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Très bonne adaptation du livre.
Les acteurs jouent tellement bien.
Quelques détails différents mais j'ai beaucoup aimé malgré tout
Les acteurs jouent tellement bien.
Quelques détails différents mais j'ai beaucoup aimé malgré tout
la claque en vrai... un pur kif !
madame a adore le plot twist meme si on est pas d'accord sur la fin
anne hathaway et dakota johnson sont vrmt vrmt au top...
je recommande !
madame a adore le plot twist meme si on est pas d'accord sur la fin
anne hathaway et dakota johnson sont vrmt vrmt au top...
je recommande !
Vu en avant-première au Pathé BNP en présence du mentaliste Charlie Haid et je dois dire que... j'ai été scotchée.
C'est simple, j'ai dû sortir marcher un peu pour digérer le film car je ne savais plus démêler le vrai du faux. Bluffant. Obsédant.
Les deux actrices, Anne Hathaway et Dakota Johnson sont complètement dingues. Anne va récupérer son Oscar, c'est sûr.
La fin de séance en la présence de Charlie a vraiment apporté quelque chose en plus au film, toute la réflexion du mentaliste vient nourrir le débat et on en ressort que plus bluffés.
Même si Verity nous manipule, il nous reste une seule chose en laquelle nous pouvons croire : le pouvoir du cinéma... Verity nous en met plein la vue.
C'est simple, j'ai dû sortir marcher un peu pour digérer le film car je ne savais plus démêler le vrai du faux. Bluffant. Obsédant.
Les deux actrices, Anne Hathaway et Dakota Johnson sont complètement dingues. Anne va récupérer son Oscar, c'est sûr.
La fin de séance en la présence de Charlie a vraiment apporté quelque chose en plus au film, toute la réflexion du mentaliste vient nourrir le débat et on en ressort que plus bluffés.
Même si Verity nous manipule, il nous reste une seule chose en laquelle nous pouvons croire : le pouvoir du cinéma... Verity nous en met plein la vue.
Vu avec mes amies, on a passé un SUPER moment !
Verity est efficace, les actrices sont top, Josh Hartnett est séduisant donc que demandé de plus ???
Ce qui est top, c'est de pouvoir débattre du film entre amies à la sortie de salle. Ça m'a rappelé The Drama en ce sens.
Verity fait également penser à La Femme de Ménage qui était un de mes films préféré l'année dernière.
Franchement, solide .
je recommande
Verity est efficace, les actrices sont top, Josh Hartnett est séduisant donc que demandé de plus ???
Ce qui est top, c'est de pouvoir débattre du film entre amies à la sortie de salle. Ça m'a rappelé The Drama en ce sens.
Verity fait également penser à La Femme de Ménage qui était un de mes films préféré l'année dernière.
Franchement, solide .
je recommande
Alors ceux qui trouvent que c’est fidèle au livre… 樂樂樂 On n’a clairement pas vu le même film !
Pas du tout fidèle, selon moi. Il y a beaucoup trop de choses coupées ou modifiées ! Je suis bien consciente qu’on ne peut évidemment pas tout mettre dans une adaptation cinématographique, mais là, c’est quand même énorme. À force de supprimer et de modifier autant d’éléments, certaines intrigues perdent complètement leur sens et l’histoire devient beaucoup moins cohérente par rapport au livre.
Bref… j’ai davantage eu l’impression de voir une adaptation très libre de Verity qu’une véritable transposition du roman.
Pas du tout fidèle, selon moi. Il y a beaucoup trop de choses coupées ou modifiées ! Je suis bien consciente qu’on ne peut évidemment pas tout mettre dans une adaptation cinématographique, mais là, c’est quand même énorme. À force de supprimer et de modifier autant d’éléments, certaines intrigues perdent complètement leur sens et l’histoire devient beaucoup moins cohérente par rapport au livre.
Bref… j’ai davantage eu l’impression de voir une adaptation très libre de Verity qu’une véritable transposition du roman.
j'ai adoré !
la fin est dingue, je n'ai pas arrêté d'y repenser. et quelle performance d'anne hathaway et de dakota johnson, elles sont incroyables
la fin est dingue, je n'ai pas arrêté d'y repenser. et quelle performance d'anne hathaway et de dakota johnson, elles sont incroyables
Ce qui m'a captivé, c'est cette fin ouverte qui évolue selon notre propre interprétation. L'interprétation des comédiens est excellente, dominée par une Anne Hathaway magistrale. N'ayant pas lu l'œuvre originale, j'ai eu la bonne surprise de savoir, par mon accompagnateur, que le film restituait parfaitement l'esprit du livre.
Prévisible sûrement, mais cette adaptation du roman de Collin Hoover est une véritable daube. Ils ont su rendre nul un bon roman, c'est du génie. Plein de détails importants supprimés (bon ça encore ce sont des choix scénaristiques pour coller avec le format long-métrage). Mais franchement, la romance prend beaucoup trop de place. On a l'impression de regarder un mauvais téléfilm. Ils auraient tellement pu faire quelque chose d'intéressant et de prenant, honnêtement ça commençait bien. Plein de moments de tension qu'ils auraient pu allonger. De bons acteurs même si Anna Hathaway domine clairement. Mais le scénario est débile, le découpage des scènes avec plein de aux raccords...ça en devenait embarrassant
Lady’s night . J’ai lu le livre il y a plusieurs années et j’adore les actrices . La moitié de la salle rigolait et faisait tout autre chose que de regarder le film. J’avais l’impression de regarder un feuilleton de TF1 de l’après midi. Mais quel enfer ! C’est lent même les dialogues sont lents . Trop de scènes de sexe pour rien . C’est hyper décevant
J'ai aimer verity il avait pas mal de rebondissements.
spoiler:
au début le film était lent[,spoiler][/spoiler]mais au fil du temps c'est degage du suspens.
au début le film était lent[,spoiler][/spoiler]mais au fil du temps c'est degage du suspens.
Un thriller dans la lignée de « La Femme de Ménage » mais deux crans plus bas. On vient voir ce film pour y voir du suspens et des rebondissements, on en ressort franchement déçu. L'histoire prend énormément de temps à démarrer, on pourrait couper facilement vingt minutes de longueur sans intérêt. Le dénouement n'intervient que peu de temps avant la fin et tout est bourré d'incohérences. J'ai eu pas mal de questions sans réponse et de réflexions suite à l'illogisme du scénario. Comme souvent, ce genre de film tente de faire monter la tension pour se vautrer à la fin. De plus, le côté sensuel ne marche pas vraiment malgré une bonne interprétation des acteurs. Dommage.
Mon blog : cinephile critique
Mon blog : cinephile critique
Écrivaine au succès encore confidentiel, Lowen est engagée par les éditeurs et le mari de la célèbre romancière Verity Crawford pour achever les tomes de l'œuvre phare de cette dernière, attendus par des millions de lecteurs particulièrement friands de leur ton très sombre. Victime d'un accident de voiture, Verity est en effet aujourd'hui dans un état catatonique, laissée aux bons soins de sa famille qui préfère tenir sa condition secrète auprès des médias (et continuer à se faire plein d'argent sur son dos mais ça, ça ne semble choquer absolument personne).
Alors que Lowen pose ses valises dans la demeure luxueuse de cette star littéraire pour y étudier tout un tas de ses manuscrits, elle est témoin durant son séjour d'apparitions qui lui laissent à penser que Verity n'est pas aussi immobile qu'on ne le croit.
Toutes les Verity ne sont pas bonnes à dire et encore moins, parfois, à en faire des films. Au vu du casting, on voulait croire que le long-métrage de Michael Showalter ne se résumerait pas à une énième adaptation de best-seller façon thriller/dark romance, pensée pour surfer sur l'énorme succès de "La Femme de Ménage" et de facto conçu comme un décalque de thriller faussement sulfureux des années 90 juste bon à donner quelques gouttes de sueur/frissons à un public féminin pas trop regardant (l'équivalent masculin a les Statham ou autres Vin Diesel pour ça)... Pas de bol, la scène d'ouverture sur la rencontre fortuite entre ses deux héros (Dakota Johnson et Josh Hartnett) vient nous assommer d'un symbolisme tellement lourdingue (ouuuh, à jamais reliés par le sang) qu'il en devient d'emblée grotesque, ne laissant que peu de doutes sur la qualité de ce qui va suivre.
Car, oui, dans "Verity", il faut bien le dire, il ne se passe pas grand chose en réalité. Le pitch nous promettant de jouer sur la catatonie possiblement prétendue de Verity tient de l'argument de vente mensonger pur et simple (deux-trois scènes très rapides à ce sujet sur les trois-quarts de sa durée et basta !) et le film va préférer se concentrer sur le papillonnage sentimental entre Dakota Johnson, en plein numéro répétitif et accéléré de fausse ingénue à la "50 Nuances de Grey", et Josh Hartnett, mari beau gosse si parfaitement éploré qu'il en devient fadasse à souhait (et forcément suspect).
Au milieu donc des dragouillages et fantasmes pseudo-érotiques de la jeune autrice tartinés sur des dialogues à la mièvrerie dangereusement datée et incapable de créer la moindre émotion sincère, cette dernière a au moins la bonne idée de tomber sur une clé USB contenant l'autobiographie de Verity Crawford (il y a même "." gravée dessus), à la fois bien pratique pour nous occuper avec des flashbacks et nous livrer l'histoire du protagoniste le plus intéressant de toute cette affaire: celle d'un être si effrayé de voir son statut de femme gommé au fil de son quotidien (l'usure du couple, un mari absent et, surtout, sa nouvelle condition de mère) qu'elle en vient à être engloutie par un abime de noirceur insoluble et dont la tonalité de ses romans ne sont que le sommet de l'iceberg refoulé de ses démons.
Vénéneux et à contre-courant de l'ennui qui émerge d'a peu près tout le reste du film, ce fil rouge sur la mise en lumière de ténèbres féminins insoupçonnées, bombes à retardement en puissance, est menée en plus par la force de la prestation d'Anne Hathaway et nous fait même à un moment dire qu'il est presque logique que l'écrivaine se retrouve paralysée face aux personnages transparents qui l'entourent désormais (et non le parallèle dessinée avec les pendants sombres de Lowen ne prend malheureusement pas).
Évidemment, comme dans tout thriller de cette catégorie, un twist final est bien présent pour bouleverser la lecture des évènements que l'on vient de voir mais, s'il est amusant et plutôt bien pensé en soi sur la "Verity" à donner au film, son arrivée dans les ultimes minutes, ainsi que la surexplication ridicule des agissements qu'il a entraîné, ne constitue clairement pas l'effet voulu de plus-value satisfaisante pour effacer le sentiment de platitude hélas assez général de tout ce qui a précédé.
L'idée était belle pour mettre Verity et les conséquences du jusqu'au-boutisme de sa passion en valeur mais elle est étouffée au sein d'un produit encarté dans les standards rouillés d'une autre époque.
Alors que Lowen pose ses valises dans la demeure luxueuse de cette star littéraire pour y étudier tout un tas de ses manuscrits, elle est témoin durant son séjour d'apparitions qui lui laissent à penser que Verity n'est pas aussi immobile qu'on ne le croit.
Toutes les Verity ne sont pas bonnes à dire et encore moins, parfois, à en faire des films. Au vu du casting, on voulait croire que le long-métrage de Michael Showalter ne se résumerait pas à une énième adaptation de best-seller façon thriller/dark romance, pensée pour surfer sur l'énorme succès de "La Femme de Ménage" et de facto conçu comme un décalque de thriller faussement sulfureux des années 90 juste bon à donner quelques gouttes de sueur/frissons à un public féminin pas trop regardant (l'équivalent masculin a les Statham ou autres Vin Diesel pour ça)... Pas de bol, la scène d'ouverture sur la rencontre fortuite entre ses deux héros (Dakota Johnson et Josh Hartnett) vient nous assommer d'un symbolisme tellement lourdingue (ouuuh, à jamais reliés par le sang) qu'il en devient d'emblée grotesque, ne laissant que peu de doutes sur la qualité de ce qui va suivre.
Car, oui, dans "Verity", il faut bien le dire, il ne se passe pas grand chose en réalité. Le pitch nous promettant de jouer sur la catatonie possiblement prétendue de Verity tient de l'argument de vente mensonger pur et simple (deux-trois scènes très rapides à ce sujet sur les trois-quarts de sa durée et basta !) et le film va préférer se concentrer sur le papillonnage sentimental entre Dakota Johnson, en plein numéro répétitif et accéléré de fausse ingénue à la "50 Nuances de Grey", et Josh Hartnett, mari beau gosse si parfaitement éploré qu'il en devient fadasse à souhait (et forcément suspect).
Au milieu donc des dragouillages et fantasmes pseudo-érotiques de la jeune autrice tartinés sur des dialogues à la mièvrerie dangereusement datée et incapable de créer la moindre émotion sincère, cette dernière a au moins la bonne idée de tomber sur une clé USB contenant l'autobiographie de Verity Crawford (il y a même "." gravée dessus), à la fois bien pratique pour nous occuper avec des flashbacks et nous livrer l'histoire du protagoniste le plus intéressant de toute cette affaire: celle d'un être si effrayé de voir son statut de femme gommé au fil de son quotidien (l'usure du couple, un mari absent et, surtout, sa nouvelle condition de mère) qu'elle en vient à être engloutie par un abime de noirceur insoluble et dont la tonalité de ses romans ne sont que le sommet de l'iceberg refoulé de ses démons.
Vénéneux et à contre-courant de l'ennui qui émerge d'a peu près tout le reste du film, ce fil rouge sur la mise en lumière de ténèbres féminins insoupçonnées, bombes à retardement en puissance, est menée en plus par la force de la prestation d'Anne Hathaway et nous fait même à un moment dire qu'il est presque logique que l'écrivaine se retrouve paralysée face aux personnages transparents qui l'entourent désormais (et non le parallèle dessinée avec les pendants sombres de Lowen ne prend malheureusement pas).
Évidemment, comme dans tout thriller de cette catégorie, un twist final est bien présent pour bouleverser la lecture des évènements que l'on vient de voir mais, s'il est amusant et plutôt bien pensé en soi sur la "Verity" à donner au film, son arrivée dans les ultimes minutes, ainsi que la surexplication ridicule des agissements qu'il a entraîné, ne constitue clairement pas l'effet voulu de plus-value satisfaisante pour effacer le sentiment de platitude hélas assez général de tout ce qui a précédé.
L'idée était belle pour mettre Verity et les conséquences du jusqu'au-boutisme de sa passion en valeur mais elle est étouffée au sein d'un produit encarté dans les standards rouillés d'une autre époque.
Typique d’un thriller/érotique psychologique : voix-off omniprésente, flack-backs à répétitions, un peu de tension et de sexe pour couronner l’ensemble.
Ceci dit, Verity possède pas mal de longueurs, des dialogues étirant inutilement le récit… De plus, les rebondissements tardent à venir - on notera une finale assez plaisante misant sur un bon twist - malgré tout.
Une distribution d’acteur honorable dont une Anne Hathaway endiablée (c’est son année avec en tête le formidable The Odyssey !)
Acceptable à défaut d’être mémorable.
Basic Instinct et Gone Girl sont des Œuvres Mémorables, pas Verity.
Ceci dit, Verity possède pas mal de longueurs, des dialogues étirant inutilement le récit… De plus, les rebondissements tardent à venir - on notera une finale assez plaisante misant sur un bon twist - malgré tout.
Une distribution d’acteur honorable dont une Anne Hathaway endiablée (c’est son année avec en tête le formidable The Odyssey !)
Acceptable à défaut d’être mémorable.
Basic Instinct et Gone Girl sont des Œuvres Mémorables, pas Verity.
un thriller psychologique très classique mais pas inintéressant, avec une fin de film à tiroir.
Le rôle principal est tenu par Dakota Johnson, accessoirement Josh Hartnett, Anne Hathaway intervenant plus épisodiquement. Bon scénario, réalisation sans surprises. Aucun effet musical. Le film accroche plus ou moins, malgré quelques scènes inutiles ( excès de scènes amoureuses)_). C’est un cinéma bon sur le moment, on ne s’ennuie pas, mais rien n’indique que ce film reste dans les mémoires. Je conseille sans insister.
Le rôle principal est tenu par Dakota Johnson, accessoirement Josh Hartnett, Anne Hathaway intervenant plus épisodiquement. Bon scénario, réalisation sans surprises. Aucun effet musical. Le film accroche plus ou moins, malgré quelques scènes inutiles ( excès de scènes amoureuses)_). C’est un cinéma bon sur le moment, on ne s’ennuie pas, mais rien n’indique que ce film reste dans les mémoires. Je conseille sans insister.
L’échec des adaptations au cinéma de romans issus de la dark romance tient essentiellement à deux facteurs. La premier touche à l’aspect convenu d’un genre littéraire aux personnages et situations stéréotypés, servant à exacerber la sensibilité d’une narratrice impliquée à la première personne dans le démantèlement d’illusions successives dont elle se fait, consciemment ou non, la dupe ; ces conventions conduisent souvent les films à les adopter en dépit de leurs propres codes,
spoiler:
ceux par exemple du thriller paranoïaque sur fond d’érotisme
, en adoptant la voix off ou des temps de narration comme dispositifs obligés, au détriment enfin de la mise en scène, réduite à sa fonction d’illustration – on passe de la mise en scène à la mise en image. Le second facteur d’échec tient à ce que cette mise en image suppose de violences et de troubles qui ne s’expriment pas de la même manière sur le papier : l’imaginaire du lecteur, où adviennent les images, constitue pour romancières et romanciers un appui certain, un vecteur d’immersion et d’irrévérences que le cinéma ne peut se permettre dans la mesure où, lui, impose son imaginaire. Il y a donc nécessairement censure ou restrictions ou atténuations du propos original, nécessaires à la large diffusion en salles du long métrage – à l’instar de celle du roman à succès.
Verity incarne cette double impossibilité de l’adaptation de l’œuvre de même titre, simplifie la trame narrative par matriochkas de Colleen Hoover dans laquelle s’emboitent intrigues, sous-intrigues et corrections par dévoilements de pans de réalités possibles ; ici, tous les enjeux sont lourdement mis en place et commentés par la protagoniste de sorte à rendre incohérents, sinon grotesques, les retournements de situation orchestrés par des évidences spoiler: (la cachette dans le parquet, la clé USB rangée dans le paquet de cigarettes, le manuscrit interdit jeté dans la corbeille)
qui n’ouvrent sur aucune retranscription esthétique. Dit autrement, la réalisation échoue à les signifier, se complaît dans une impersonnalité conforme à l’intérieur chic de la maison d’architecte nichée en pleine forêt qu’arpentent, âmes en peine, des comédiens peu convaincus. Quant au choc, il advient sans troubler quiconque. Manque un cinéaste derrière le projet disposant de son propre univers, tel Jesús Franco.
, en adoptant la voix off ou des temps de narration comme dispositifs obligés, au détriment enfin de la mise en scène, réduite à sa fonction d’illustration – on passe de la mise en scène à la mise en image. Le second facteur d’échec tient à ce que cette mise en image suppose de violences et de troubles qui ne s’expriment pas de la même manière sur le papier : l’imaginaire du lecteur, où adviennent les images, constitue pour romancières et romanciers un appui certain, un vecteur d’immersion et d’irrévérences que le cinéma ne peut se permettre dans la mesure où, lui, impose son imaginaire. Il y a donc nécessairement censure ou restrictions ou atténuations du propos original, nécessaires à la large diffusion en salles du long métrage – à l’instar de celle du roman à succès.
Verity incarne cette double impossibilité de l’adaptation de l’œuvre de même titre, simplifie la trame narrative par matriochkas de Colleen Hoover dans laquelle s’emboitent intrigues, sous-intrigues et corrections par dévoilements de pans de réalités possibles ; ici, tous les enjeux sont lourdement mis en place et commentés par la protagoniste de sorte à rendre incohérents, sinon grotesques, les retournements de situation orchestrés par des évidences spoiler: (la cachette dans le parquet, la clé USB rangée dans le paquet de cigarettes, le manuscrit interdit jeté dans la corbeille)
qui n’ouvrent sur aucune retranscription esthétique. Dit autrement, la réalisation échoue à les signifier, se complaît dans une impersonnalité conforme à l’intérieur chic de la maison d’architecte nichée en pleine forêt qu’arpentent, âmes en peine, des comédiens peu convaincus. Quant au choc, il advient sans troubler quiconque. Manque un cinéaste derrière le projet disposant de son propre univers, tel Jesús Franco.
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