Ce qu'il reste de nous
Note moyenne
4,2
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103 critiques spectateurs

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Jacques Dms
Jacques Dms

7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mars 2026
Un long récit magnifique qui passe si vite. Ce film est exceptionnel et permet de comprendre ce que l'humanité produit de beau et de laid au travers de l'histoire d'une famille bourgeoise palestinienne qui va vivre le pire. A voir absolument !
Lauriane
Lauriane

10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 février 2026
J’ai beaucoup aimé ce récit tragique et profondément actuel. L’immersion dans la vie d’une famille suivie sur trois générations permet de vivre intensément les répercussions du conflit israélo-palestinien, sur leurs vies, leurs territoires, et l’amour profond qu’ils portent à leur pays. Le film gagne encore en puissance grâce à son sens aigu de l’esthétisme : les plans sont magnifiques, renforçant l’immersion et l’émotion.

Et pourtant, connaissant la situation actuelle en Palestine, marquée par des souffrances massives et des violations graves des droits humains, ce récit prend une dimension encore plus douloureuse. Il devient un miroir troublant de ce qui se vit aujourd’hui, et un appel silencieux à ne pas oublier.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 871 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 février 2026
Cherien Debbis avait été remarquée il y a près de vingt ans avec son premier film très réussi « Amerrika » qui parlait d’une palestinienne rejoignant sa famille au fin fond de l’Amérique. Trois ans plus tard, elle a signé « May in the summer » et depuis plus rien. En tout cas sur le grand écran puisqu’elle est en revanche devenue une réalisatrice et créatrice de séries très prolifique depuis quinze ans (« The Sinner », « Empire », ...). Probablement impactée par la situation dans son pays, la Palestine, depuis le 7 octobre 2023, elle a décidé de réaliser un film sur lui. Une grande fresque qui s’étale sur près de quatre-vingt ans et qui entend encapsuler la petite histoire (celle d’une famille palestinienne) dans la grande (celle du pays). « Ce qu’il reste de nous » sera même le film qui représentera la Jordanie dans la course aux Oscars puisque le film a été produit principalement avec des fonds de ce pays voisin.

Déjà il faut louer la direction artistique de toute beauté de la cinéaste (qui joue aussi l’un des rôles principaux). « Ce qu’il reste de nous » est une œuvre ambitieuse par ce qu’elle entend raconter mais elle a le mérite aussi d’être très réussie formellement. Le film est mis en scène avec beaucoup de soin, presque raffiné même, dans la lignée des grandes épopées tragiques et romanesques telle que « Le Patient anglais », toutes proportions gardées. La photographie sépia, le détail apporté aux décors malgré ce que l’on suppose un budget réduit et quelques plans de toute beauté comme celui final devant le coucher de soleil à Jaffa montrent une cinéaste qui a du goût et qui s’est donné les moyens pour que son film soit aussi intéressant qu’agréable à regarder. Pareillement, la distribution dont elle fait partie est parfaitement dirigée, chaque comédien à chaque âge étant adéquat et bon acteur.

On ne voit pas vraiment les deux heures et demie passer, emporter par l’histoire de cette famille dont l’occupation par le Royaume-Uni puis par Israël va bouleverser l’équilibre et la vie tout entière. La répartition sur les quatre époques traitées est bien dosée car aucune n’est moins intéressante ou réussie que les autres. « Ce qu’il reste de nous » est donc autant une tragédie familiale qu’une fresque historique durant laquelle trois événements charnières vont être les vecteurs dramatiques et politiques du film. Parfois un tantinet manichéen pour dénoncer le colon israélien (la scène de l’humiliation avec les soldats), le film n’est pas pour autant schématique, binaire ou caricatural. Il nous fait cependant prendre conscience de l’horreur et du stress chronique que vivent la Palestine et ses habitants depuis bientôt un siècle, sans en rajouter dans la kabbale contre le sionisme et pour se concentrer sur le destin de cette famille brisée.

Un autre sujet va intervenir dans la dernière partie qui donne l’impression que le script fait un pas de côté ou recule. Pas inintéressant, au contraire, mais faisant prendre à l’intrigue une tournure inattendue au détriment de la note d’intention. On n’en dira pas plus mais Debbis semble plus à l’aise pour prendre le pouls d’une famille brisée par l’état de la Palestine qui impacte ses membres que par un quelconque souffle politique ou contestataire. On regrette aussi que malgré tous les éléments mis en branle, le souffle romanesque important dans ce type de longs-métrages est aux abonnés absents et qu’hormis quelques instants fugaces, l’émotion soit plutôt rare. « Ce qu’il reste de nous » est une œuvre maitrisée sur bien des points mais il lui manque ce petit plus et un regard plus pertinent et pointilleux sur l’histoire de la Palestine pour atteindre les sommets.

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Simone Gentile
Simone Gentile

11 abonnés 104 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 janvier 2026
Malgré l’ambition de livrer au·à la spectateur·rice une fresque de la Palestine, de la Nakba à nos jours, le film de Cherien Dabis demeure non seulement convenu, mais aussi excessivement romancé. En renonçant à montrer le brutalité d’1sr@3l et les injustices dans toute leur réalité, la mise en scène atténue la portée politique de son sujet. À travers l’histoire intime d’une famille exilée de Jaffa, la réalisatrice semble privilégier un message de paix à tout prix, alors même que toute perspective de paix ne saurait advenir — aujourd’hui encore — sans un travail rigoureux sur la mémoire historique et sans justice sociale. Il en résulte l’impression que Dabis n’ose jamais aller au bout de son geste, restant constamment en retrait face à ce que son récit semble aborder.
Moviefan13
Moviefan13

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 décembre 2025
All That's Left of Me est un film d’une délicatesse et d’une puissance émotionnelle remarquables. À travers un récit intime et profondément humain, il explore la mémoire, la perte et la résilience avec une justesse rare, sans jamais sombrer dans l’emphase.
La mise en scène, sobre et élégante, laisse toute la place aux silences, aux regards et aux émotions contenues. Les performances sont bouleversantes de sincérité, incarnant avec dignité des vies marquées par l’exil, l’attachement et l’amour malgré tout.
Poignant sans être démonstratif, All That’s Left of Me est un film nécessaire, qui touche durablement et rappelle avec force le pouvoir du cinéma lorsqu’il choisit l’humanité comme boussole.
Toufic Abichaker
Toufic Abichaker

1 abonné 27 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2025
Un très bon film palestinien, triste et poignant, ni larmoyant, ni revanchard, avec de très bons acteurs y compris les jeunes enfants qui sont très pros et attachants. C'est l'histoire sur 3 générations, de 1948 à 2022, d'une famille de Jaffa, de classe moyenne, pacifiste. Le film traite avec justesse et beaucoup de décence de la dépossession des Palestiniens en 1948, leur oppression jusqu'à nos jours et du dilemme de cette famille partagée entre la nostalgie de la Palestine perdue, le fait accompli de l'occupation et la volonté de faire avec et d'aller de l'avant.
Vu à Genève le 24 novembre 2025.
Arnaud R.
Arnaud R.

5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 novembre 2025
Nécessaire, tellement nécessaire pour remette en perspective le génocide et la colonisation actuels ! Le film nous emmène jusqu’en 1948, là où tout a commencé. Les acteurs et l’esthétique sont remarquables, et le scénario poignant et révoltant, évidemment.
Grégoire Henry
Grégoire Henry

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 novembre 2025
Ce qu’il reste de nous est un chef-d’œuvre poignant, porté par une richesse thématique rare : spoiler: la famille, le conflit israélo-palestinien, et la question du don d’organes entre différentes religions et idéologies
. Le film touche juste, sans jamais tomber dans le manichéisme.

Le jeu des acteurs est remarquable, tout en retenue et en intensité, et la mise en scène, soutenue par une caméra sensible et précise, renforce la force émotionnelle du récit. La musique, profonde et enveloppante, nous prend littéralement aux tripes.

Un film nécessaire, puissant et bouleversant. spoiler:
Gérald Alvarez
Gérald Alvarez

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2025
Une film touchant, porté par des personnages attachants. Sans jamais sombrer dans le misérabilisme, le film déploie une fresque sensible où la mémoire et la transmission occupent une place centrale. Des fils conducteurs qui donnent tout leur poids au rythme du récit et à l’histoire que le film raconte.
Marc G
Marc G

4 abonnés 127 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2025
Un voyage épique au cœur du calvaire palestinien, qui retrace avec maestria et dissèque avec minutie un traumatisme intergénérationnel complexe et multifactoriel. Dès les premières pages, dans un climat d'action et d'angoisse palpitantes qui laisse une question lancinante en suspens, nous sommes plongés (et emportés) d'emblée dans une histoire de souffrance lancinante et d'un sentiment récurrent d'impuissance. Divisé en quatre chapitres – la vague de violence de la Nakba en 1948 ; la consolidation d'un nouveau statu quo en Cisjordanie en 1978 ; le déclenchement de la Première Intifada en 1988 ; et le présent cinématographique de 2022 –, le bouleversant « Tout ce qui reste de toi » de Cherien Dabis fait de nous à la fois témoins et acteurs d'une perte insondable et irréparable. Pourtant, Dabis résiste à la facilité du sentimentalisme, préférant tisser une étude de personnages labyrinthique, dissimulant une série de conflits souterrains et catastrophiques au sein même des liens familiaux. Dans un final au rythme méticuleux et pourtant poignant, qui laisse un goût amer de rapatriement inachevé et de déracinement existentiel, la vie et l'espoir apparaissent comme le seul rempart contre l'inhumanité et la déshumanisation. —
Source : Festival international du film de Thessalonique
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2025
Initialement, Cherien Dabis avait prévu de tourner Ce qu’il reste de nous à Jéricho. Comme c'était devenu impossible, plusieurs lieux ont été choisis sur le pourtour méditerranéen. Le propos de la réalisatrice, déjà autrice de Amerrika, notamment, est ambitieux : retracer en moins de 150 minutes plus de 70 ans d'histoire palestinienne, depuis 1948. Une véritable fresque placée sous le signe de l'occupation, de la répression et de l'humiliation, sous forme de saga familiale où l'intime et l'humain se heurtent à la réalité de situations difficiles. Ce qu'il reste de nous représente un geste politique, mais ne verse surtout pas dans l'excès, s'autorisant un versant sentimental et quelques pincées d'humour, quand le contexte le permet. Ainsi, le long métrage évite les écueils de l'œuvre trop manifestement militante et vindicative, s'inscrivant dans des pages d'histoire incontestables, relayées par un sens du romanesque qui fait systématiquement mouche. Il était une fois en Palestine : le récit est jonché de drames et pétri de tristesse, mais il ne s'arrête pas là, il évoque aussi avec puissance et lyrisme l'importance de la transmission, génération après génération, et l'espoir de jours meilleurs, même si l'actualité démontre aujourd'hui qu'ils auront du mal à se concrétiser à l'avenir.
Thomas L.
Thomas L.

10 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 octobre 2025
Un film absolument nécessaire pour donner corps à l'histoire douloureuse de peuple palestinien et de son oppression. Je l'ai vu en avant-première à Fribourg en présence de la réalisatrice.
XxM4gik_Syst3mxX
XxM4gik_Syst3mxX

2 abonnés 16 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 septembre 2025
Ce qu’il reste de nous est un film important à découvrir. À travers l’histoire d’une famille, il retrace la mémoire de la Palestine au fil des générations, de la colonisation britannique à la création d’Israël, en passant par l’intifada. Le film nous fait voyager à la fois dans le temps et au cœur de la Palestine.

Les images sont belles et composées avec soin, révélant la richesse et la beauté des paysages. J’ai particulièrement apprécié le travail de la réalisatrice sur la lumière, qui structure les plans et leur donne une vraie force visuelle. La narration, maîtrisée et fluide, rend le récit accessible tout en gardant de la profondeur.

Le jeu des acteurs est également marquant : Saleh et Adam Bakri, notamment, apportent beaucoup d’émotion et de justesse, sans tomber dans l’excès.

En bref, un film fort et touchant, à la fois esthétique et clair dans son propos. Il n’est pas sans quelques limites, mais il mérite largement d’être vu et discuté.
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