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[mmc.]
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4,5
Publiée le 7 mai 2025
Un film à voir et à entendre absolument au cinéma et qui laisse la part belle à la musique dans toutes ses dimensions. Un quatuor à cordes dont l’entente pas très cordiale n’en est pas moins réjouissante.
C'est une belle histoire qui ne réserve pas beaucoup de surprises mais qui laisse paraître l'émotion, l'amitié, la construction d'une oeuvre sensible malgré quelques différences. Et la musique est belle !
Comme un scenario simple , un beau jeu d acteur , une photo extra , une muse en scene très sobre , donne un bon film . Frédéric Pierrot est très bon . Et le personage principal est la musique service par une BO de Grégoire Hetzel est extra , a mon avis cesarisable . Un très bon moment .
Enfin , un grand film sur la musique et le quatuor musical ! Très bon casting ! Bon courage pour filmer la musique et les notes de musique ! Bon scénario imagination pour la lecture ! Une grande œuvre cinématographique bien équilibrée! Cordialement. Gérard Michel
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes : Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + Les Musiciens" sur YouTube ! Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun !
C’est une idée folle, belle, un peu suicidaire : réunir quatre Stradivarius et quatre solistes pour un concert unique. Astrid Thompson y voit l’héritage de son père, un rêve un peu mytho mais sincère. Elle convoque Lise, la prodige nerveuse. Peter, le technicien froid. George, vétéran sarcastique. Et Apolline, ovni lunaire. Tous des génies. Tous incapables de s’écouter. Ensemble, ils ne font pas de musique : ils se battent à l’archet.
Alors Astrid appelle Charlie Beaumont. Un compositeur retiré, blessé, cassé même. Charlie accepte. À contrecœur. Pour le fric ? Peut-être. Pour se venger du silence ? Sûrement. Et là, franchement… franchement, c’est dur à défendre au départ. Tout le monde se déteste. Les notes se perdent. Le silence devient agressif. Mais quelque chose change. Lentement. Comme une corde qui se tend sans casser.
Le film, signé Grégory Magne (Les Parfums), est un exercice d’équilibre. Une comédie douce-amère, jamais trop démonstrative. On est dans un huis clos élégant, feutré, où les passions explosent dans un sourire retenu. Il y a un parfum de Rohmer qui plane, mais avec des violons en guise de verres de vin. On rit, parfois. On s’énerve, souvent. On écoute, surtout. Parce que tout est là : dans le son. Le vrai, le brut.
Et visuellement ? C’est là que Magne frappe fort. Pierre Cottereau signe une photo mate, sensible. La lumière rase les murs comme un souffle. Chaque pièce du manoir semble accordée à une émotion. Ambiance feutrée, presque monastique. On croirait voir un film qui s’écoute.
Le casting ? Authentique, troublant. Les comédiens jouent juste, parce qu’ils jouent vrai. Frédéric Pierrot est bouleversant de retenue. Valérie Donzelli compose une Astrid tendue comme une corde de violon. Le quatuor de musiciens (tous instrumentistes dans la vraie vie) ajoute cette touche d’absurde crédible qui fait que ça marche. Lise claque des regards assassins. Peter ajuste son archet comme un sniper. George ricane. Apolline rêve. Et tout le monde désaccorde tout le monde. Jusqu’à ce que, miracle, ça sonne.
Et la musique ? Sublime. Grégoire Hetzel livre une bande originale limpide, émotionnelle sans pathos. Les silences comptent autant que les notes. Les crescendo sont des dialogues. Les pizzicati, des soupirs.
Alors oui, Les Musiciens, c’est un film sur la musique. Mais pas que. C’est un film sur l’ego, sur le pardon, sur cette tension folle entre l’individuel et le collectif. C’est comme mâcher du verre avec le sourire. Ça pique. Ça fait du bien.
Et le message ? Il existe. Il n’est pas asséné. Il flotte. C’est juste : "Écoutez-vous". Voilà. Juste ça.
Note : 7 sur 10. Pour ceux qui aiment les films qui n’en font pas trop, mais qui résonnent longtemps. Comme une dernière note qu’on entendrait encore trois rues plus loin.
Très très bon film sur le milieu de la musique classique un collectionneur 4 artistes très différents on aurais pu prendre ça pour un film comme un autre c est juste splendide
Les musiciens est un film plein de finesse et d’humour qui capte avec justesse les défis du travail en équipe et la beauté de la musique. à aller voir !
Astrid Carson (Valérie Donzelli) est l’héritière de son père, un richissime homme d’affaires récemment décédé. À la tête de la fondation qu’il a créée, elle essaie de réaliser son rêve : réunir quatre Stradivarius et leur faire jouer le quatuor qu’il avait commandé un quart de siècle plus tôt au compositeur Charlie Beaumont (Frédéric Pierrot). Mais réunir quatre musiciens d’exception pour monter cet enregistrement s’avère plus difficile que prévu.
Le film de Grégory Magne ("Les Parfums") a un défaut quasi rédhibitoire : on sait par avance comment il va se terminer. On sait par avance que les tensions qui existent entre les quatre musiciens finiront par s’apaiser et que, dans la dernière scène du film, ils interpréteront, à l’unisson, devant son compositeur ému aux larmes, une oeuvre sublime.
Fort heureusement, ce défaut est compensé par trois qualités remarquables. La première est un scénario rebondissant, qui maintient la tension et soutient l’attention. Il montre l’évolution au sein du groupe entre ses quatre membres : le premier violon si égocentrique, le second violon, malvoyant, qui fait les yeux doux (sic) à la violoncelliste, la jeune altiste, en mal de reconnaissance…
La deuxième est Frédéric Pierrot, dans le rôle d’un compositeur lunaire (!), qui entend se départir de tout artifice, pour revenir à ce qui, selon lui, constitue l’essence de la musique : sublimer les bruits de la Nature. Frédéric Pierrot est particulièrement drôle dans ce rôle qui frise le burlesque. Mais il réussit en même temps à y être d’une étonnante profondeur.
Enfin, et c’est le plus important, "Les Musiciens" vaut par sa musique. Une oeuvre originale en quatre mouvements a été commandée à Grégoire Hetzel. Ce célèbre compositeur de musique de films est régulièrement nominé aux Césars : en 2011 pour "L’Arbre", en 2016 pour "Trois souvenirs de ma jeunesse", en 2019 pour "Un amour impossible", en 2020 pour "Roubaix, une lumière", en 2023 pour "L’Innocent". Sa composition est superbe. Je craignais que le dernier plan se termine à la seconde où le concert commencerait. J’ai été heureux, même si l’effet dramatique est moins fort, que la caméra tourne encore quelques minutes pour nous laisser écouter ce résultat splendide.
Film absolument sublime autour de quatre personnages d’un quatuor que tout oppose. L’atmosphère reste toujours d’une élégance impressionnante, les mélodies particulièrement belles et intéressantes et la mise en scène des jeux d’acteurs de ces personnalités aux caractères bien trempés font de cette nouvelle réalisation de Gregory Magne un vrai chef d’œuvre cinématographique à voir absolument. Valérie Donzelli alias Astrid qui mène tout ce petit monde est sublime. Nicolas Bridet qui interprète son frère à la tête d’une entreprise prestigieuse mais en difficulté financière est impeccable. Et donc les membres de ce quatuor sont juste merveilleux dans leurs interprétations : Frédéric Pierrot qui joue le rôle du compositeur est véritablement fabuleux dans son jeu et dans les paroles qu’il exprime si bien, Mathieu Spinosi alias George qui se veut « Premier Violon » au caractère impossible est impeccable, Emma Ravier alias Apolline (alto) est une vraie révélation, et enfin Daniel Garlitsky alias Peter (deuxième violon) avec la très charmante Marie Vialle alias Lise au violoncelle sont également excellents.
4 bons musiciens ne suffissent pas pour faire un bon quatuor. Voilà le défi auquel se trouve confronté, 4 musiciens d'exceptions qui jouent sur les Rolls-Royce des instruments, pour un concert unique. Vont-ils savoir relever les défis de surmonter leur égos et les crises du passées qui les avaient séparé. Le compositeur rappelé à la rescousse permettra de dénouer les crises et les faire voler ensemble comme une nuée d'étourneaux
Vu en avant première. Il faut aimer la musique classique pour vraiment rentrer dans l'histoire. Les acteurs sont excellents, mais le scénario est poussif. Beaucoup de longueurs et des personnages trop caricaturaux pour rendre le scénario crédible. Où est le message, la réflexion, l'étonnement ? L'art & la musique classique seraient-ils uniquement un sport de riche ?
Film vu en avant première « surprise ». Très agréablement surprise, la musique est au cœur du film et supporte avec beauté l’oeuvre. Même si on est parfois très dans les clous de la classique comédie, on reste dans la subtilité et le metteur en scène trouve des moyens originaux de résoudre les situations. Globalement je me suis retrouvée plongée dans le film et je n’ai pas vu le temps passer. Un bon film sympa à regarder, qui fait sourire (voire rire, ça dépend qui vous êtes) qui m’a emportée par moments, et ça faisait longtemps !