Alterlove
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Alterlove" et de son tournage !

Une renaissance après l’échec

Jonathan Taïeb a conçu Alterlove après sept années de tentatives infructueuses sur un autre film. Il s’est alors posé une question essentielle : "Suis-je encore capable de faire du cinéma ?" et a décidé de repartir de zéro avec une idée simple : "Je suis donc parti de ce constat un peu égoïste. Les réalisateurs qui arrivent à ce point de rupture-là soit ils font un huis clos, soit ils trouvent une histoire avec deux personnages parlant d’amitié ou d’amour. Je me suis enfermé avec ma page blanche et me suis dit : ok, un homme, une femme et une nuit."

Un récit inspiré de confidences d’étudiants

Lorsqu'il enseignait dans une école de cinéma, Taïeb est devenu un confident pour ses étudiants. Ainsi, ces jeunes adultes lui parlaient ouvertement de leurs peurs affectives, de leur incapacité à dépasser le stade de la rencontre. Ces échanges sont devenus le terreau émotionnel du film : deux êtres cabossés, en quête de vérité et d’intimité, qui se rencontrent et avancent ensemble à travers Paris, segmentés en sept à huit tableaux symboliques.

La ville de Paris réinventée

Certains lieux comme le restaurant dans le noir et la Fury Room existent réellement. D’autres, comme le bar rétro-futuriste, ont été retravaillés : à l'origine prévu dans une salle d’arcade, il a été déplacé dans un lieu existant qui correspondait mieux à la couleur du film, puis aménagé avec des bornes de danse.

Un tournage en ordre chronologique

Le tournage du film s’est déroulé chronologiquement. Jonathan Taïeb justifie ce choix : "C’était très important, parce cela me permettait non seulement de m’adapter, mais surtout aux comédiens de se rencontrer au fur mesure des jours de tournage. Nous tournions une séquence par soir forcément, au bout du huitième l’intimité n’est pas la même qu'au premier jour."

Cette méthode a favorisé une véritable montée en intimité, jusqu'à atteindre une complicité palpable à l’écran. Le réalisateur cherchait à capter la sincérité du moment présent, et cette approche immersive a profondément influencé le jeu et la mise en scène

Un son et une lumière comme langage émotionnel

Avec le directeur de la photographie Larry Rochefort et l’ingénieur son Matthis Goldfain, Jonathan Taïeb a cherché à faire en sorte que le film explore un réel modifié, loin du naturalisme classique. Le son est ainsi spatialisé, parfois saturé, parfois étouffé, volontairement brouillé, pour exprimer la confusion ou l’intensité intérieure. La lumière, quant à elle, suit les ruptures du récit, comme après le restaurant dans le noir où la photo devient explosive, ou dans le taxi (la "scène rouge et noire") qui mêle chaleur intérieure et froid extérieur.

Cette approche esthétique devient un prolongement de l’état émotionnel des personnages, renforçant l’effet immersif​

Côté casting principal

Fraîchement révélée par Le Consentement, Kim Higelin joue ici son premier rôle d'adulte. Taïeb lui a demandé d’interpréter une femme de 40 ans marquée par la vie. "Elle est arrivée avec un million de notes sur chaque phrase du scénario. Son niveau de précision, son travail de décorticage du scénario puis du personnage était impressionnant. Elle sait être au bon niveau de sa voix, même si elle chuchote. Rien que cela lui donne une force incroyable". Le metteur en scène ajoute au sujet de Victor Poirier :

"En réalité, il porte une espèce d’anti-charme qui lui donne paradoxalement tout le charme du monde. Il est comme un enfant de 8 ans qui essaye de faire plaisir mais qui en même temps dit des trucs complètement à côté de la plaque. À notre première rencontre, dès que je le vois en face de moi, j’ai tout de suite envie de le laisser évoluer dans son monde."

Les secrets de tournage des films les plus populaires lors des 30 derniers jours
  • La Vénus électrique (2026)
  • L’Abandon (2026)
  • Michael (2026)
  • Star Wars: The Mandalorian and Grogu (2026)
  • Obsession (2026)
  • Histoires parallèles (2026)
  • Juste une illusion (2026)
  • Le Diable s'habille en Prada 2 (2026)
  • Pour le plaisir (2026)
  • La Bataille de Gaulle - L’âge de fer (2025)
  • L’Être Aimé (2026)
  • Karma (2026)
  • C’est quoi l’amour ? (2026)
  • L'Objet du délit (2026)
  • Autofiction (2026)
  • Vivaldi et moi (2025)
  • Colony (2026)
  • Mata (2026)
  • Scary Movie (2026)
  • L'Affaire Zanetti (2025)