Le film sur l’affaire Bojarski est une réussite, mettant en lumière une histoire méconnue avec intensité et justesse. Reda Kateb y est excellent. Un drame captivant qui mérite d’être vu.
Assez bien dans l'ensemble mais malheureusement certaines scènes étaient trop longues alors que d'autres trop rapides. On retient quand même le positif.
Mais que c'est long, sans tension .. dommage que ce sujet n'ait pas été traité par un ténor des années 70 tant la réalisation "2025" est besogneuse et très mollement appliquée (par ex, les scènes de fusillades sonnent assez faux). On regrette .. oh combien ! .. de ne pas voir surgir un Gabin, un Blier, un Ventura ou un Constantin pour redonner du peps à cette entreprise. Et j'avoue être perplexe quant au choix de Reda Kateb - que j'aime d'ordinaire - pour incarner (?) ce faussaire polonais habité par son art tant cette "folie" n'est pas traduite, n'est pas rendue dans son jeu assez peu convaincant.
Je ne connaissais pas cette affaire, mais j'avoue avoir été scotchée au film du début à la fin. Aucun temps mort , du suspens, des bons acteurs, une histoire vraie... que demander le plus!
Un film passionnant où je ne me suis pas ennuyé une seconde. Les acteurs sont tous vraiment très bons, principalement Monsieur Kateb. Merci pour cet excellent moment passé en votre compagnie.
Un film fort plaisant, une belle réalisation française sur fond d'enquête policière et de fausse monnaie. Tiré d'un fait réel, on éprouve en fait très vite de l'affection envers cet escroc (ou cet artiste) dans une reconstitution parfaite de cette France d'après guerre.
Oh mon dieu… j’avais tellement envie d’aller voir un film dans ce style. Un film d’époque sur cette France d’après guerre si peu représenté. Et wow j’ai eu l’impression de regarder un Télé film france 3., tout fais extrement faux, fabriqué, alors que les decors sont tres bon et les costumes aussi. Mais l’image est si plate, sans aucun parti pris à la lumière ni dans le choix des cadres…
Surtout, Comment peut on avoir des acteurs si peu convaincants et investis. Comment peut on avoir une mise en scène si plate, sur-découpé, un seul niveau de lecture parceque il ne faudrait pas en faire d’avantage hein, et surtout un fils rouge gros comme un bloc de marbre, et certaine scène comme spoiler: le café renversé à la fin pour découvrir la planque, c’est vraiment vraiment pathétique…
Les scènes sont d’un déjà vu abyssal, et le niveau des dialogues son un réelle souffrance à l’oreille.
Le pire restera l’absence complète de tension que cela soit au niveau de l’enquête ou de la relation avec sa femme qui est purement linéaire et sans aucune nuances.
L’un des sujets extrêmement intéressant abordé sont ses origines polonaises, la difficulté de s’intégrer dans une france d’après guerre raciste, la discrimination a l’emploi. Mais meme cela c’est raté, c’est si peu incarné, si peu subtil, on vois que le réalisateur
L’Affaire Bojarski s’inscrit dans une tradition du cinéma français qui préfère la nuance à l’esbroufe et la tension sourde aux effets spectaculaires. Le film avance avec une rigueur presque clinique, laissant le spectateur recomposer lui-même les lignes de force, sans jamais lui mâcher le travail. Cette retenue, loin de refroidir le propos, installe une atmosphère dense et durable, où chaque silence compte autant que les dialogues. La mise en scène se distingue par sa sobriété maîtrisée : rien n’est appuyé, tout est suggéré. Le rythme, volontairement mesuré, permet de s’installer dans une zone d’inconfort intellectuel, où les certitudes se fissurent peu à peu. Le réalisateur semble moins chercher à convaincre qu’à interroger, et c’est précisément là que le film trouve sa force. L’interprétation joue un rôle central dans cette efficacité feutrée. Les acteurs livrent des performances tout en retenue, évitant toute démonstration, avec une précision qui rend leurs personnages crédibles et profondément humains. On sent un travail d’écriture attentif aux détails, aux contradictions, aux zones grises, sans jamais tomber dans le manichéisme. Au-delà de son sujet apparent, le film interroge subtilement des mécanismes plus larges : le rapport à la vérité, la construction des récits, et la manière dont le regard collectif peut infléchir les destins individuels. Sans discours appuyé ni morale assénée, il laisse une impression persistante, invitant à prolonger la réflexion bien après la projection. L’Affaire Bojarski est ainsi un film exigeant mais accessible, qui fait confiance à l’intelligence du spectateur. Un cinéma de tension intérieure et de questionnement, plus préoccupé par ce qu’il fait ressentir et penser que par ce qu’il montre.
Ce film nous plonge d’emblée dans un récit mêlant art, criminalité grandiose, rejet social et politique étrangère avec un équilibre qui ne peut que laisser béat.
C’est brillamment réalisé et le constat est sans appel : on s’attache presque sans retenue au anti-héros qui finit par tout perdre à force de vouloir statisfaire son orgueil.
C’est d’ores et déjà l’une des meilleures productions de l’année, assurément !
Film très réussi, vu dans la ville où Bojarski fut arrêté. Merci aux amis du Cyrano à #Montgeron qui permettent aux banlieusards de rêver un peu en maintenant un cinéma de proximité!