Durant tout le visionnage, je me suis demandé si j'aurais vraiment pu apprécier le film sans savoir que ce n'était pas un remake de Palm Spring et si je n'avais pas vu l'originale avant. Toujours est-il que les seuls qualités du film découlent déjà du film original.
Bon, je promets de ne pas juger la qualité du film par rapport aux changements qu'il fait par rapport au film original dont il est le remake, mais la comparaison sera toutefois inévitable pour expliquer en quoi certains défauts découlent de ces changements.
Déjà quand j'ai vu ce début, avec ce concept toujours aussi insupportable de commencer par une scène de milieu de film pour revenir au début pour expliquer comme cela est arrivé, suivit de cette voix off explicative, je me suis dit qu'on partait vraiment sur le pire du cinéma.
Heureusement, le film n'est jamais aussi médiocre que ce que laisse présager son début, mais ça reste constamment bien trop sage. Ok, l'histoire et le déroulement du film sont bons, mais vu que ça vient du film d'origine, dur d'imputer cette qualité au film en lui-même.
Commençons par le plus gros problème : les personnages ! Alors que dans Palm Spring, on avait droit à tout une galerie de perso colorés et 2 héros très attachants, on a vraiment rien de cela dans Un mariage sans fin. Déjà, les persos secondaire (en dehors des 2 héros et de l'antagoniste) sont tous soit insignifiants, soit des gimmick pas drôle.
Ensuite, les protagonistes sont très peu attachants ! Tarek Boudali et Camille Rowe sont décents, mais les personnages de Louna et Paul sont très peu attachants. Notamment Paul qui
cache le fait qu'Hakim soit à sa poursuite et d'avoir sciemment laissé Louna se faire aspirer dans la boucle temporelle, ce qui le rend très antipathique alors que Nyles dans le film d'origine se refusait catégoriquement à attirer qui que ce soit d'autre dans la boucle temporelle et avait tout de suite informé Louna que Roy était à sa poursuite.
Donc le remake modifie un truc non problématique à la base pour le transformer en défaut.
D'ailleurs, parlons d'Hakim,
l'équivalent de Roy dans le film d'origine qui n'a pas grand sens non plus ! Dans Palm Spring, on nous expliquait que Roy habitait loin et que c'est pour cela qu'il venait sporadiquement. Là, on nous dit qu'Hakim habite à côté, donc on ne comprends pas pourquoi il ne vient pas à chaque fois. Et alors ok, ils ont voulu lui donner un rôle un peu plus proactif mais déjà son retournement sort de nulle part et surtout, sa conclusion n'a aucun sens ! A quel moment, on peut se dire qu'accepter de vivre à jamais dans une boucle temporelle parce qu'on est heureux est une bonne fin ? Ca rend d'ailleurs son mépris pour Paul encore plus crétin, vu qu'il devrait lui en être reconnaissant.
D'ailleurs, globalement, le film est bien moins fun lorsqu'il reprend les scènes cultes du film original ! Le montage est d'ailleurs fait très différemment, et cela marche pas vraiment narrativement parlant.
Cela dit, le film fonctionne assez correctement en tant que comédie, puisqu'il y a quand même quelques bons gags. Par contre, le film ne fonctionne pas du tout en tant que romance, car à aucun moment on ne s'attache au couple.
Le seul changement intéressant,
c'est la fin, qui certes ne vaut absolument pas l'original, mais propose une alternative intéressante en disant qu'il faut profiter jusqu'au bout des petits moments, donc c'est acceptable.
Oui, car en dehors de cette fin, tout ce que ce remake de Plam Spring propose de différent par rapport au film original est médiocre. Et pas seulement en tant que remake, mais en tant que film.
Donc grosso modo : quand le film fait pareil, c'est bien ! Quand il fait différent, c'est naze ! Et si le film reste regardable, c'est uniquement pour des qualités qu'il n'a pas inventé donc autant se contenter de Palm Spring. La conclusion, c'est que le film n'est potable que parce que c'est le remake d'un très bon film.