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Nadia Noui
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5,0
Publiée le 3 avril 2026
Magnifique et tellement réaliste, ce film retrace bien l'histoire du peuple palestinien et surtout d'une famille ordinaire et l'injustice insupportable que l'on connaît aujourd'hui. La terre des oranges de Jaffa
Malgré une tendance au mélo un peu trop prononcée, ce film de la comédienne palestino-américaine Cherien Dabis ("Les aigles de la république", "La belle promise") est quand même un film important dans la mesure où, comme on dit, il remet les pendules à l'heure sur ce qui s'est passé en Palestine depuis près de 80 ans (et même plus). Toutefois, ce que j'ai préféré dans le film, c'est tout ce qui concerne le don d'organe et toutes les questions que se posent à ce sujet le père et la mère de Noor, un adolescent assassiné par un militaire israélien. J'ai beaucoup aimé également la réponse d'une palestinienne à un juif israélien qui lui demande si elle a conscience des souffrances subies par le peuple juif : on est bien placé pour en avoir conscience puisqu'elles sont la cause de nos propres souffrances depuis des dizaines d'année. Dans la distribution, on trouve la famille Bakri auprès de Cherien Dabis, la réalisatrice : Mohammad, saleh et Adam.
Cherien Dabis choisit de raconter l’histoire de la Palestine à travers une saga familiale qui s’étend sur trois générations, de 1948 à aujourd’hui. Tout commence avec le grand-père, dépossédé de ses terres au moment de la création d’Israël en 1948, un traumatisme qu’il portera toute sa vie et qu’il transmettra à ses descendants. Une histoire de déracinement qui résonne encore aujourd’hui chez de nombreux Palestiniens, en Cisjordanie ou ailleurs.
Dans les années 80, puis à l’époque contemporaine, le récit suit le père puis le fils, chacun confronté aux violences et aux bouleversements de son époque, entre conflits, pertes et exil. Un film en partie autobiographique qui, malgré sa noirceur, laisse entrevoir une forme d’espoir.
À travers cette fresque, la réalisatrice pose un regard lucide et sincère sur son pays. Un film qui évite les raccourcis et les clichés pour déployer, sur près de 2h30, un récit qui oscille entre mélodrame et chronique historique. Une œuvre nécessaire, éclairante et profondément émouvante.
Difficile de porter un point de vue critique face à un tel sujet. Sujet très fort traité sous forme de saga familiale, de bons acteurs avec notamment le magnifique Saleh Bakri, des images soignées, transitions entre les trois générations très réussies. Mais le propos historico-politique est plus emprisonné par l'intime que révélé et l'histoire de cette famille s'étire dans un montage un peu mou surtout dans le dernier tiers du film.
Enfin une version de l’histoire racontée par la partie adverse à qui on n’a pas laissé suffisamment la parole. Magnifique jeux d’acteurs et beaucoup de situations sensibles abordées.
Film qui retrace de manière réaliste la vie d’une famille en Palestine de 1948 à 2002 de l’expulsion de leurs maisons et de leurs terres jusqu’aux humiliations dans leur vie quotidienne à leur exil et retour en touristes. Sensible et émouvant.
J'avais hésité, et j'y suis allée. Ce film est essentiel. La petite histoire dans la grande histoire à travers une famille sur 3 générations, à Jaffa, avant et après 1948. Des scènes sont difficiles à soutenir, mais ce film est à conseiller à tous les sceptiques.
Enfin des événements historiques revisités avec un angle de vue différent (qui peut être contesté mais qui a le mérite d'exister) et quel plaisir de voir un grand film palestinien dans ces temps troublés
Après avoir vu ce film et être sorti en larmes , je pourrais dire tellement de choses mais je me contenterai de dire " Que reste il de notre humanité " ?.....