Vil & Misérable a été présenté dans plusieurs festivals internationaux où le film a reçu de nombreuses récompenses. Lors de l’édition 2024 du festival Cinémania à Montréal, le long-métrage a permis à Pier-Luc Funk de repartir avec un prix d’interprétation tandis qu’au festival du film canadien de Dieppe, l’année suivante, Vil & Misérable a reçu le Prix du meilleur travail sonore. Enfin, lors de l’édition 2025 des Prix Iris (récompense cinématographique décernée chaque année lors du Gala Québec Cinéma), le long-métrage a été récompensé du trophée du meilleur premier film ainsi que celui des meilleurs maquillages et costumes.
Il s’agit de l’adaptation de la bande dessinée québécoise éponyme de Samuel Cantin, qui est également le co-scénariste du film aux côtés de Jean-François Leblanc. En outre, l’auteur fait également une courte apparition à l’écran dans le rôle d’un serveur de bar.
Vil & Misérable est le premier long-métrage du réalisateur Jean-François Leblanc qui a réalisé de nombreux courts-métrages (L’enfargée – 2010 ; 12 hommes en Tabarnak – 2011 ; Le gars d’Ia shop – 2015 ; Virga – 2023…) et épisodes de séries télévisées (Le Pool, Connexion en cours, L’Arène…).
Le travail d’écriture du scénario a véritablement été fait à quatre mains, entre le réalisateur Jean-François Leblanc et l’auteur de la bande dessinée adaptée, Samuel Cantin. Les deux hommes se faisaient régulièrement des échanges et ajoutaient des détails à chaque nouvelle mouture du script. En tout, cela a représenté quatre ans de travail, juste pour l’écriture du scénario.
Lors de sa première rencontre avec Jean-François Leblanc, Samuel Cantin lui a fait savoir qu’il ne souhaitait pas qu’il y ait de référence visuelle à sa bande dessinée dans le film. Il n’avait pas envie que l’affiche du long-métrage reprenne l’une de ses illustrations ou qu’il y ait de scènes en animation. Le réalisateur a totalement adhéré à cette idée. Au final, il y a tout de même une scène en animation mais elle n’est pas dans le style graphique de Samuel Cantin. Jean-François Leblanc a, en effet, souhaité qu’elle rappelle davantage les gravures médiévales. En outre, pour des questions budgétaires, elle a été ajoutée à la fin de l’étape de la préproduction du film.