À l’origine du film, il y a l’expérience du producteur, Romain Mailliu, comme volontaire dans les bidonvilles de Jakarta, en Indonésie, pendant un an et demi. C’est à la suite de ça qu’il a eu l’idée d’un film qui porterait la voix des jeunes en situation de précarité.
I Am The Future a nécessité huit mois de tournage sur cinq pays différents : France, Inde, Liban, Indonésie et États-Unis.
Le documentaire avait comme enjeu principal de redonner la parole et la visibilité aux jeunes sous-représentés dans plusieurs univers (politique, artistique et artistique) et qui vivent dans un contexte de précarité. En raison de leur pauvreté, ils se retrouvent d’ailleurs peu entendus.
Les différents jeunes du film ont été accompagnés par LP4Y (Life Project 4 Youth Alliance). Il s’agit d’une fédération de 17 organisations dans 14 pays dont la mission est le développement de solutions innovantes pour l’inclusion et professionnelle des jeunes, de 15 à 24 ans, issus de l’extrême pauvreté et victimes d’exclusion. Depuis sa création, cette fédération a accompagné 8 8870 jeunes adultes.
Entre documentaire et fiction, I Am The Future a surtout été envisagé par la réalisatrice, Rachel Cisinski, comme une œuvre mettant en avant le motif du rêve puisqu’il permet de s’échapper d’une réalité brutale. Ici, le thème du rêve est central puisque les jeunes filmés par la cinéaste s’autorisent le droit de nier une réalité trop compliquée.
En 2020, Rachel Cisinski s’est retrouvée confinée à Calcutta, en Inde, au plus fort de la pandémie de Covid-19. Elle était alors volontaire pour LP4Y et a notamment aidé des jeunes sortis de prison, des individus en situation de handicap ou encore de jeunes mères isolées. Des personnes qui ont ensuite été formées à l’entreprenariat et qui ont pu accéder à une formation, en informatique et en anglais, grâce à l’association.