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Raffaella Cafarella
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4,0
Publiée le 30 décembre 2024
J'aime ce film parce que c'est une goutte suspendue que l'on peut contempler dans sa pureté, un message d'humanité et de beauté. L'incroyable vie de l'artiste, de l'Iran à Paris, est racontée comme le vol d'un oiseau, avec poésie et détermination.
Ce film est étonnant, sublime et d’une originalité sans précédent. Il raconte à la fois l’histoire d’un Jean Valjean iranien et celle d’un Marc Aurèle iranien, misérable mais doté d’une richesse intérieure hors du commun. Empereur de sa vie ! Philosophe, poète, peintre, et porteur d’une voix singulière, il incarne une profondeur rare. Cette composition, qui mêle avec finesse les cultures persane et française, continue de résonner en moi, encore et encore. On dirait qu’il crée une nouvelle culture avec une assurance remarquable. Je vous recommande vivement de découvrir ce film, une véritable œuvre d’art que je qualifierais de miracle franco-iranien.
Une rencontre avec l’œuvre et l’homme J’ai connu Monsieur à l’époque où il était encore ouvrier, et où il ne parlait pas le français. Je me souviens d’un jour où, ayant répondu à son bonjour, je lui ai demandé : « Comment allez-vous ? » Il m’avait simplement répondu : « Merci ». Et, dimanche soir, il expliqua que, pour lui à l’époque — comme pour les Iraniens — « merci » était aussi un mot iranien. Cette première rencontre, simple et humble, révélait déjà la délicatesse et la profondeur de son regard sur le monde. Il devint ensuite l’ami intime de Charles et de Rosette, son barbier matinal, comme il le raconte dans son film. Quel parcours, quelle exemplarité ! Pour moi, il est un véritable alchimiste des couleurs, de la peinture, de la philosophie et de la poésie. Je me souviens encore du tableau de la femme enceinte que l’on aperçoit dans son film, tableau que, faute de place dans sa chambre de bonne, il déposait sur le palier dans les années 90. Cette attention à chaque détail, cette capacité à créer dans la contrainte, témoignent de sa fidélité à son art. Je revois également ce jeune homme portant une femme sur son dos dans l’escalier : cette femme était Rosette, et ce jeune homme, c’était lui. Quelle fidélité, quelle loyauté ! Cette scène illustre parfaitement la sincérité et la tendresse qui traversent son œuvre. Et, à travers ce geste, se manifeste aussi sa reconnaissance envers sa « Belle-Mère », ou plutôt sa « Mère-Belle » : la France, pays qui, bien que souvent silencieux, a nourri son regard et sa sensibilité. Son film est merveilleux. Je demeure émerveillé : je vois encore ses images, j’entends toujours sa voix. C’est un cinéaste à part. J’ai appris, auprès de ma voisine, qu’il semble qu’aucun organisme ne l’ait aidé, qu’aucun journal, aucun journaliste ne l’ait soutenu. Et pourtant, sa force reste intacte, son art pleinement vivant. Merci également pour son conseil d’écrire une critique sur Allociné, geste qui traduit son souci de partage. J’espère de tout cœur que son film — ce film qui, selon lui, appartient à tous — pourra un jour être diffusé à la télévision. Et, en tant qu’ancien étudiant en histoire, quel bonheur que d’avoir redécouvert Marc FERRO à travers son œuvre, ajoutant encore à la profondeur et à la richesse de ce film unique. En somme, cette œuvre est bien plus qu’un film : c’est un hommage à la fidélité, à la poésie du quotidien et à la capacité de transformer l’ordinaire en extraordinaire. Un ancien voisin
Ce film est la métamorphose d’un cauchemar en un rêve inouï : celui d’une enfance troublée, d’un jeune homme, jusqu’à l’homme qu’il est devenu aujourd’hui. Il offre une vision unique du monde, mêlant philosophie, poésie, littérature et art pictural. À travers cette œuvre, on découvre le parcours incroyable d’un réalisateur qui, ne parlant pas un mot de français à ses débuts, a su réinventer sa vie et créer un film hors du commun. La poésie d’Omar Khayam et les réflexions philosophiques du réalisateur se mêlent à ses peintures pour former un univers riche et onirique. Ce film est une œuvre unique, bouleversante, et profondément marquante. Allez voir ce film, vraiment, pour vous enrichir. Bravo et merci pour cette création d’exception.
Ce film, en forme de lettre, est une construction singulière. Je n’avais pas rencontré une œuvre dotée d’une telle composition : un ensemble de formes et de langages qui, hors de ces images et sons, sembleraient incompatibles, mais que traverse ici une parole personnelle et philosophique servant de ciment. Peinture, voix, musique, rencontres avec des personnalités, tout s’unit pour devenir une réalisation unique. Ce film en forme de lettre révèle une obstination et un acharnement profondément doux et originaux. Ce qui m’a frappé, c’est cette reconnaissance implicite d’un ensemble de valeurs, de figures, de peuples, de pays, l’Iran, la France, où la rencontre de Victor Hugo au sud de Téhéran répond à celle de Marc Ferro à Paris, le tout exprimé sans emphase. J'espère que cette « lettre en images » voyagera à travers la France et l'Europe pour arriver un jour aux yeux et aux oreilles d'une émission de télévision française, en particulier sur ARTE. Bravo, monsieur le conteur, et merci également pour votre poème très émouvant « Hommage à Paris », dédié aux victimes du 13 novembre 2015 et distribué ce vendredi là au cinéma Apollo.
Je souhaite saluer le peuple iranien : si courageux, si gracieux, si grand, absolument unique, face à la férocité d’un régime qui cannibalise et assassine sans fin depuis plus de 45 ans. Un Iranien me disait que les violences sexuelles et les atteintes aux corps des jeunes filles et des femmes sont monnaie courante. J’ai vu ce film une fois et demie, car pour des raisons de santé je devais quitter la salle, et j’ai été profondément ému. J’ai fait le voyage avec cet homme-oiseau du désert iranien jusqu’à Paris, cet aller-retour merveilleux. Lors d’un bref échange, le réalisateur m’a confié : « Mon film est orphelin. Personne ne l’a aidé, pas même un centime, ni un mot dans les journaux ou à la radio. » Je crois que toute la force de ce film réside dans cet orphelinat, dans sa solitude et sa liberté. Il m’a expliqué qu’en Iran, le prénom Iran existe également pour les femmes, en plus d’être le nom du pays, et qu’il est déjà un enjeu symbolique. C’est pourquoi, dans ce film, cette femme enceinte représente l’Iran et attend une sage-femme, ou un sage-homme, pour accoucher, au milieu d’assassinats incessants, voire de génocide. Comme il le dit lui-même, le film exprime cela très clairement. Je suis profondément décontenancé par l’Occident, si prompt à invoquer les droits de l’homme, et pourtant si silencieux face à un peuple déterminé à se libérer d’un régime islamique criminel qui a commis des assassinats à travers le monde, y compris en France, avec l’assassinat de Chapour Bakhtiar et bien d’autres encore. Merci monsieur le Réalisateur j’espère que votre film va avoir une très longue vie. F-Bondi
Monsieur, Vous nous avez demandé d'écrire quelques mots sur allociné, même si nous n'avions pas aimé votre film. Je crois, au contraire, que tout le monde l'a aimé ! Voici donc mon petit mot, relu et corrigé par mon fils qui, après m'avoir entendu parler de votre film, a maintenant très envie de le voir. J'ai vu beaucoup de films dans les salles de ce cinéma, mais j'ai trouvé celui-ci véritablement unique et original. J'ai lu de nombreuses critiques après la projection et j'ai été heureux de constater que beaucoup partageaient mon ressenti. Je trouve que tout est parfaitement mesuré et rythmé. Ce film est comme une immense forteresse de poésie dont un oiseau nous invite à franchir le seuil. J'avoue que, pour ma part, je n'en suis pas encore sorti. Ce qui m'a particulièrement touché, c'est la manière dont toutes les formes d'art s'y rencontrent : la poésie, la peinture, la philosophie, l'histoire… Les deux oiseaux narrateurs donnent au film une dimension singulière. Mais l'oiseau principal est Hormuz lui-même, dont la voix nous enveloppe, nous porte et nous imprègne. Ce qui m'a vraiment étonné, c'est l'ampleur de ce qu'a accompli cet homme. Ce film est un hommage multiple à sa famille. Même s'il se présente comme « une lettre en images » adressée à son grand-père, il est aussi un hommage philosophique et poétique à l'Iran, ce grand pays à la civilisation fondatrice, à la beauté de la langue persane, mais aussi à la France, terre d'accueil où cette mémoire peut aujourd'hui être partagée. Ce film est également un espace de rencontres exceptionnel où se croisent des personnalités aussi diverses que Marc Ferro, Claude Lelouch, Jean-Paul Belmondo, sa « mère-belle » BB, ainsi qu'un philosophe nommé Christian. Toutes ces présences enrichissent le récit et lui donnent une profondeur humaine et culturelle remarquable. La présentation du film, évoquant les dizaines de milliers d'assassinats commis par le régime iranien, m'a profondément bouleversé. Mais ce qui m'a apporté un véritable soulagement, c'est la projection elle-même, suivie de cet extraordinaire débat, animé avec beaucoup de sensibilité par la responsable du cinéma. J'aimerais enfin dire bravo à ce réalisateur, cet homme-oiseau qui s'envole avec une grâce remarquable. Il passe avec une étonnante fluidité d'une langue à l'autre, du persan au français, puis du français au persan, sans jamais perdre la finesse de sa sensibilité. C'est un véritable passeur entre deux cultures. J'espère avoir bientôt l'occasion de revoir ce film avec mon groupe. Le match de football et la forte chaleur ont malheureusement empêché plusieurs personnes d'être présentes. Ce film mérite d'être découvert, revu et partagé. Avec toute mon admiration et mes plus sincères félicitations. Les 3 Cinés - Robespierre à Vitry-sur-Seine PASKAR
Sensibilité, matière à réfléchir, humanité, poésie, beauté et bien d'autres choses encore qui m'ont transporté dans un univers si authentique. Aller au cinéma pour se délecter ainsi, c'est unique.
Je crois avoir bien compris que le réalisateur porte en lui, depuis au moins l’âge de trois ans, la conscience d’un drame ; un drame qui ne le ronge pas mais qu’il anime, et qu’il a, selon moi, réussi, à travers cet impressionnant film philosophique et poétique, à philosopher, à poétiser et à transformer en une œuvre d’art qui me semble unique. Quelle composition en hommage à l’Iran et à la France ! Quelle belle leçon ! Cette composition, cette mise en abyme et cette apparente absence de mise en scène sont du jamais-vu. J’ai vu l’affiche, si intrigante, une affiche qui nous invite à rencontrer cet oiseau qui n’est autre que le réalisateur lui-même : un oiseau menacé, mais décidé à avancer, à filmer et à montrer. Ce film est un véritable orchestre composé de philosophie, de poésie, de peinture et de la voix du réalisateur. Je crois que la salle était absolument ravie : de cette présentation si originale, puis du film et enfin du débat. Hormuz, si profond et si sensible que votre nom, j’espère que vous ne serez plus jamais blessé sur les rives de la Seine par des lames de rasoir, c’est ce que vous sembliez souhaiter. Merci Cinéma Étoile Cosmos... R-F de Chelles
Monsieur Image de l'Ombre C’est la première fois que j’écris quelques mots sur un film. À la suite de votre invitation à écrire, pour ou contre votre film, sur Allociné, je me lance. Tout d’abord, je crois que tout le monde a beaucoup aimé votre film. J’ai lu des critiques qui disent ceci ou cela. Mais, comme je vous l’ai dit, pour moi, avec un voyage aussi obstiné, aussi résilient et aussi aventureux, rencontre avec tant de personnalité et les oiseaux qui boivent du vin de Bordeaux et j’espère vin Espagnol vous êtes l’Odyssée iranienne en personne. En persan comme en français, vous êtes né dans le désert. J’ai vérifié : c’est vrai, il y fait très chaud. Vous êtes un conteur, un poète, un philosophe, un peintre qui cherche de l’eau. J’espère que votre film repassera lorsqu’il fera moins chaud. Je suis d’accord que les langues française et persane sont belles, mais la langue espagnole l’est aussi. Merci pour cette création si BELLE !