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3,5
Publiée le 16 septembre 2026
En convalescence après une mission qui a mal tourné, Mata ne reste pas les bras croisés et décide de faire la lumière sur ce qui s'est passé en Afrique. Elle n'est plus sur place et beaucoup de portes se sont fermées, mais elle est pleine de ressources... Quand on découvre l'introduction, on s'attend à ce qu'elle prenne les armes et retourne sur place, mais il n'en est rien. "Mata" est à l'opposé de ce qu'on attend habituellement d'un thriller d'espionnage. C'est un film sobre et subtil qui n'est pas dénué de tension ou d'émotion pour autant. Rachel Lang mise sur l'intime et la transmission avec cette double histoire qui concerne une petite fille et le personnage de Joséphine Japy, mais aussi sur l'isolement et l'incertitude vécus par un agent de terrain qui avance souvent dans l'ombre. On est au même niveau que Mata et ça peut être frustrant puisqu'il y a peu de réponses, mais l'histoire est quand même lisible et surtout captivante. J'ai beaucoup aimé l'approche sans chichi, l'ambiance froide et la mise en scène précise. Bref, un film propre et solide de bout en bout.
Caster le profil de la filiforme HAÏDARA comme une espionne qui peut s’infiltrer discrètement et se battre contre des robustes est peut-être un peu osé (cf la scène peu crédible du combat dans la cuisine)… Et elle n’est pas très expressive… On ne saura jamais quels sont ses liens avec PERSONNAZ qui expliquent qu’elle ira jusqu’à se mettre en danger professionnellement (alors qu’elle est présentée comme très efficace et expérimentée). Le dénouement dramatique est inexplicable et inexpliqué (rôle inefficace de la DGSE). Et l’épilogue la voyant déambuler sans expression est uniquement sauvé par la chanson explicite sur la haine de Clara YSÉ ! Cela résume la froideur de l’interprétation...
Mata n est pas un film d espionnage classique, pour les personnes aimant mission impossible ou le bureau des légendes, vous pouvez passer votre chemin, car le scénario est assez complexe et difficile à appréhender, cela ressemble plus au film la taupe adapté du roman de john le carré. Mata joue par eye haidara, avec son compère antoine lui interprète par Raphaël personnaz est au sahel pour délivrer les otages d areva, suite à un incident mata grièvement blessé est rapatrier en France et son ami Antoine disparu. Mata veut enquêter sur ce qu il s est passé et retrouver Antoine mais peu à peu elle va être confronté au silence de son employeur la dgse mais à une histoire un peu trop grande pour elle. On est loin de la mécanique habituelle des films d espionnage, le rythme est moins echevele, Rachel lang prend son temps, comme son film précédent légionnaires qui en mon sens était plus réussit.
Une histoire de contre-espionnage avec plusieurs affaires ayant un lien apparant, ce récit est tout de même tortueux, entre paranoïa et manipulation. Manquant de nerf et de conviction et nous laissant sur sa faim, un thriller assez moyen dans lequel E. Haïdara ne semble pas totalement à son aise.
J'ai rien compris. C'est incompréhensible, mal écrit. La direction d'acteur est ratée. Seul point positif, l'image est soignée. Mais on s'ennuie de bout en bout. Il n'y a aucun moment palpitant dans ce film.
Cette déchirure flagrante, un peu à l’image de la cicatrice que Mata essaye de soigner à l’argile, est la tension et la beauté du film, sa ligne de crête confrontant l’épure des visages et des personnages aux labyrinthes de l’architecture de la DGSE et aux immensités désertiques du Niger. Que peuvent les agents, des hommes et des femmes enlisés dans des conflits qui les dépassent, si ce n’est fredonner une chanson comme le fait le personnage de Personnaz dans de beaux plans purs et oniriques, venant densifier cette dimension du rêve heurtant de plein fouet celle de l’action. Mata n’échappe pas à certaines incohérences mais s’avance avec haute tenue et élégance, hypnotisme et séduction, réussissant à faire naître l’émotion dans un film d’action pas banal
« Mata » : l'espionne qu'on suit, l'intrigue qu'on perd
Rachel Lang revient avec un projet qui a tout pour convaincre sur le papier : un thriller d'espionnage français au féminin, loin des codes hollywoodiens, porté par une actrice rare dans ce registre. Eye Haïdara y est habitée, tendue, habitée par un silence qui en dit plus que des dialogues entiers — et pendant les premières séquences, entre le Niger et Paris, on sent une vraie main derrière la caméra : la tension monte, la paranoïa s'installe, on y croit.
Puis le film choisit son vrai sujet : non pas résoudre son intrigue, mais la disperser — et là, ça coince vraiment. Chaque piste — la taupe russe, le dossier des Alpes, le journaliste dont l'ordinateur est vidé, la mystérieuse India — s'ouvre avec soin et se referme sans jamais se répondre. On attend patiemment le moment où les pièces vont s'emboîter, et ce moment n'arrive tout simplement pas. La structure en indices, censée récompenser l'attention du spectateur, finit par la punir : on ressort de la salle avec plus de questions qu'à l'entrée, et pas le sentiment d'un mystère savamment entretenu, mais celui d'un scénario qui a perdu le fil de lui-même.
Eye Haïdara porte le film avec une intensité contenue rare, Joséphine Japy et Raphaël Personnaz l'épaulent avec justesse — la distribution, elle, ne déçoit jamais. C'est bien la seule certitude qu'on emporte en sortant : l'interprétation est irréprochable, l'atmosphère maîtrisée. Mais tout ce soin se retrouve gâché par une dernière ligne droite qui n'explique rien, ne conclut rien, et laisse un goût d'inachevé difficile à pardonner pour un film qui avait pourtant tous les atouts en main.
En bref : toute la matière d'un grand film d'espionnage, sabordée par une fin qui refuse obstinément de répondre à ses propres questions — dommage, il y avait largement de quoi faire un classique du genre.
Moi qui suis plutôt fan de ce genre de polar, thriller ou les embrouilles et autres stratégies sont reines je suis clairement resté sur ma fin avec ce film.
L'image est belle, les acteurs vraiment convaincants mais comme il est précisé au début du film : ne chercher pas la vérité vous ne la trouverez pas !
Et c'est une promesse parfaitement tenue car il n'y a aucune explication à toute cette histoire.
D'autant plus que plein de pistes sont ouvertes pour ne mener nul part. Comme déjà évoqué dans d'autres avis, il y a aussi des choses qu'on ne comprends pas et qui ne sont pas expliqué (comment se sort t'elle de l'embuscade, le rôle de bob et bobette...)
Vraiment dommage car je suis sorti de la salle avec le sentiment d'avoir vu un beau film mais de n'avoir rien compris.
J'ai aimé ce film, l'ambiance, la trame générale, le jeu des principaux acteurs. Pour analyser plus finement le scénario, les enchaînements de circonstances ne sont pas toujours limpides, on ne comprend pas toujours de quoi il retourne, en revanche, certains passages du film sont un peu trop évidents. Mata est avant tout l'histoire d'une femme qui tient tête et se met en danger face à une institution opaque -la dgse, véritable nid d'espions au sens propre du terme, dans laquelle ennui et quête de sens se cumulent. Plus qu'un simple film d'action, plus intéressant à mes yeux malgré une lenteur relative.