Le film commençait bien c’était dynamique, mystérieux, avec de petites inspirations qui rappellent Stranger Things. Les acteurs jouent plutôt bien, et j’ai particulièrement apprécié la prestation des jeunes comédiens. Malheureusement, le concept montre vite ses limites. Il est difficile de s’attacher à une créature invisible. Les adolescents, eux, semblent très attachés à Kyma, mais en tant que spectateur, avec aussi peu de développement autour de la créature et sans véritable représentation visuelle, j’ai eu du mal à ressentir de l’émotion pour elle. Après environ une heure, j’ai trouvé que le film tombait dans des facilités scénaristiques et j’ai fini par décrocher. Cela dit, je salue la prise de risque. En France, il est assez rare de voir un film tenter autre chose que le drame ou la comédie, et rien que pour ça, la démarche mérite d’être encouragée. Il y a de bonnes idées à conserver et d’autres aspects qui gagneraient à être approfondis. Bravo pour cette tentative.
Ce premier long métrage fantastique de ce réalisateur est assez original dans sa conception et sa réalisation. Le son du film et les trucages revêtent une grande importance et sont bien conçues. Les interprètes sympathiques jouent parfaitement leur rôle. On suit donc, avec curiosité et intérêt, cette créature mystérieuse en onde sonore qui peut briser la matière que le jeune garçon va tenter d’apprivoiser malgré les dangers.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 08/06/2026 au Club Marbeuf à PARIS)