Originaire d’une famille de paysans du sud de la Palestine installée à Gaza depuis 1948, Izzeldin Abuelaish est devenu à force de travail un chirurgien reconnu. En 2009, il perd trois de ses filles et sa nièce dans le bombardement de son immeuble par un char israélien. Son témoignage en direct sur une chaîne télévisée israélienne marque durablement la mémoire. Réfugié au Canada avec ses enfants survivants, le docteur Abuelaish plaide pour la réconciliation des deux peuples et encourage l’éducation des jeunes filles. Sa résilience lui a valu le surnom de Mandela du Proche-Orient. Il a raconté son histoire en 2011 dans une autobiographie traduite en vingt-trois langues "Je ne haïrai point : Un médecin de Gaza sur les chemins de la paix". La documentariste franco-américaine Tal Barda le filme en 2021 à l’occasion de son retour à Gaza pour l’audience devant la Cour suprême du procès en responsabilité qu’il a intenté contre l’Etat israélien.
La façon dont le cinéma raconte le conflit israélo-palestinien mériterait une longue étude. La plupart des fictions et des documentaires qui sortent sur les écrans sont ouvertement pro-palestiniens : "No Other Land", "Voyage à Gaza", "Yallah Gaza"… Rares sont ceux qui prennent à bras le corps la complexité des enjeux : "Bye bye Tibériade", "This is my Land", "Foxtrot", les films d’Elia Suleiman bien sûr ("Intervention divine", "Le Temps qui reste"), ceux d’Amos Gitai, "Les Citronniers"… Quasiment aucun n’est ouvertement pro-israélien sinon peut-être "Israël, le voyage interdit", le long documentaire autobiographique de Jean-Pierre Lido sorti en 2020.
Dans quelle catégorie ranger celui-là, sorti confidentiellement dans les salles fin avril avant d’en disparaître rapidement ? Tout dépend (hélas) de ses opinions personnelles. Qui est pro-palestinien l’applaudira en affirmant qu’il montre les dégâts provoqués par les opérations militaires incessantes de Tsahal dans la bande de Gaza qui, sous prétexte d’éradiquer le Hamas, asphyxie les civils, leur offrant comme seule perspective la mort ou l’exil. Qui est pro-israélien au contraire se défendra en affirmant que Tsahal mène une guerre juste contre une organisation terroriste, qu’aucune guerre hélas ne produit aucun effet collatéral, que rares sont dans le monde les belligérants qui, comme le montre le film, fournissent des soins médicaux aux populations civiles placées sous la responsabilité de leur ennemi et leur laissent un libre accès à leurs médias et à leurs tribunaux.
Autant dire que faire la critique de ce documentaire est une aventure bien périlleuse. On peut lâchement se borner à en évoquer les qualités cinématographiques. Et c’est là que le bât blesse. Car ce documentaire à la facture très classique n’en a guère. C’est un sous-produit télévisuel, lesté d’une musique envahissante, comme si la tragédie vécue par ce père éploré avait besoin d’être surlignée. Rien ne justifiait sa sortie en salles.
On ne sort pas indemne de ce premier documentaire destiné au cinéma de la réalisatrice franco-américaine Tal Barda, née et élevée en Israël. Tout en étant centré sur le gynécologue gazaoui Izzeldin Abuelaish, un homme d'une profonde humanité qui fut le premier médecin palestinien à exercer dans un hôpital israélien et dont 3 de ses filles et une nièce furent tuées par un obus israélien dirigé contre un immeuble d'habitation en janvier 2009, le film, au travers de témoignages face caméra, d'images d’archives et d'images d’animation, fait le procès par ce qu'il montre du comportement de l'état d'Israël à Gaza depuis des années. La traduction du titre original du film, c'est "Je ne haïrai pas", cette affirmation étant le crédo de Izzeldin Abuelaish, qui, malgré les souffrances que lui et sa famille ont endurées, continue inlassablement de militer pour un rapprochement entre les peuples palestiniens et israéliens, allant jusqu'à dire « Si j’étais certain que mes filles ont été les dernières sacrifiées sur le chemin de la paix entre Israéliens et Palestiniens, alors je pourrais accepter leur mort ». Poir lui, c'est très simple : La vision qu'on a d'un être humain ne doit prendre en compte ni sa nationalité, ni sa religion. Face à l'état d'Israël, Izzeldin Abuelaish, pressenti à plusieurs reprises pour le Prix Nobel de la Paix et qui vit dorénavant au Canada, n'a qu'une seule exigence : que cet état reconnaisse sa responsabilité dans la mort de ses 3 filles et de sa nièce. Des tentatives allant jusqu'à la cour suprême israélienne et qui ont toujours échoué, la réponse étant toujours plus ou moins la même : comme ces morts sont survenues lors d'un conflit, il s'agit d'actes de guerre et il n'est pas question de s'excuser. Il est vrai qu'on ne peut pas attendre autre chose d'un état dont le premier ministre affirme sans sourciller que l'armée de son pays prend toujours toutes les précautions imaginables pour ne pas attenter à la vie de civils !
Je compatis entièrement au drame vécu par ce médecin..c’est terrible et on est vraiment bouleversés par son témoignage.. En revanche, l’absence totale de remise dans le contexte rend le propos totalement manichéen..l’histoire de cette région est survolée ce qui pour des esprits peu éclairés peut donner lieu à des raccourcis.. Cette vision binaire gâche totalement le film..dommage..
C'est si fort qu'on reste sans voix. Les commentaires sont vains. Et on désespère du règne du mensonge. Le monde se porterait mieux si les humains assumaient leur responsabilité, et les conséquences de leurs actes. Ce médecin mérite mieux que des excuses, il mérite un prix Nobel de la paix.
film indispensable. Le médecin palestinien est admirable d'humanité, sa douleur est celle de toute personne devant la mort de ses enfants. Film aussi profondément et subtilement politique: il montre très simplement comment un Etat peut mentir sans vergogne.
Le destin tragique de ce médecin palestinien, et qui a perdu en 2009 trois filles dans un bombardement israélien, ne l'a jamais éloigné de sa recherche de paix. Cet homme ne connaît pas la haine malgré le mal qui lui a été fait.
Au moment où on essaie d'empêcher les jeunes de promouvoir la paix et la justice, la diffusion de ce documentaire apparaît comme un acte de résistance contre la folie et l'obscurantisme.
Ce qui est particulièrement frappant est que ce médecin, le héros du documentaire (et il mérite vraiment ce qualificatif), parvient à humaniser son peuple, à nous faire comprendre son histoire, son droit à être libre, sans jamais déshumaniser l'occupant, l'ennemi.
Le documentaire est parfois douloureux car, tourné avant le 7 octobre 2023, il montre des images de Gaza qui n'existent plus car Gaza n'existe plus.
Mais il nous pose à tous la question: qu'avons-nous fait pour empêcher cela ? Qu'avons-nous fait pour la liberté de ce peuple ?
Et après l'avoir vu, je suis plus que jamais convaincu que la création, l'art, le cinéma, doivent nous conduire à la conscience.
Je n'ai pas fait grand-chose avant pour la paix. Mais ce film est une claque et je ne serai plus jamais passive ou silencieuse.
Car ce que nous dit ce médecin pour la paix, c'est que si la haine ne mène à rien, en revanche la justice doit enfin être rendue.
Je suis bouleversée de n'avoir rien compris, ces longues années.
D'où mes 5 * pour un documentaire, par ailleurs très original et qui reste longtemps dans la tête.
Un film plein d'émotions à voir pour réaliser le drame vécu par des milliers de palestiniens et remettre de l'humanité dans ce conflit politique. Un bel hommage pour cet homme courageux et plein d'amour.
Film remarquable qui montre l'enchaînement des événements à Gaza avant les deux dernières années, que tout le monde connaît vu les sommets d'horreur atteints. Et le portrait d'un homme qui lui aussi doit être connu
Un personnage très émouvant qui malgré les tragédies qu'il traverse contine d'espérer. Ses enfants sont eux aussi d'un courage exceptionnel. Redonne de l'espoir malgré la situation actuelle.
Un très beau documentaire sur la vie quotidienne à Gaza raconté par un médecin palestinien et filmé de l'intérieur. C'est poignant, très violent et pourtant si humain. Un personnage central incroyable de bienveillance et d'optimisme en son prochain. Recommandé par un journaliste de France info. A voir absolument. Bravo également à la réalisatrice israélienne pour son courage et le choix du sujet du film
Un film documentaire à voir et à faire découvrir. Quel courage et quelle belle réaction pleine d'amour de la part de cet homme et de ses enfants survivants face à l'horreur d'une guerre indigne. La réalisatrice franco-américaine,Tal Barda, qui est née et a été élevée à Jérusalem, est membre du conseil d'administration du forum Israélien du documentaire . Une voix vers la paix? Un bel exemple de courage en tout cas
Film bouleversant faisant le portrait d'un médecin obstétricien de Gaza, prônant la paix, malgré les souffrances que lui ont infligé une armée et un état criminels, bafouant le droit depuis tant d'années. Notons que le documentaire a été réalisé par une équipe israélienne et palestinienne. Il est triste que ce film soit diffusé dans si peu de cinémas et aucun des grands groupes (Gaumont, UGC, MK2).
Un documentaire fort émouvant, qui éclaire, ravive la flamme de la paix. Un grand merci de m'avoir ouvert les yeu pour une meilleure compréhension de ce qui se passe et comment ne pas céder à la haine
Film documentaire exceptionnel qui montre la terrible réalité d'avant le 7 octobre et aussi que l'amitié entre des Israéliens et des Palestiniens existe et que la paix est possible. Elle attire notre attention sur la responsabilité des extrémistes des 2 bords, dans le chaos actuel et la souffrance des Palestiniens enfermés dans une prison à ciel ouvert à Gaza.
Allez voir le film est une démarche politique quelle que soit sa religion, son origine, sa nationalité. La mort d'enfants innocents est une abomination. Il faut que cela cesse !