Mārama
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Mārama" et de son tournage !

Naissance du projet

Taratoa Stappard a voulu créer un nouveau genre cinématographique : l’horreur gothique māorie. Ce choix marque une volonté de marier les éléments de l'horreur gothique traditionnelle avec les récits et les mythes māoris. Le metteur en scène raconte : "J’ai trouvé la confiance nécessaire pour écrire et réaliser MĀRAMA au moment où j’ai commencé à comprendre et à embrasser mon propre whakapapa — ma lignée, mon héritage."

"Ma mère, Hannah Tatana, est māorie, née et élevée à Aotearoa (Nouvelle-Zélande), et mon père, Alec Stappard, était anglais, né et élevé dans le Yorkshire. Les parents de ma mère, Rawiri Tatana et Ngawiki Winiata, étaient tous deux māoris, et ma mère me racontait de nombreuses histoires puissantes sur nos tūpuna, nos ancêtres māoris. Mais ce sont toujours les wāhine toa — les femmes māories fortes et courageuses — qui m’ont le plus fasciné."

Références culturelles

Durant la conception du film, Taratoa Stappard a collaboré étroitement avec des linguistes, des Matakite (voyants) et des experts culturels. Cette approche méticuleuse a permis d'insuffler une authenticité culturelle inédite au projet, en s'assurant que chaque détail respecte les traditions māories. Ce choix révèle une profonde intention de "marcher à reculons vers l'avenir", en utilisant le passé pour éclairer le voyage du film.

Ancrage culturel profond

Lors du tournage, "chaque jour commençait et se terminait par une karakia", une prière traditionnelle, pour honorer le tikanga māori. Cette approche a permis à l’équipe de rester ancrée et de respecter profondément la culture māorie tout au long de la production.

Ariāna Osborne, qui incarne Mārama, a utilisé ces cérémonies comme un rituel d’entrée et de sortie de personnage, intégrant ainsi ses propres pratiques artistiques avec les coutumes māories. L'importance accordée à la sécurisation culturelle a également été soulignée, surtout face aux thèmes "très dérangeants" du film.

Qui pour Mary ?

Ariāna Osborne parle couramment te reo māori et possède également un niveau avancé en japonais. En 2017, la comédienne a obtenu une licence (Bachelor of Arts) avec une spécialisation en art dramatique à Toi Whakaari, la principale école nationale d’art dramatique de Nouvelle-Zélande.

Plus récemment, elle a incarné Tui dans Madam de Tavake, aux côtés de Rachel Griffiths et Martin Henderson. Parmi ses autres rôles marquants figurent le téléfilm In a Flash de Ric Pellizzeri, la série néo-zélandaise Shortland Street, ainsi que la comédie néo-zélandaise Millie Lies Low.

En dehors des écrans, Ariāna a collaboré avec des compagnies de théâtre telles que Red Leap (Dakota and the White Flats et Dust Pilgrim) et Te Pou (The Cradle Song et Temperance).

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