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Roberto_cpr (cineprochereviews.com)
9 critiques
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5,0
Publiée le 19 janvier 2026
J'avais récemment entendu le récit de la vie de cet homme dans l'émission « Affaires sensibles » de France Inter, mais voir cela en image et royalement interprété par un casting aux p'tits oignons, c'est autre chose. Très bon ! Bonne toile !
Belle reconstitution et histoire incroyable, voilà un grand film populaire comme on en voit plus souvent. casting remarquable, kateb et bouillon sont au top. mise en scène soignée et efficace. les dialogues sonnent justes. ce n est peut être pas du grand art mais c est du très bon spectacle.
Une histoire qui fait immanquablement penser au "Cave se rebiffe" ou encore au personnage de Louis DELGA, le faussaire du film "Papillon" interprété par Dustin Hoffman. A cette époque, ces escrocs étaient envoyés au bagne de Cayenne. Ils savaient ce qu'ils encouraient puisqu'ils avaient recopié le texte de loi qui prévoyait cette peine figurant sur les billets de banque. On retrouve dans l'affaire Bojarski cette ambiance des années 60 avec les voitures d'époque et les petits truands que l'on pouvait voir dans le film avec Jean Gabin, alias le "dabe". Il est aussi question de la recherche du papier et du graveur. A cette époque il y avait une forme de respect du malfaiteur vis à vis de la police et inversement, elle reconnaissait le talent artistique du faussaire . On note une belle performance du couple Kateb - Giraudeau, épouse aimante et admirative de son mari, mais pas dupe.. Malheureusement il y a beaucoup de longueurs,( au moins 30 minutes de trop.) L'histoire patine sans qu'il ne se passe grand chose hormis les multiples scènes de l'escroc en train de travailler et c'est bien dommage.
Le film raconte le destin hors norme d’un ingénieur polonais devenu faussaire, faute de pouvoir vivre de ses inventions, et constamment confronté au racisme de l’après-guerre. Une trajectoire au fort potentiel romanesque, dans laquelle Jean-Paul Salomé choisit de s’intéresser davantage à l’artiste qu’au hors-la-loi. Et même si le film n’est pas un biopic au sens strict, et s’autorise certaines libertés d’écriture, notamment autour des prétendues inventions du personnage, son histoire demeure fascinante à suivre.
Le film brille avant tout par son impressionnant travail de reconstitution. Bien sûr, les décors participent à l’immersion dans cette France d’après-guerre, mais c’est surtout tout ce qui touche à la machinerie et à la fabrication des faux billets qui force l’admiration. Le récit insiste sur le génie de son personnage, pour qui chaque nouveau billet devient un défi technique toujours plus audacieux. À l’instar de Walter White dans BREAKING BAD, Bojarski est condamné au secret et s’engage dans une quête de reconnaissance permanente. Une obsession qui le mènera jusqu’à signer ses créations, afin de les rendre plus parfaites encore que les billets qu’il imite.
Le spectateur va être entrainé dans l’enquête et le jeu du chat et de la souris qui s’installe entre Bojarski et l’inspecteur lancé à ses trousses pendant quinze ans. Reda Kateb et Bastien Bouillon incarnent avec justesse la dualité qui s’installe entre ces deux hommes, tous deux dévorés par leurs obsessions respectives, au détriment de leur vie familiale. Le film s’attarde également sur sa relation avec son épouse, qui l’aime d’un amour aveugle, interprétée par une Sara Giraudeau qui compose un personnage dans la retenue qui devient le contrepoint émotionnel d’un récit.
L’AFFAIRE BOJARSKI navigue ainsi entre polar à l’ancienne, histoire d’amour et drame social, celui d’un immigré incapable de trouver sa place dans la société française. Mais le film est peut-être trop sage. Il peine à affirmer une réelle identité et manque parfois de tension dramatique. D’autant qu’il souffre inévitablement de la comparaison avec ARRÊTE-MOI SI TU PEUX, allant jusqu’à s’inspirer un peu trop ouvertement du classique de Spielberg.
On pourra également regretter une mise en scène parfois trop académique, où rien ne déborde vraiment. Si l’ensemble est soigné et maîtrisé, il manque de véritables coups d’éclat, notamment lors des rares scènes de fusillade, qui peinent à trouver une véritable ampleur.
Il n’en reste pas moins le portrait captivant et méconnu d’un artiste hors-la-loi, dont les faux billets sont aujourd’hui considérés et vendus comme de véritables œuvres d’art.
Les acteurs sont tous parfaits. J'ai une tendresse particulière pour Sarah Giraudeau qui est excellente et puis aussi pour Pierre lottin qui est un acteur très particulier et tjs impeccable. L'histoire de cet homme qui est un faussaire mais qui n'est pas un vrai malfaiteur et est plutôt un génie. Il ne connaissait rien à l'imprimerie et à la gravure avant de produire de la fausse monnaie en font un être exceptionnel. Il se dit contraint de transgresser la loi car sans identité officielle, il ne peut trouver d'emploi. Il est aussi victime de la xénophobie. Il tombe en rendant service à un ami. Le film est un peu différent de la réalité mais c'est pour la beauté de la narration. La banque de France n'a jamais voulu alerter officiellement sur l'existence des faux billets de 100 francs les Napoléon parce que il était impossible pour la majorité des agents de faire la différence entre les faux et les vrais et donc signaler leur existence aurait entraîné une méfiance vis-à-vis des vrais.
Jean-Paul Salomé semble se plaire à adapter sur grand écran d’incroyables histoires de femmes et d’hommes qui ont connu des destinées hors du commun. Il avait dressé le portrait passionnant d’une syndicaliste lanceuse d’alerte dans un film au titre éponyme sorti en 2023. Cette fois, il nous raconte le parcours étonnant de Ceslaw Bojarski, un faussaire de génie, qui aura réussi à échapper à la justice pendant près de quinze ans. Reda Kateb incarne le malfrat d’origine polonaise avec beaucoup, peut-être trop, de retenue. Voulant sans doute préserver le caractère originellement réservé et discret du faux-monnayeur, il nous propose une interprétation quasiment sans la moindre émotion. Seule Sara Giraudeau, qui incarne sa femme, donne de sa personne pour rendre le personnage un peu plus sensible. La jeune actrice française excelle et est imitée en cela par Bastien Bouillon. Ce dernier interprète le commissaire de police chargé de la longue enquête pour retrouver le faussaire. Il incarne ce rôle à la perfection et son jeu fait merveille lorsqu’il rencontre de manière fortuite le malfrat après lequel il court depuis des années. Même si le parcours de Bojarski est unique, le long-métrage de Jean-Paul Salomé empreinte de nombreuses ficelles scénaristiques au film de Spielberg Arrête-Moi si Tu Peux. Peut-être que le parallèle est totalement fortuit, mais on sourit à retrouver presque toutes les mêmes péripéties dans les deux œuvres. Reste un film à la réalisation soignée qui nous narre une histoire fascinante, mélangeant l’art et la truanderie, et qui nous rappelle notre rapport quasi charnel à la monnaie papier.
On ne peut que se laisser emporter par ce récit basé sur une histoire vraie, un destin extraordinaire : Bojarski, un faussaire polonais si talentueux qu'il ne peut se contenter de rester dans l'ombre. C'est aussi l'histoire qui se révèle touchante d'une rencontre entre deux workaholic passionnés en quête de reconnaissance. Reda Kateb est très pertinent dans ce rôle, à la fois humain et hermétique. Miskine Pierre Lotin, j'ai l'impression qu'il joue que les pauvres à moitié ivre à problème mais il le fait très bien, il faut l'avouer. Sara Gireaudau et Bastien Bouillon matchent aussi très bien avec leurs personnages. Les décors et les costumes sont soignés et l'émotion est au rendez-vous : je recommande carrément.
J'avais hésité avant de rentrer voir ce film, mais suis allé. Ma boussole durant plus de deux heures de projection ? Je n'ai pas regardé une seule fois l'heure sur mon portable. Fait rare . Le film est excellent, pragmatique, dur, rigolo, des échanges verbaux geniaux !!! Des acteurs hors normes . Vite des prix et des recompenses A voir absolument,
Très beau film inspiré de faits réels qui m'étaient inconnus. J'ai apprécié la manière dont cette affaire d'exclusion d'un ingénieur polonais réfugié en France, et pourtant bien intégré personnellement en France, ne lui laisse pas d'autres solutions que de devenir un faussaire de tout premier plan. C'est magnifiquement interprêté par des acteurs et cette affaire gagne à être connue.
Un bon spectacle. On passe un bon moment. bonne realisation. belle image reconstitution de l epoque par la deco impeccable (peut etre un peu trop léchée et surabondante). Interpretation parfaite de Reda Kateb et Anna Giraudeau). quelques reserves sur Bastien Bouillon et ses accolytes. Bref merite d etre vu.
Du très grand Reda KATEB. une histoire d'autant plus prenante qu'elle est inspirée de faits réels. Excellente réalisation et des bons acteurs dans les 3 rôles principaux. A voir absolument