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capirex
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3,0
Publiée le 31 juillet 2025
Sur les vestiges du Printemps de Prague , c'est là un périple intime et nerveux à travers l'histoire de ce personnage , qu'interprète formidablement l’actrice slovaque Rebeka Poláková , tentant de se faufiler dans les méandres d’un passé qui la hante et resurgit sous forme de flash-back ainsi qu'une plongée forcée aux racines d’un Pays quasi immobile depuis son départ !
Il n’est pas interdit de penser que Alexandra Makarová a pas mal puisé dans l’histoire de sa famille pour écrire le scénario de Perla. En effet, Saša Makarová, sa mère, est née à Košice du temps où la Tchécoslovaquie était un pays communiste. Certes, Saša n’avait que 2 ans au moment du printemps de Prague, mais, tout comme Perla, elle est s’est installée à Vienne et est devenue une peintre réputée. Ce rapprochement avec la peinture est peut-être pour quelque chose dans l’exceptionnelle beauté de l’image, que ce soit au niveau de la lumière ou de la construction des plans. Le Directeur de la photographie a pour nom Georg Weiss et il avait déjà travaillé sur le long métrage précédent de Alexandra Makarová ainsi que sur ses court-métrages. Même si la difficulté qu’on peut rencontrer à quitter définitivement son pays d’origine et les souvenirs qui s’y rattachent représente le cœur de Perla, à laquelle s’ajoutent les tergiversations de Perla en ce qui concerne sa vie sentimentale, le film brosse également de façon très fine le portrait d’une femme très maternelle mais qui ne se sent jamais prête à sacrifier sa vie sentimentale par amour par sa fille. Dans ce rôle difficile, la comédienne slovaque Rebeka Poláková fait preuve d’un talent sans faille. Sans que cela soit fait de façon particulièrement ostensible, on ne peut s’empêcher de remarquer le nombre de miroirs que nous propose le film, façon sans doute d’évoquer ce combat entre passé et présent vécu par Perla, ainsi que le nombre de portes qui sont franchies, façon sans doute d’évoquer les passages de la frontière entre l’est et l’ouest. Comme d'hab, on peut accéder à la critique complète sur le site dont la dénomination est construite sur critique et film, avec le tiret du 6 entre les deux.
"Perla" n'a rien de profondément original dans sa dénonciation du système communiste, beaucoup de films l'ont fait et le font encore, et parfois de manière bien plus convaincante. C'est plus dans son versant portrait de femme qu'il convainc. En effet cette Perla est complexe, à la fois mère célibataire aimante et véritable adolescente quand il s'agit de répondre à ses pulsions. Alexandra Makarová n'emploie pas la grosse artillerie du film de reconstitution historique, on pense même parfois à la rigueur de Margarethe Von Trotta époque 70-80, et si tout n'est pas abouti il y a à piocher au cours de ces 111 minutes de très belles choses. Aidé en cela par une excellente actrice, la très peu connue mais de presque tous les plans Rebeka Polakova.
Cinéaste austro-slovaque, Alexandra Makarová raconte dans son deuxième long métrage une histoire (celle de sa grand-mère ?) qui réunit ses deux nationalités, en un temps où le communisme sévissait toujours, dans la défunte Tchécoslovaquie. Pour cette histoire de Perla, tiraillée entre l'Ouest et l'Est, le film prend vraiment son temps et semble un temps occulter le passé, avec peu de flashbaxks qui ne disent pas tout, à l'image de son héroïne qui s'est reconstruite et veut oublier sa vie d'avant. Sauf que, bien entendu, elle n'en a pas fini avec le poids de ses origines. Peu convaincant dans sa construction, Perla séduit davantage quand il aborde la relation mère/fille, fusionnelle et facétieuse. Le récit change vraiment de ton dans sa dernière partie et précipite les événements, alors qu'il avait plutôt tendance à les freiner jusqu'alors. On a l'impression que Alexandra Makarová cherche, y compris dans sa mise en scène, la meilleure façon de raconter une histoire qui lui tient à cœur, dans une période où la vie pouvait changer du tout au tout, au gré du passage d'une simple frontière. Grâce soit tout de même rendue à Rebeka Poláková, dans le rôle-titre de Perla, absolument remarquable de bout en bout, côté autrichien ou slovaque, tout autant.