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2,5
Publiée le 26 mai 2026
Perla s'est construite une vie en Autriche avec sa fille Julia et son compagnon Josef, mais lorsque son ex-mari refait surface, son présent vacille et son avenir devient incertain. Ce n'est pas simplement le retour d'une personne, mais aussi des souvenirs d'un passé dictatorial. Alexandra Makarová, dont le récit est basé sur la vie de sa grand-mère, accorde autant d'importance aux deux à travers ce voyage délicat en Tchécoslovaquie. Perla est confrontée à ses deux identités comme si l'ancienne essayait de reprendre le contrôle. Cette lutte personnelle ainsi que le contexte sont les choses les plus intéressantes dans ce film qui manque néanmoins de force émotionnelle malgré ce qui se passe. spoiler: Peut-être que c'est dû à la fracture quand le trio se sépare et que Perla est livrée à elle-même d'autant plus que je n'ai pas accroché à ce qui suit. C'est comme deux histoires mises bout à bout, mais le mélange ne prend pas. En tout cas, j'ai trouvé l'ensemble moyen.
Drame tout à fait vraisemblable d’un trouple et leur fille dans la Tchécoslovaquie soviétique qui nous fait frémir. La photographie est sublime. Elle souligne la terreur de l’époque.
"Perla", du nom de l'héroïne, nous replonge dans les années 1980 à l'époque où cette jeune femme exilée à Vienne semble mener une vie d'artiste épanouie en compagnie de sa fille et de son nouveau compagnon autrichien. Suite à un mensonge de la part du père de la fillette, elle va entreprendre un voyage à haut risque en Tchécoslovaquie sur les traces de son passé. Le film est intense et haletant. C'est avant tout un portrait d'une femme courageuse et fragile à la fois. Celle-ci est interprétée par une jeune comédienne slovaque, Rebeka Palakova, aussi charismatique que juste dans son rôle. Cela donne une belle découverte passée inaperçue en salle l'été dernier.
Un voyage poignant vers la tchecoslovaquie avant la chute du mur ... L'âme slave y est dépeinte dans toute sa complexité, sa sensibilité et ses contradictions au travers du personnage central, Perla.
Insistant et brutal. Brutalité qui est nettement accentuée par un montage cut. Hormis Josef, aucun personnage n'est sympathique. Est-il efficace de déranger, plutôt que d'émouvoir, pour dénoncer les exactions humaines et les difficultés de la vie ? Pas pour moi en tout cas, qui suis restée sur la défensive, loin des effets de manche excessifs.
La vie d’Alexandra Makarová se déroule entre Slovaquie et Autriche, tout comme celle de l’héroïne de son second long-métrage, Perla. La trajectoire de cette artiste peintre un peu perdue dans l’existence mais capable de faire front aurait pu donner un excellent film. Il y a je ne sais quoi dans le jeu de l’actrice (Rebeka Poláková) qui m’a empêché d’y croire complètement. Dommage.
C'est imparfait peut être par manque de moyens, de temps...néanmoins ce film nous questionne, c'est peut-être la volonté de la metteur en scène. Beaucoup de thématiques historiques sont abordées. C'est bien filmé, les acteurs sont excellents, l'histoire racontée est assez comptemporaine et nous rappelle que le vingtième siècle européen fut une tragédie.
Au début des années 80, Perla vit à Vienne, élève seule sa fille, bientôt adolescente et essaie non sans mal d’exposer ses toiles. Elle fait la connaissance de Josef, qui quitte pour elle sa femme et file avec elle le parfait amour. Mais on découvre lentement le lourd passé que cache Perla. Une dizaine d’années plus tôt, ne souffrant plus le régime communiste, elle a quitté la Tchécoslovaquie dans des circonstances dramatiques. Elle a laissé derrière elle son conjoint, Andrej, le père de Julia. Jusqu’au jour où Andrej retrouve sa trace et lui demande de revenir en Tchécoslovaquie.
La réalisatrice Alexandra Makarová dit avoir puisé dans l’histoire de sa mère et de sa grand-mère pour écrire ce scénario. Il a la texture amère des films consacrés aux anciennes démocraties populaires, à leur surveillance policière, à leurs hivers interminables, à leurs conditions de vie misérables : "Good Bye, Lenin !", "La Vie des autres", "Barbara"…
"Perla" est donc un film politique sur l’Europe de l’Est et sur le régime dictatorial qui y régna jusqu’à la chute du Mur. Mais il ne se résume pas à cette seule dimension. C’est surtout un drame intimiste sur une femme, déchirée entre son présent en Autriche avec Josef et son passé en Slovaquie avec Andrej. Rebeka Poláková est impeccable dans le rôle-titre.
On pourrait déduire de son titre et de son affiche que Perla en est le seul caractère et que toute l’intrigue du film tourne autour d’elle. Ce serait oublier le rôle joué par sa fille. Même si l’histoire n’est pas racontée à travers ses yeux, c’est son point de vue qui donne au film un relief qui lui aurait sinon fait défaut. Elle aime sa mère, a un besoin viscéral de son amour, autant qu’elle la juge et lui reproche ses choix.
J’ai apprécié la manière de filmer et le jeu d’acteurs. Cependant, j’ai eu beaucoup de mal à ressentir les émotions : j’avais l’impression que le téléspectateur n’était pas invité à partager les émotions. Il y avait une certaine distance. Enfin, il y avait de mystères pour lesquels aucune réponse ne nous a été donnée.
Déjà, il faut souligner la mise en scène : c’est très élégant et soigné ! Le film aborde des sujets comme l’immigration et la liberté, sans jamais tomber dans le pathos. La performance de l’actrice principale (que je ne connaissais pas) est bouleversante. Je me suis également laissé porter par la bande-son, totalement envoûtante. Le rythme est parfois lent, mais Perla est un film touchant. Un gros coup de cœur!
Perla échappée de la Tchécoslovaquie à l’arrivée des chars doit quitter Vienne pour y retourner lorsque le mari de sa fille lui annonce qu’il est en fin de vie. Après avoir vécue dans le milieu artistique viennois et son absence de contraintes elle redécouvre la vie à l’Est. Dit comme ça ça peut être bien mais finalement ça ne l’est pas. C’est plombant comme un ciel gris au-dessus d’un pays communiste.
Film intimiste et poignant qui aborde des thèmes universels comme l'émigration d'un pays vers un ailleurs plus propice à la joie et la liberté, les liens profonds avec sa terre d'origine mais aussi les errements affectifs et amoureux avec encore en toile de fond la prédation masculine. Ainsi, Perla a fui la Tchécoslovaquie pour l'Autriche après l'invasion russe dans les années 1980 avec sa fille de 10 ans. Artiste peintre, elle rencontre Josef, homme intègre, aimant et paternel. Alors qu'elle s'épanouit dans cette relation, son ex mari la recontacte demandant à voir sa fille. Après mult hésitations, elle se lance dans un retour périlleux vers ce pays muselé et un homme tourmenté. Le récit bascule dans la précarité, la peur et une violence sourde. L'actrice principale est spécialement inspirée.
Un film moyen bon. Pourtant le sujet est intéressant: deux mondes differents, l un capitaliste et l autre communiste. C est le seul interet du film lorsqu on passe la frontière pour se retrouver en tchecostlovaquie,dans une autre société. Mais on s ennuie un peu suite à un scénario trop posé qui manque de rythme surtout la partie autrichienne. Une fois en tchecostlovaquie, ça devient plus intéressant malgré le comportement parfois incompréhensible, voir ridicule, de la protagoniste principale. Ça manque de tension malgré le sujet. Les acteurs sont bons . La petite crève l écran. C est la seule bonne chose d un film un peu ennuyant qui au vu du sujet aurait pu être plus fort.
Au début des années 1980, Perla une artiste peintre indépendante vit avec sa fille Julia, et son récent mari Joseph, à Vienne et prépare une exposition de ses tableaux à New-York...Julia jeune pianiste prometteuse s’investit totalement dans son instrument, elle idolâtre Vladimir Horowitz et rêve de devenir son pendant féminin... Mais peut-on cacher indéfiniment son passé sans qu’il vienne un jour ou l’autre vous sauter au visage...on découvre que Perla a fui la Tchécoslovaquie en aout 1968, au moment de l’invasion des troupes du pacte de Varsovie...Les circonstances de son exil et de la vie qu’elle a laissée derrière elle, elle n’en parle jamais même à Joseph...Jusqu’au jour où dans son paisible salon, elle reçois un coup de téléphone qui la bouleverse...elle apprend que son ami, Andrej, père de son enfant, est sorti du camp où il était prisonnier, il voudrait faire connaissance avec sa fille et, en plus, il souffrirait d’un cancer et n’en aurait plus pour longtemps à vivre...si elle avait pu fuir sans doute à la suite de faveurs arrachées par les gardes-frontière, lui a été arrêté Est-ce seulement la compassion pour un homme qu’elle a aimé qui va décider Perla à se rendre de l’autre côté de la frontière ? Même si Josef l’accompagne, même si elle dispose d’un passeport au nom de Petra Hoffmann, il y a des risques pour elle à entreprendre ce voyage car on est au début de années 80 et le régime politique de la Tchécoslovaquie est toujours le même...Commence alors pour Perla un dangereux jeu d’équilibriste entre l’Est et l’Ouest...Tout est réussi dans ce deuxième film de l’austro-slovaque Alexandra Makarova qui sans doute pas mal puisé dans l’histoire de sa famille pour écrire le scénario de Perla. En effet, Saša Makarová, sa mère, est née à Košice du temps où la Tchécoslovaquie était un pays communiste. Certes, Saša n’avait que 2 ans au moment du printemps de Prague, mais, tout comme Perla, elle s’est installée à Vienne et est devenue une peintre réputée...Tout est réussi dans ce film, fort bien accueilli dans les festivals où il a été présenté...scénario, construction, cadrage, lumières , interprétation d’un quatuor d’acteurs tout simplement impressionnant et notamment la comédienne slovaque Rebeka Poláková fait preuve d’un talent sans faille dans ce rôle difficile de Perla...C’est un film à voir...
Direction artistique remarquable, cadres soignés, une lumière qui enveloppe le récit d’un voile de mystère. Perla, martiste indépendante et mère célibataire, se reconstruit une vie quand Andrej, le père de sa fille, la recontacte. D’un coup, les mémoires, parfois ombrées, resurgissent et Perla se retrouve tiraillée entre un passé encombrant en Tchécoslovaquie et un présent qui esquisse un avenir prometteur à Vienne. Le film explore avec force l’intimité d’un conflit intérieur, si ce n’était que sa protagoniste ne se laisse pas vraiment cerner. L’impression est que le·la spectateur·rice est maintenu·e à distance, témoin d’un drame dont iel n’est jamais vraiment invité·e à partager l’émotion.