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Timothy A
1 critique
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5,0
Publiée le 23 octobre 2025
Un grand bravo au réalisateur qui retrace l’histoire d’un homme qui a été étouffée du grand public mais adorée par la banque de France. Merci pour les émotions !
un très bon film, remarquablement joué : Reda Kateb campe ce personnage avec beaucoup de force et de sensibilité, Sara Giraudeau est délicate, Bastien Bouillon mérite ce rôle réinvesti par rapport à la réalité semble-t-il, et Pierre Lottin est très crédible dans ce contexte d'après-guerre si compliqué pour le travail... ...les années 60 sont très bien rendues. Le film est palpitant ( ne pas trop se renseigner avant sur cette affaire historique ) et réussit à ne pas prendre parti sur la moralité de la contrefaçon en rendant son faussaire humain et digne, mais conscient de sa malhonnêteté. En tout cas un hommage à son génie incroyable !
L’émotion affleure dans les relations entre le faussaire et sa femme . Néanmoins cela reste un film assez sage avec peu d’aspérités . On a l’impression de voir un gentil faussaire qui écoule quelques billets avec certes beaucoup de précautions. C’est loin de la réalité au vu des chiffres . Les relations avec le milieu sont escamotées, on est presque surpris par la violence de certaines scènes . Ne vous attendez pas à un film noir … plutôt une illustration dont la vérité transparaît certainement dans les dernières images ( on ne spoile pas ). Un brave type vraiment ?
En fin de compte, je n'ai pas bien compris qui était ce monsieur. On nous le donne à voir par ce qu'il n'est pas : il est Polonais, mais il perd son accent ; il n'est pas un artiste, car personne ne le connaît ; il n'est pas un vrai bandit, mais en adopte beaucoup de pratiques et valeurs. Bref, on s'y perd vraiment dans ce mélange des genres, d'autant plus que le film tourne au Catch me if you can cheap. Le film n'est pas vraiment burlesque, pas vraiment thriller, finalement il est juste sans saveur. Heureusement que Bastien Bouillon donne du corps à ce personnage de policier obsessionnel pour densifier un peu l'écran, car le reste des personnage est lisse, sans intérêt, sans aspérité, sans évolution. Dommage.
Le sujet était en or,un faussaire hors ,le film est plat,les séquences de vie quotidienne dignes de la bibliothèque rose avec une Sara Giraudeau ennuyeuse à la facture des faux billets est digne d'un bon documentaire et la traque du criminel mieux qu'intéé a raté le coche.
Pas grand chose à en dire si ce n'est que l'histoire tourne vite à l'ennui vu qu'il ne s'y passe pas grand chose ! Vraiment pas de quoi fouetter un chat contrairement à ce que j'ai lu comme qualificatifs positifs à propos de ce film.
Vu en avant première à la Cinémathèque, ce film est excellent et je le suis sentie immergée dans l’histoire, oubliant qu’il s’agissait d’un film. Allez-y vous passerez un bon moment, les acteurs sont formidables
Mais quel purge ! Pas une seconde n’est à (re)garder dans ce film dans lequel tout le monde s’est mis d’accord pour mal jouer (même les musiciens !). J’ai cru un moment à une comédie absurde mais non, je crois que c’est vraiment un « thriller » au premier degré que le réalisateur a essayé de faire. Mais sans suspens du coup. Un film beaucoup trop long pour supporter d’être aussi mauvais. Fuyez
Film élégant, sur un artiste trè doué. Le policier et le faussaire avaient de l'estime l'un pour l'autre. Histoire étonnante belle explication sur le phénomène Bojarski. Beau film
Ce qui frappe d’abord dans L’Affaire Bojarski, c’est la patience. Le film prend son temps. Il observe. Il montre. Il détaille. Comme son personnage, il fabrique lentement quelque chose de très précis. Trop précis, peut-être. Comme si le film, à force de vouloir être juste, avait peur de devenir faux. Jan Bojarski est un faussaire. Un homme qui passe sa vie à imiter le réel mieux que le réel lui-même. Le paradoxe est là : raconter un menteur de génie sans jamais mentir formellement. Le film reste honnête. Toujours. Il explique tout. Il éclaire chaque zone d’ombre. Il ne laisse rien hors champ. Et c’est précisément ce refus du flou qui intrigue. Reda Kateb joue un homme contenu, presque invisible. Il est crédible. Il est sérieux. Il est constant. Mais il est rarement inquiétant. Le film ne cherche pas à pénétrer l’obsession. Il la décrit. Bojarski fabrique des billets, mais le film fabrique du sens sans jamais le troubler. La traque avec le commissaire Mattei aurait pu être un duel mental, presque abstrait. Elle reste une opposition claire, lisible, maîtrisée. Deux hommes appliqués. Deux solitudes propres. Rien ne déborde. Rien ne se fissure vraiment. Le film avance droit, sans jamais risquer la chute. Et pourtant, quelque chose persiste. Une sensation discrète. Celle d’un film qui aurait pu être autre chose. Plus trouble. Plus ambigu. Plus dangereux. On sent par moments une envie de s’approcher du vertige — puis le récit se ravise. Il revient à l’ordre. À la reconstitution. À la maîtrise. L’Affaire Bojarski n’est pas un film raté. C’est un film prudent. Il préfère raconter plutôt que contaminer. Il respecte son personnage au point de ne jamais se laisser séduire par lui. Et en cela, il laisse le spectateur dans une position étrange : intéressé, mais jamais vraiment pris au piège. Quand le film se termine, il reste l’image d’un homme qui a passé sa vie à fabriquer de faux billets parfaits. Et d’un film qui, lui, n’a jamais osé fabriquer un mensonge assez fort pour nous troubler durablement.
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Vu en avant premiere à la cinémathèque ! Un grand film qui renoue avec les chef d’oeuvres classiques français qui ont tant irrigué nos salles par le passé mais qui se font de plus en plus rares. Si vous voulez voir un grand film avec des acteurs et actrices au sommet de leur art au service d’une histoire passionnante et touchante, foncez !
Jean-Paul Salomé s’intéresse cette fois à une histoire incroyable, celle de Jan Bojarski, un faux monnayeur qui durant plusieurs années donne des sueurs froides à la bande de France. Un personnage devenu culte par son grand talent de reproducteur des billets et dont la traque aboutira à son arrestation en 1964. L’histoire est forte, bien réalisée, et portée par un casting très réussi. Un bien joli film.
Un excellent film et une très belle découverte. On en vient à éprouver de l’admiration pour ce faussaire au talent unique, tout en redoutant son arrestation. Le cinéma a ce don de révéler des personnages, de les tirer de l’ombre et de les inscrire dans la mémoire. Je vous invite d’ailleurs à aller le découvrir en salle ! Vu en avant-première au Grand Palace des Sables d'Olonne avec la présence de Jean-Paul Salomé et Reda Kateb.
Qu'est ce qui a pu motiver le réalisateur Jean Paul Salomé à s'intéresser à Jan Bojarski, le plus célèbre des faux-monnayeurs en France interpellé par l'inspecteur Mattei en 1964 après quatorze années de copie de billets de banque ? Sans doute le personnage très romantique intelligent et passionnant de l'ingénieur polonais réfugié en France pendant la guerre, qui se voit contraint d'utiliser ses dons pour fabriquer de faux papiers. N'ayant jamais réussi à obtenir un contrat d’état civil à la libération, et donc dans l'impossibilité de déposer les brevets de ses nombreuses inventions (stylo à bille, machine à café... ) il est limité à exécuter des travaux inintéressants et mal payés. Un jour, un gangster lui propose d’utiliser ses talents exceptionnels pour fabriquer des faux billets. C'est le début de l'aventure qui va le conduire à mettre en péril sa famille et lui-même. Le film est bien mené par un excellent scenario du début à la fin. La solitude du faussaire, les implications de son "travail" à sa vie familiale, son rapport à la police et particulièrement au commissaire chargé de l'affaire sont passionnants. Reda Kateb (Bojarski), Sara Giraudeau (sa femme) et Bastien Bouillon (le flic) sont parfaits. La reconstitution de l'époque (de la libération aux années 60) est un peu trop marquée à mon goût mais semble juste et plaira probablement à ceux qui en gardent une nostalgie. Ce qui m'a profondément plu dans le film est ce qui y est sous-jacent: "Comment gagner une légitimité, comment vivre normalement dans un pays qui vous refuse un droit, celui de pouvoir y vivre en vous donnant un état civil" Décidément presque un siècle après les évènements, la situation ne s'est pas améliorée... Film vu en présence du réalisateur à l'UGC de Lille