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DemoCiné
16 abonnés
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3,5
Publiée le 29 janvier 2026
Un film français à la hauteur de son ambition. Retracer l’histoire incroyable d’un faussaire qui a réussi à berner les autorités françaises en fabriquant des faux billets plus vrais que nature. Fresque historique qui prend la forme d’un thriller policier, le film tient sa promesse de départ grâce à un rythme soutenu , des comédiens habités et une très belle direction artistique aussi bien sûr les décors que sur la photo du film, soignée er propre. À l’image du film qui reste classique et propre sans rien révolutionner mais de bonne (vraie) facture.
L’Affaire Bojarski propose une reconstitution sobre et rigoureuse de cette histoire de faux monnayeurs, privilégiant la précision des faits à l’effet dramatique. La mise en scène, volontairement discrète, installe une atmosphère grave mais parfois trop académique, au risque d’un certain manque de rythme.
Très bon film des années 50 60 avec la technologie des annees 2020 C est nickel bien leche....finalement parfois trop propre Avec une fin un peu plus libre Belle histoire à découvrir avec des acteurs qui font le job J ai passé un moment sympa et en ces jours c est pas si courant Allez y le cinéma français a besoin de vous
Un Reda Kateb au sommet de son art dans ce film inspiré de faits réels. La reconstitution du cadre de l’époque est bien faite et le duel faussaire/policier nous tient en haleine tout au long du récit. Une eeussite !
Très beau film , le couple Reda Kateb et Sara Giraudeau est formidable . On est pris et touché de bout en bout par cette histoire (vraie !) de cet inventeur-artiste racontée dans ce thriller haletant et émouvant . Bravo !!!
Ce film m'aura permis de découvrir une histoire méconnue, pour moi, du grand banditisme. Un jeu du chat et de la souris. Encore du grand Reta Kateb. Et comme quoi, il ne faut faire confiance qu'à soi-même.
Les acteurs sont bons, la reconstitution est impeccable, l'histoire extraordinaire. Mais voilà, le tout manque d'une vision, d'un geste de cinéma, d'une tension, d'une psychologie des personnages plus en profondeur. La réalisation est ultra conventionnelle , plate, parfois maladroite, avec quelques invraisemblances. Et même si je m'attendais pas à avoir tout ça, j'ai quand même été déçu... le potentiel était pourtant là.
Les dialogues et le scénario sont un peu surfais par moment, le film manque parfois d'épaisseur malgré le côté joli musée. Mais il y a quand même des fulgurances, et Kateb arrive à rendre le personnage attachant.
J'avais vu dans les années 90/2000 "Restons groupés" et "Belphegor" de Jean-Paul Salomé qui m'avait déçu à l'époque auquel je me disais que ce cinéaste avait peu de talents et que je zapperais ses films. Puis, 2026, avec un excellent bouche a oreille et un casting alléchant, pourquoi pas, et la c'est une excellente surprise car l'histoire est accrocheuse et la réalisation inspirée. "L'affaire Bojarski " est une histoire vraie sur un immigré Polonais arrivant en France pendant la seconde guerre mondiale vivant avec ses potes de galères en petits boulots. Il trouve un don dans le dessin et particulièrement en fabriquant de fausses monnaies , d'abord dans un gang puis à son compte ,comme il dit, seul dans sa cave sans que personne ne sache, sauf sa femme qui l'apprend en cours et gardera le secret et la peur au fil du temps, il va devenir riche et la police nerveuse de ne peut le trouver et l'arrêter. J'ai beaucoup aimé ce long métrage auquel, il faut l'avouer, s'est un peu inspiré de "Arrete moi si tu peux" de Spielberg, mais aussi un petit air de "Le Cave se rebiffe" de Gilles Grangier, mais ça marche à l'écran, du même niveau! Le scénario est très malin, structuré et crédible pour décrire les faits. La reconstitution de la France de l'après guerre est superbement montré dans le film. De grandes interprétations de Reda Kateb, Sara Giraudeau, Bastien Bouillon ou Pierre Lottin dans leurs rôles respectifs. Du très bon cinéma Français comme on aimerait le voir plus souvent.
Géotrouvetout De 1948 à 1964, un ingénieur polonais émigré va affoler la Banque de France en falsifiant à trois reprises des coupures réputées non copiables ; il sera nommé le Cézanne de la fausse monnaie. Ce film a le mérite de montrer le travail ingénieux et artistique de celui qui œuvrait seul de la fabrication de son papier, à la gravure des plaques ; pour un travail réputé devoir être réalisé par plusieurs personnes possédant diverses compétences. Et c’est bien sa force, au-delà de son intelligence, qui lui permis de jouer au chat et la souris avec Commissaire Mattei durant toutes ces années. Pas de complice, peu de chance de se faire attraper. Jean-Paul Salomé, au-delà de rendre hommage aux émigrés même talentueux auxquels la France ne faisait pas de place et qui trouvèrent d’autres voie d’insertion, valorise le geste de l’artisan dans des scènes quasi documentaires sur l’imprimerie. Ayant vu ces gestes réalisés par mon propre père, je me suis replongé dans le monde des petites imprimeries de labeur de mon enfance. Pour jouer Bojarski, un Polonais, le choix de Reda Kateb est troublant dans les premières minutes. Reda Kateb jouant un Polonais ? Et c’est bien là, la force d’interprétation de ce grand comédien, on finit par oublier les origines aussi bien du héro (ou anti héro plutôt) et de l’acteur pour ne voir que le faussaire. On ne peut pas en dire autant de son ami immigré joué par Pierre Lotin, qui malgré un physique plus près de polonais que son comparse, ne nous convainc jamais ; pourquoi cet accent surfait et surinterprété tout le long du film ? Il en va de même pour un Bastien Bouillon au jeu tout et trop en retenue. La touche féminine, légère puis profonde, et toute en sensibilité de Sarah Giraudeau apporte un réel supplément d’âme à ce film quand il s’intéresse à la vie familiale de Bojarsski. Jean-Paul Salomé à la réalisation est d’un académisme d’un autre âge, très conventionnelle et didactique, tout se passe dans le cadre. Cette histoire aurait pu être conté de manière moins linéaire et sage ; c’est planplan et surligné. Prenons pour exemple toutes ces vignettes nous montrant Bojarski inventeur de génie qui aurait conçu le stylo à bille, le déodorant stick, la cafetière unidose, … C’est bien poussif et démonstratif. Mais en boudons pas notre plaisir devant ce thriller historique minutieux à l’ancienne assurant une reconstitution soignée d’une époque. Du bon cinéma tout public de qualité malgré tout destiné à faire des entrées.
L’affaire Bojarski est un film qui m’a agréablement surprise ! Alors que je suis souvent déçue par les productions françaises récentes, celui-ci m’a vraiment conquise. Les acteurs sont excellents, avec une mention spéciale pour Reda Kateb, dont la performance rappelle son rôle marquant dans Le Chant du Loup. L’histoire, mêlant fiction et images d’archives, est captivante et bien menée. L'affaire Bojarski signe là un film original et bien construit. Si vous cherchez un bon film français récent, je vous le recommande sans hésiter. Petit bémol : certains décors manquent un peu de crédibilité, avec des détails trop modernes pour l’époque. Mais c’est un défaut mineur, surtout quand on connaît les potentielles contraintes budgétaires des productions. Mais overall, il vaut vraiment le détour !
dans ce film inspiré d'un vécu authentique, sont véhiculés de nombreux messages directs ou subliminaires.
la force d'un talent "manuel" aux côtés et au service de talents intellectuels l'engagement courageux en faveur de persécuté(e)s la solidarité de collaboration la solidarité fraternelle communautaire polonaise le racisme larvé ou agressif intra-européen d'après-guerre l'extrêmisme violent des malfrats déjà développé en ces années-là le sacrifice professionnel policier la conscience morale et le sens du devoir civique l'abnégation paternelle pour la famille l'intelligence pondérée, le sens commun, la maîtrise de soi la mise en cause de la condition féminine des années 50/60 les prémices du féminisme raisonné, l'indépendance conjugale le triomphe final du "bien" juridique et sociétal les conflits d'intérêt au plus haut des responsabilités la trahison, la délation le sacrifice et la résistance maternelle le pouvoir du pardon la fidélité et la patience dans l'adversité l'excellence artisanale la fierté et la dignité la finesse conversationnelle la peur et la souffrance intime l'injustice commune l'absolutisme administratif la ténacité et l'obstination la créativité en autonomie la science du secret la puissance de la modestie
le tout avec une très bonne mise en scène, d'excellents acteurs, bien tourné, bien rythmé, bien musicalisé, très réaliste, et en prime le charme un tantinet mélancolique de Sara ! Peut-être pourrait-on regretter trois scènes très violentes qui ont toute leur place dans l'histoire mais où le sang coule un peu trop...visiblement.