le temps ressenti finit par avoisiner le double.
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