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schemaman
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5,0
Publiée le 24 mars 2026
Magnifique fresque racontant l'histoire d'une famille palestinienne. Sans jamais tomber dans le patos lourd ni sans jamais de critique frontale, le film réussit avec brio d'être un immense missile politique contre les envahisseurs et l'injustice immense subie par le peuple palestinien. Quelle finesse de précision ! Un film de snipper qui aurait mérité d'être présent dans les grands concours internationales du cinéma.
J'ai 67 ans et je n'ai pas souvenir d'avoir vu un film aussi bouleversant de ma vie Même en sortant du ciné, je n'ai pas pu démarrer tout de suite, il m'a fallu quelques minutes pour digérer On ne peut que soutenir ce peuple qui subit depuis près de 80 ans toutes les horreurs possibles en termes de spoliation, d'occupations, de colonisation forcées, d'humiliations, de déportation, de massacres Allez y c'est un film MAGNIFIQUE
Très intéressante réalisation de et avec Cherien Dabis que cette immense Fresque , Politique , s'étendant sur soixante-quinze ans d’histoire Palestinienne à travers le destin tragique d’une famille originaire de Jaffa dans un récit dense et puissant !
Superbe saga familiale et historique.. Sans haine on suit cette famille palestinienne sur 80 années de leurs vies sur une terre tant aimée et prise. Superbes acteurs.
Un film important qui retrace le destin d'une famille palestinienne depuis la nakbah à nos jours... Très beau, à aller voir absolument dans le contexte actuel
10 571 abonnés
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4,0
Publiée le 23 mars 2026
« On paie le prix pour ce qui est arrivé à votre peuple. » D'une tragédie humaine à une autre, "Allly baqi mink" s'étale sur plusieurs générations d'une famille palestinienne dépossédée de leurs terres. Des gens à qui l'on a tout pris, mais qui arrivent encore à donner... Quatre périodes de la dépossession à la reconnexion en passant par deux parties centrales qui sont de loin les plus fortes du film pour ce qu'elles évoquent et surtout pour ces dilemmes moraux et religieux auxquels les personnages sont confrontés. Cherien Dabis ne fait pas le choix de la confrontation ou du simple cours d'histoire comme d'autres films récents qui ont bien sûr eux aussi leur place. Il y a de la colère et du désarroi, mais pas de haine et alors qu'on dit que la haine est transmise par les parents, on voit ici qu'elle est surtout cultivée par les actions des autres à l'image de cette poignante scène qui marque un tournant dans la relation entre le père et le fils. C'est surtout leur humanité qui ressort, une façon pour eux de résister et de ne pas sombrer. Ça peut faire "faible" dans certains cas, mais il ne s'agit pas de tendre l'autre joue, mais d'agir comme il le faut. Représentant de la Jordanie à la 98e cérémonie des Oscars, "Allly baqi mink" est un film important, émouvant, humain et parfaitement incarné.
Fresque romanesque sur trois générations d’une famille palestinienne de 1948 à nos jours. L’histoire d’une vie heureuse puis de la guerre et de l’oppression avant de finir par l’exil. Un film un peu trop académique mais avec une idée scénaristique excellente qui nous conduit avec émotion sur le chemin de la résilience. Et peut-être de l’espoir même si l’actualité nous montre tous les jours qu’il est difficile d’en avoir.
La grande histoire est en arrière-plan (1948, 1978, 1988 et 2022), laissant place à l’histoire au long cours d’une famille palestinienne. Ce parti scénaristique permet de ressentir ce que peuvent vivre les palestiniens depuis la première guerre israélo-palestinienne.
C'est un récit « raconté » par Cherien Dabis - la réalisatrice elle-même, dans le rôle d'une mère courage qui traverse des épreuves familiales et sociales douloureuses (plusieurs sont inspirées d'anecdotes de la famille de la réalisatrice), jusqu'à l'exil comme 6 millions de palestiniens jusqu'à ce jour. Quel jeu d’acteur, le film vaut d’être regardé rien que pour elle ! Son regard laisse filtrer tous les sentiments de l’âme humaine, de la peur à la colère, de la souffrance à l’espoir. Incarnation de dignité et de résilience, elle porte même un message de paix dans un retournement de situation inattendu, une proposition presque provocante à certains égards.
Il y a une longueur aux deux tiers du film, qui ne saurait entacher ce presque chef d'œuvre aux multiples qualités : l’étoffe du scénario, une construction habile, un point de vue sur l’histoire longtemps passé sous silence, la profondeur du propos, la mise en scène sublime, des acteurs habités.
Un film édifiant sur les bouleversements de la Palestine, une saga familiale terriblement éprouvante et déchirante. Les interprètes sont tous magnifiques. À l’heure où Israël poursuit la colonisation des terres palestiniennes, on réalise à quel point la paix est un doux rêve…
"La première fresque sur l'histoire de la Palestine", indique l'affiche du film. On apprend cependant peu ici sur l'histoire de cet État en tant que telle. L'histoire et la politique servent avant tout des fins romanesques, à travers une saga familiale marquée par la spoliation, l'exclusion et l'humiliation, entre souffrance et résilience. Le point de vue palestinien, "de l'intérieur", est intéressant. Et la perspective, plus humaniste que vindicative, a sa dignité. Bref, les intentions de Cherien Dabis, réalisatrice et actrice palestino-états-unienne, sont louables. Mais la réalisation laisse une impression mitigée en raison de son côté illustratif et démonstratif, de son classicisme stylistique un peu désuet et de son pathos. Impression amplifiée par la longueur du film mais tempérée par la qualité de l'interprétation, portée majoritairement par la dynastie Bakri (Saleh, Adam et Mohammad).
C’est assurément l’un des plus beaux films que j’ai vu depuis ces derniers mois ! Il aborde de nombreux thèmes en  profondeur, il est  merveilleusement, interprété ; il m’a bouleversée ; à voir absolument
Un film plein d'émotions et de vie! Je craignais un film didactique, ou pire haineux, mais pas du tout c'est juste plein d'humanité. Si on suit l'Histoire, c'est via l'histoire de cette famille, à laquelle on s'attache tout de suite. On est happé : on frémit, on s'attendrit, on s'indigne, on se passionne...
Chef-d’œuvre absolu ! Un film puissant, humaniste et d’une beauté poétique, qui suit trois générations d’une famille palestinienne. Le plus beau film que j’aie jamais vu — à voir absolument !
La vie de cette famille palestinienne dans un contexte historique depuis 1948 est touchante au plus haut point. A travers plusieurs générations, on est sensible a leurs drames et leurs souffrances. Mais attention, nous sommes ici dans un domaine sensible ou le pathos doit être maitrisé avec un grand sens critique. Tout n'est pas blanc ou noir. On nous livre ici un récit poignant qui vous prend aux tripes, mais c'est bien la le danger. Car on a vite fait de désigner les méchants et les gentils. Car à n'en pas douter, on aurait tout aussi bien pu créer une réalisation aux dominantes inversées. Un film bouleversant qui doit être regardé avec son cœur mais également son cerveau.
"Ce qu’il reste de nous" raconte l’histoire sur trois générations d’une famille palestinienne expulsée de Jaffa en 1948.
Sharif, le grand-père, est l’héritier d’une riche famille, cultivatrice d’oranges. La propriété familiale est brutalement expropriée en 1948 après l’indépendance d’Israël. Sharif, sa femme et ses enfants partent s’installer en Cisjordanie. On retrouve Sharif trente ans plus tard en 1978. Il a vieilli ; sa santé présente des signes alarmants de détérioration. L’un de ses fils, Salim (on reconnaît l’acteur Saleh Bakri qu’on a vu dans Costa Brava, Lebanon, Le Bleu du caftan ou Palestine 36) est devenu instituteur. Il est marié à Hanan (Cherien Dabis, la réalisatrice du film). Sharif est très provche de son petit-fils, Noor, qui sera tué dix ans plus tard en 1988 par une balle perdue pendant l’intifada. La mort de leur enfant laisse Sharif et Noor éplorés et les confronte à un choix éthique douloureux.
Il est intéressant de voir la Palestine se pencher sur son passé. On l’a vu il y a deux mois à peine avec "Palestine 36", qui racontait, du point de vue des Palestiniens, la rébellion de 1936, prodrome de toutes les guerres à venir autour d’une même terre. On l’avait vu il y a deux ans dans "Bye bye Tibériade" où l’actrice Hiam Abbas exhumait les souvenirs de son enfance en Cisjordanie. Ce cinéma palestinien, à supposer que cette expression ait un sens car on parle ici de trois films dont les conditions de réalisation et les circuits de distribution n’ont rien à voir, interroge, au lendemain des tueries du 7-octobre et des représailles lancées par Tsahal sur Gaza contre le Hamas.
"Ce qu’il reste de nous" est une belle fresque intergénérationnelle à la facture très (trop ?) classique. Elle verserait presque dans le mélodrame mièvre sans deux scènes que je veux évoquer sans gâcher la surprise de les découvrir. La première voit un père se faire humilier de la pire des façons devant son fils. La seconde place deux parents éperdus de chagrin face à un dilemme moral dont ils se sortent avec une noblesse qui les honore.