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Fred cc
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1,5
Publiée le 26 juin 2026
Netflix a produit ce navet comme il en produit des milliers sur sa plateforme, sauf que là c'est pour le cinéma. Tout est typique de Netflix : scénario confus inutilement, acteurs qui sonnent faux (actrice principale en tête), realisation plate. Bref, un ennui profond malgré une durée courte d'1h40.
C'est un film que j'avais envie de voir car j'étais intriguée d'assister à un thriller français sur grand écran avec ce beau casting !
C'est surtout ce dernier qui m'a donné envie de le voir avec Eye Haïdara dans le rôle de cette femme de caractère à la recherche de la vérité !
Elle est happée et impuissante face à un rouage plus grand qu'elle. Les rebondissements s'enchaînent et le rythme ne s'essoufle pas.
Mais le final m'a perdu, je n'ai pas compris les rouages et les ficelles de l'intrigue... Je me suis retrouvée avec plus de questions que de réponses c'est frustrant !
Je viens de voir MATA et en suis sorti très satisfait Ce film rend bien compte de l'ambiance de mystère et de secret qui entoure ce genre d'opérations. Peut-être certains auraient voulu des choses plus claires mais cela aurait été, à mon goût, à côté du sujet J 'ai bien aimé le jeu des acteurs: les scènes avec le psy sont particulièrement réussies
Mata est une agente de la DGSE en mission au Niger. Blessée, elle est rapatriée sans connaitre le sort de son compagnon et collègue. Pendant sa convalescence, elle est détachée à la sécurité intérieure mais va tenter d’enquêter sur le sort de son partenaire. Un film d’espionnage plutôt réussi mais sans grande saveur ni originalité. Il reste enfin l’immense talent d’Eye Haidara.
Bon thriller d'espionnage français, sans tous les effets spéciaux d'explosions américains inutiles et tape à l'oeil. Scénario intéressant et crédible. Eye Haïdara est bluffante, elle sait jouer les émotions à l'économie. Les autres acteurs sont également au diapason.
Il y a un cinéma d'espionnage qui veut tout expliquer. Mata fait le choix inverse, et c'est précisément ce qui en fait un film à part. Rachel Lang ne cherche pas à élucider, mais à immerger. Le film se place du côté de l'impuissance — cette incapacité à se saisir du réel quand tout semble organisé pour vous échapper. Les codes du genre sont là (cloisonnement, identités de couverture, solitude des agents de terrain) mais ils servent surtout à raconter quelque chose de plus intime : ce moment où manipulation et vérité deviennent indiscernables, où l'on glisse vers l'impossibilité de faire confiance à quiconque. Mata ne tient peut-être pas totalement la promesse de son affiche — et cet écart est précisément le sujet. La frustration qu'on ressent est celle de l'héroïne ; c'est là que se loge l'émotion du film. Eye Haïdara porte le film avec une force rare. Raphaël Personnaz, Joséphine Japy et Hakim Jemili (inattendu dans ce registre) complètent un casting au diapason.
Eye Haïdara n'a qu'une seule expression à son vocabulaire et comme elle est de quasiment tous les plans, c'est l'ennui qui prend vite le dessus. Malheureusement
D'un intérêt très moyen. Une intrigue brouillone, un suspens inexistant la plupart du temps, des scènes et des dialogues sans grand intérêt, des clichés... Un bon soporifique.
Ce film évoque l'affaire de Denis Allex, un agent de la DGSE, pris en otage en Somalie par des Shebabs en juillet 2009. Mais cela s'arrête là. Il faut rendre hommage à ce film qui est consacré « aux soldats de l'ombre ». Et qui sont très rares. Le résultat est plutôt réussi. Ce qui frappe tout de suite, c'est le climat de suspicions, car on ne peux pas savoir jusqu'où l'espionnite règne dans ce milieu. Les personnages sont crédibles. Mata dans sa recherche de vérité et Eloïse dans son double jeu. A voir !
Rachel Lang n'arrive pas au thriller d'espionnage par hasard. Officier de l'armée française autant que cinéaste, elle a construit les deux premiers actes de sa filmographie sur le territoire militaire vu de l'intérieur - Baden Baden d'abord, puis Mon Légionnaire, portrait intime des épouses attendant un retour dont elles ignorent la date et parfois la forme. Ici, Mata, agente du service action de la DGSE, rentre du Niger blessée, seule, son compagnon Antoine disparu quelque part dans le désert après une opération qui a mal tourné. À son retour, on la recycle à la DGSI dans un rôle de mentor (une mise au placard déguisée en réaffectation) qu'elle transforme en mission officieuse : en formant la jeune Héloïse aux techniques de contre-espionnage pour enquêter parallèlement sur ce que ses supérieurs cherchent visiblement à enterrer.
La filiation revendiquée est double, et elle pèse lourd. D'un côté, Le Bureau des Légendes, la série de Canal+ qui a redéfini les standards du thriller d'espionnage français en prenant le temps de construire l'ambiguïté morale de ses personnages et l'opacité des institutions. De l'autre, John le Carré, dont toute l'œuvre romanesque repose sur la conviction qu'un agent, comme tout être humain, ne connaîtra jamais la totalité de la réalité dans laquelle il opère. Ces deux modèles ont en commun d'avoir trouvé la forme adéquate à leur propos - la série pour l'un, le roman feuilletonné pour l'autre. Lang veut en distiller l'essence en cent minutes de long métrage, et ce format se révèle structurellement insuffisant pour ce qu'elle a en tête. Non pas que le cinéma soit incapable de complexité (La Taupe de Tomas Alfredson le prouve) mais parce que Mata n'a pas trouvé le principe de compression qui lui permettrait de tenir en une seule respiration ce que ses modèles déploient dans la durée.
Le second hic, c'est que tout est filmé avec la même caméra distante, le même régime de lumière neutre, dans chaque lieu et chaque situation, sans jamais différencier les espaces selon leur charge dramatique. La planque dans les Alpes aurait dû être autre chose que les couloirs de la DGSI. Elle est filmée avec la même indifférence tonale, comme si l'esthétique du dépouillement - plus proche du téléfilm d'ailleurs - était devenue une habitude plutôt qu'un outil. Puis, le hors-champ n'existe presque pas. Il est convoqué à des fins purement narratives, pour documenter une révélation ou faire avancer l'enquête, sans jamais devenir ce qu'il est dans le meilleur cinéma d'espionnage : une source d'angoisse permanent.
Ce vide du hors-champ contamine la direction des acteurs, et aucun d'eux n'en sort vraiment indemne. Eye Haïdara, révélée dans des registres vifs et solaires, est ici méthodiquement mise en sourdine. Le contre-emploi est lisible sur le papier mais la narration ne lui donne jamais les conditions pour s'incarner vraiment. La suspension de crédulité ne s'installe pas. On regarde une actrice jouer une agente. Joséphine Japy, en jeune protégée censée fonctionner comme double inversé de Mata, pâtit du même problème avec moins de matière encore pour compenser. Le dispositif du mentor et de l'apprentie devrait permettre d'extérioriser les conflits intérieurs du personnage principal en les projetant sur quelqu'un d'autre - montrer ce qu'elle était, ce qu'elle ne veut plus être, ce qu'elle risque de transmettre. Mais sans direction précise, sans que les deux actrices semblent habiter le même espace dramatique, la relation reste une mécanique narrative plutôt qu'une tension vivante.
Le twist final, annoncé de trop loin pour surprendre quiconque, cristallise les défauts du projet à tenir sa promesse. Si l'idée centrale est bien celle de Le Carré (personne ne sait jamais tout, la vérité est toujours partielle et contaminée) alors la résolution de l'intrigue devrait rester ouverte, ambiguë, inconfortable. Elle devrait laisser Mata, et le spectateur avec elle, dans l'impossibilité d'une certitude totale. Au lieu de cela, le film ferme ses propres portes, range ses révélations, distribue les responsabilités. Malheureusement, je ne sauve pas grand chose.
Personnellement, je trouve les critiques un peu sévères. Ce triller à l'intrigue compliquée nous tient en haleine et Eye Haïdara assume son rôle avec talent.
Certes l’épilogue de ce film intéressant sur les services secrets français ‘soldats de l’ombre’ n’est pas très réjouissant, mais - à nouveau - les prestations de Eye Haïdara avec Raphaël Personnaz sont très belles. On ne se lasse pas de les voir dans tous les films où ils interviennent par leur présence et leur jeu d’interprétation toujours réussis.
Plutôt bon public pour ce genre de film, nous avons bien apprécié l'intrigue initiale, la prestation des acteurs ( Eye ! Eye !!) mais rien compris au scénario alambiqué ?? Les apparitions un peu ridicules de Mélanie Laurent, la fourberie de la hierarchie bien caricaturale et le manque d'empathie des collègues. En conclusion, déçus par ce scénario prometteur (on espérait un contexte géopolitique documenté et palpitant) mais qui lorgne vers les insipides films qui pullulent sur les plates-formes payantes plutôt que vers "Le bureau des Legendes".
Enfin un excellent film français avec un scénario digne de ce nom. Les jeux d’acteurs sont excellents. Mention spéciale au travail sur la lumière. C’est un film qui m’a pris aux tripes. Bravo !