Cinque secondi
Note moyenne
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Jipéhel
Jipéhel

102 abonnés 625 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2026
La faute

Paolo Virzì n’est pas un inconnu. Loin de là. Deux de ses films m’avaient déjà fait forte impression, Folle de joie et L’échappée belle. Mais ces 105 minutes leur sont encore supérieures. Adriano, un homme solitaire, vit dans les anciennes écuries de la Villa Guelfi, une demeure abandonnée. Lorsqu’une communauté de jeunes s’installe sur la propriété pour restaurer les terres et les vignes, il tente d’abord de les chasser. Parmi eux, Matilde, profondément liée à la villa où elle a grandi auprès de son grand-père, ravive la mémoire des lieux. Ils vont devoir apprendre à vivre ensemble… Mais qui est cet homme à l'allure négligée qui vit seul dans les écuries rénovées d’une demeure inhabitée et en ruine ? Quel secret cache-t-il ? Le mystère est entier et sera tenu jusqu’à la fin de ce très beau film bouleversant.
Nous sommes dans une Toscane hivernale, sauvage, inhospitalière, une campagne laissée à l’abandon, loin du paysage de n’est pas un thriller, mais bien un drame humain qui ne peut laisser indifférent. Le film s’ouvre sur une atmosphère mystérieuse et pesante, et installe une attente en livrant peu d’informations. La photographie évolue tout au long du film. Au début, l’image est froide et hostile, puis les couleurs deviennent plus chaudes, à mesure que les saisons et les révélations se succèdent, par petites touches. On comprend peu à peu qu’Adriano, l’antihéros, est tourmenté par un douloureux secret. Un secret qui, sans rien dévoiler, est l’explication du titre du film. Vous le comprenez aisément, outre le fait que je ne peux dire grand-chose de l’intrigue sans la divulgâcher, que tout est ici dans la subtilité et le détail. Un film psychologique qui prend son temps pour aller au fond de son exploration des différents thèmes abordés et qui ne finit pas de nous surprendre.
Côté casting, Valerio Mastandrea est un magnifique acteur et le prouve encore une fois. Il est entouré par trois actrices qui, dans des genres différents, apportent des touches précieuses à cette intrigue, j’ai nommé Galatea Bellugi, qui s’affirme de film en film, Valeria Bruni-Tedeschi, toujours aussi à l’aise dans les rôles de grande excentrique et Ilaria Spada, froide comme la Justice. On retrouve dans Cinque secondi, joliment maîtrisé, ce mélange de gravité et de comédie qui fait le sel de nombre de métrages italiens avec ici une montée progressive et irrésistible de l'émotion, jusqu'à une série de conclusions qui apaisent, amusent et exaltent. Un très beau film que je recommande chaudement.
Paul B
Paul B

91 abonnés 1 567 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mai 2026
De belles valeurs, une belle critique du capitalisme, un côté thriller judiciaire qui plaît, mais aussi beaucoup BEAUCOUP d'ennui.
Philippe Dussert
Philippe Dussert

2 abonnés 37 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 mai 2026
plusieurs sujets lourds qui se mêlent.. handicap.. divorce pourri.. parentalité.. droit a l'euthanasie.. traités en douceur et parfois en souriant.. dans la lumière de la Toscane.. un film magnifique lumière
Jerome
Jerome

50 abonnés 198 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2026
Boudé bizarrement par la presse, ce film dramatique et poignant déroule un scenario impeccable qui dévoile peu à peu la profondeur du personnage central.
Jeanne G.
Jeanne G.

4 abonnés 15 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 mai 2026
Avec Cinque secondi, Paolo Virzì signe peut-être son œuvre la plus aboutie, un équilibre parfait entre profondeur et légèreté. Porté par un Valerio Mastandrea magistral, le film explore avec finesse la culpabilité, la rédemption et les tensions intergénérationnelles. Galatea Bellugi et Valeria Bruni Tedeschi y sont tout simplement magnifiques.
Et un final d’une émotion rare, qui m’a laissée en pleurs.
Cinque secondi pourrait bien être le meilleur Virzì…
Janine Friedel
Janine Friedel

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mai 2026
Paquet énigmatique que l’on découvre en soulevant des feuillets successifs pour trouver une jolie histoire à multiples facettes (de surprises, réflexions, morales et regards sur le monde )
Direct-actu.fr

390 abonnés 520 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 avril 2026
Cinque Secondi est une claque, le jeu de Valerio Mastandrea en contraste avec la fougue de Galatea Bellugi. On a un rythme en décompression, une photographie soignée. On aime la tentative de fantasme de réparation à travers la jeune femme enceinte, comme pour tenter de baisser le niveau de culpabilité dans l'affaire qui le confronte à son ex-femme.

Dans le film, s’installe une fracture intime sans jamais être nommée frontalement. Par touches successives, il dévoile une blessure liée à la paternité, où l’isolement devient à la fois refuge et punition, et où les regrets remontent lentement à la surface. Adriano Sereni (Valerio Mastandrea), reclus dans les écuries d’une villa abandonnée, vit dans un quotidien figé, presque vidé de sens, jusqu’à l’arrivée d’une communauté venue redonner vie aux terres. Parmi eux, Matilde Guelfi (Galatea Bellugi), enceinte, indépendante, agit comme un révélateur brutal.

Face à elle, il résiste, puis se fissure. Leur confrontation ne passe jamais par des explications directes, mais par des glissements, des silences, des gestes. Le film suggère plus qu’il ne montre. L’isolement d’Adriano n’est pas seulement social, il est intérieur. Il se coupe du monde, mais surtout de lui-même. Tout indique une rupture avec son rôle de père, sans que les causes soient immédiatement livrées.

La présence de Matilde introduit un paradoxe. Elle porte la vie, tout en affirmant qu’un père peut être inutile. Ce positionnement agit comme un miroir pour Adriano. Là où il a échoué, elle semble refuser d’avance. C’est là que le film devient plus fin. Adriano glisse vers une forme de protection, presque malgré lui. Il accompagne, veille, tente de réparer sans pouvoir effacer.

La naissance à venir devient alors un pivot. Elle incarne un espoir, mais ravive aussi la culpabilité. Aider à faire naître, c’est se confronter à ce que l’on n’a pas su préserver. La nature, elle aussi, accompagne ce mouvement. La vigne abandonnée qui renaît agit comme une métaphore simple et efficace. On peut réparer, mais pas revenir en arrière.
Le film refuse toute rédemption facile. Adriano évolue, mais la blessure reste. Cette lucidité donne au récit sa force. Entre renaissance fragile et impossibilité de réparer totalement, Cinque Secondi trouve une justesse rare, sans jamais forcer l’émotion.
Coric Bernard

461 abonnés 852 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 avril 2026
C’est un bon film au scénario bien rythmé et bien construit. On suit avec intérêt l’histoire de cet avocat renommé qui s’isole de ses affaires professionnelles mais aussi familiales que nous découvrons peu à peu dans le déroulé du film. Il va se confronter à d’autres problèmes qui vont l’amener à sortir de son isolement et à changer. Ce film rugueux et profondément humain est passionnant à suivre et est porté par d’excellents interprètes.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse le 03/04/2026 au Club Marbeuf à PARIS)
traversay1

4 502 abonnés 5 399 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 mai 2026
C'est peut-être un peu injuste d'affirmer que Paolo Virzi n'a pas réussi jusqu'alors à prouver qu'il faisait partie des grands cinéastes italiens, malgré une filmographie fournie et quelques œuvres plus qu'honorables, dans le lot. Mais cette fois, avec Cinque secondi, certes pas exempt de défauts, le réalisateur toscan a placé la barre un peu plus haut, pas seulement pour le fond du long métrage, à base de responsabilité, de culpabilité et de rédemption, notamment, mais surtout pour son architecture et la personnalité assez longtemps énigmatique de son héros, interprété par un excellent Valerio Mastandrea. La sous-intrigue du film, avec son choc des générations, assez malicieusement traitée, permet à Virzi de s'échapper par instants de son sujet principal, très lourd, avec entre autres une magnifique Galatea Bellugi, aussi à l'aise quel que soit le côté des Alpes où elle tourne. Ajoutons un troisième personnage singulier, celui incarné par Valeria Bruni Tedeschi, parfaite dans ce type de rôle excentrique. On retrouve dans Cinque secondi, joliment maîtrisé, ce mélange de gravité et de comédie qui fait le sel de nombre de métrages italiens avec ici une montée progressive et irrésistible de l'émotion, jusqu'à une série de conclusions qui apaisent, amusent et exaltent. Le meilleur film de Paolo Virzi ? Cela se pourrait bien, même s'il aura forcément des détracteurs.
sisil75
sisil75

4 abonnés 3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mars 2026
Belle histoire d’un bouleversement de vies
Interprétation soignée et délicieuse bercée par un délicieuse mélodie italienne
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