1052 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
228 critiques spectateurs
5
114 critiques
4
59 critiques
3
27 critiques
2
21 critiques
1
4 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Wassindris
1 critique
Suivre son activité
5,0
Publiée le 5 avril 2025
J’ai grandement apprécié ce film retraçant le combat de Frantz Fanon. La mise en scène est à la fois captivante et bien rythmée, ce qui rend le récit engageant du point de vue du spectateur.
Bien que certaines scènes aient été légèrement romancées pour les besoins de la narration cinématographique, l’ensemble reste fidèle à l’esprit de l’époque et à l’environnement dans lequel le Dr Fanon a évolué, notamment en Algérie durant son passage à l’hôpital psychiatrique de Blida.
Ce film constitue une excellente introduction à la pensée de Fanon et à son engagement indéfectible pour la libération des peuples colonisés. Son message résonne encore aujourd’hui, comme un héritage puissant pour les générations futures. Je le recommande vivement.
Histoire vraie de Frantz Fanon, un psychiatre d’origine martiniquaise qui débarque avec ses méthodes peu conventionnelles pour les années 50 dans un service psychiatrique à Alger. Ce biopic, à la mise en scène sobre mais à la photographie et au son accrocheurs, est très documenté et radical dans ses propos politiques et sociaux. C’est hyper intéressant car complexe et encore d’actualité sur bien des points mais je trouve que la direction d’acteur manque de mordant et d’affect. Ça joue pas faux hein mais on dirait que la seule indication du metteur en scène était : « parlez comme dans les années 50 ! Prenez le temps et ne faites surtout pas d’élisions ! » car c’est un peu tout ce qu’on retient en terme de jeu…
Un chef d'oeuvre, dont les qualités esthétiques sont fortes. La photographie est magnifique et la réalisation haletante dans une rétrospective fidèle des années algériennes de Fanon, qui reprend des extraits importants des Damnés de la Terre. Un grand rôle pour Alexandre Bouyer, qui reproduit fidèlement la figure de Fanon. Mention spéciale à Déborah François en Josie Fanon, bien souvent occultée du récit de Fanon et qui a pourtant joué une importance primordiale dans sa vie, fidèlement retranscrit ici. C'est un film d'utilité publique. A voir d'urgence !
Un film qui rend parfaitement hommage à la figure de Frantz Fanon auteur des "Damnés de la terre" mort trop jeune d'une leucémie et qui fit autant pour la psychiatrie que pour la décolonisation. Le film est sobre et respectueux des faits et des hommes et femmes qu'il a connu et aimé. La photographie adopte cette même douceur et les acteurs principaux sont tout en sobriété mais aussi de rage rentrée à tous les instants des petites humiliations subies par les colons français entêtés et les militaires dévoyés de leur mission de protéger toute les populations , les colonisés comme les colons.
Un beau film à voir avec ses enfants à une époque qui se déboussole de son histoire
Très bon film. À voir. Tant pour la qualité des jeux d’acteurs que pour les événements historiques qu’il retrace. Il mérite d’être diffusé dans plus de salles.
Allez y et en famille, avec vos ados, la décolonisation fait parti de leur examen... Et la posez vous un peu...et débatez J ai bp appris sur l Algérie... merci pour ce film magnifique.. un acteur qui mérite un oscar..merci au réalisateur....
La vie est ainsi faite : il y a plein de personnes sans aucune envergure que tout le monde connait, voire adule, et quelques personnes remarquables seulement connues d'une petite minorité. C'est un peu le cas de Frantz Fanon, même si ce psychiatre et essayiste français originaire de la Martinique et pourfendeur du colonialisme jouit d'une renommée solide en Algérie. Et en France ? Pour résumer la situation, on dira que le film de Jean-Claude Barny est le premier qui lui soit consacré. Un film que j'ai failli ne pas aller voir, ayant été presque dissuadé par un certain nombre de critiques négatives. Des critiques fondées ? Pas vraiment, voire pas du tout. Film trop didactique ? Difficile de ne pas l'être du tout quand on traite avec son cœur un tel sujet? Film académique ? Mais alors, pas du tout ! Une musique de jazz trop envahissante ? C'est vrai qu'il y a des moments où se passer de musique aurait été préférable, mais il est honnête de préciser qu'il n'y a que 10 à 20% de ce qu'on entend qui peut être qualifié de jazz. Film trop long ? Je ne me suis pas ennuyé une seconde alors qu'il y a des films de 75 minutes qui donnent l'impression de durer beaucoup, beaucoup plus longtemps. "Fanon" est un film utile qui n'hésite pas à parler de la fameuse corvée de bois en expliquant de quoi il s'agit, un film qui montre différents types de traitements psychiatriques, un film qui cite Boris Vian, qui parle des luttes intestines au sein du FLN, qui évoque le Raï et le Chaâbi, un film très bien filmé et très bien interprété. Une belle réussite.
Je suis mauvais juge, ayant dû voir deux fois le biopic concurrent "Chroniques fidèles survenues au siècle dernier à l’hôpital psychiatrique Blida-Joinville, au temps où le Docteur Frantz Fanon était chef de la cinquième division entre 1953 et 1956" de Abdenour Zahzah, qui n'avait déçu... Le film retrace bien le contexte historique de l'apprentissage de Fanon en milieu hospitalier et décrit de façon assez réaliste sa prise de contact avec le FLN et son engagement politique, éléments primordiaux presque absents du film d'A. Zahzah. Il est aussi précis sur la "lecture" de Fanon sur le racisme et la colonisation. Le personnage de Fanon comme psychiatre est sans doute trop abrupte, n'exprimant aucun doute quant à ses diagnostics ou ses initiatives au sein de l'hôpital. Les conflits d'autorité, de classe, de race, de méthodes et de lecture du contexte socio-politique sont aussi traités de façon trop légère. Inconvénient de l'âge (le mien, j'ai connu l'époque en question...), des éléments de décor ou de costume m'ont paru bien anachroniques, notamment les pantalons portés par Madame Fanon, attribut réservé alors à une intelligentsia urbaine. Un autre élément de décor, redondant, un mur rouge sombre avec une magnifique photo noir et blanc d'un arbre aux branches emmêlées, encadré de deux luminaires élégants, avec enfin un crane humain dans le coin. Décor très esthétisant, peu en raccord avec ce que l’Administration offrait à un médecin dans son logement de fonction. J'ai regretté en outre que l'arbre photographié n'apparaisse pas être un palétuvier, ce qui aurait été en raccord avec le scénario... L'intérêt historique du film est néanmoins important, et justifie largement que l'on passe 2h13 dans une salle de cinéma..
Un film d'une puissance rare ! D'utilité publique ... Pour mieux comprendre l'histoire décoloniale. Le jeu des acteurs est juste, pas surjoué. La photographie est magnifique, la bande originale nous plonge dans les entrailles de ce film. C'est un film sur le passé mais qui réveille les fêlures encore présentes car pas panser ! A voir absolument. Par contre incompréhension sur le fait qu'il ne soit projeté dans aucune salle d'art et d'essai à Paris et seulement dans 2 salles UGC et 2 salles Pathé !
Magnifique film qui nous donne la chance de connaître Fanon, sa pensée et ses rôles dans la psychiatrie et la révolution algérienne. Les interprètes sont parfaits et les citations de Fanon en voix off apportent beaucoup.
Ce biopic sur Frantz Fanon est une réussite cinématographique à la hauteur de l’homme qu’il dépeint. Sans sombrer dans la surenchère ou la violence gratuite, le film parvient à illustrer avec précision l’impact psychologique du racisme et de la colonisation, aussi bien sur les colonisés que sur les colons.
La réalisation, d’une grande finesse, alterne entre dialogues percutants et plans visuels d’une force rare. Certaines scènes, dépourvues de mots, suffisent à transmettre le poids de l’oppression ou la complexité des conflits intérieurs de Fanon. La mise en scène joue avec la lumière, les silences et les regards pour dire ce que les mots ne peuvent exprimer.
Au-delà du portrait d’un homme, c’est une réflexion profonde sur l’aliénation, la résistance et la reconstruction identitaire qui se dessine à l’écran. Un film intelligent, puissant et nécessaire.
Originaire de Martinique, noir de peau, formé en métropole à la psychiatrie au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Frantz Fanon (Alexandre Bouyer) est affecté en 1953 à l’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville près d’Alger. Il y expérimente des méthodes novatrices auprès des patients jusqu’alors abandonnés à leur sort, y prend fait et cause pour les indépendantistes algériens et couche sur le papier, avec l’aide de sa femme Josie (Deborah François), ses réflexions sur le colonialisme.
Frantz Fanon (1925-1961) est passé à la postérité pour son engagement en faveur de l’indépendance de l’Algérie et pour son analyse de la situation coloniale. Le réalisateur guadeloupéen Jean-Claude Barny, adepte d’un cinéma engagé, n’était pas le moins bien placé pour tourner le biopic de ce célèbre Antillais.
À ma grande surprise, "Fanon" était diffusé, deux semaines après sa sortie, dans la plus grande salle de l’UGC Ciné Cité les Halles. Je pensais que la salle serait vide. Au contraire, elle était quasiment comble. Le public, très jeune, était d’origine africaine ou antillaise. Signe étonnant de la popularité toujours vivace de Fanon que j’imaginais à tort oublié et méconnu.
À la fin du film, les applaudissements furent nombreux. Etait-ce le film qu’on applaudissait ? ou son héros pour son courage et son engagement ? Que Frantz Fanon ait courageusement pris parti pour les populations colonisées infériorisées, qu’il ait dû affronter le racisme bas du front des colons blancs d’Algérie et qu’il mérite le respect pour la hauteur de vue de ses analyses et la pureté de son engagement est une chose. Que son biopic soit un bon film en est une autre.
Car hélas "Fanon" est un mauvais film, manichéen au possible, d’un académisme pesant, surligné par une musique omniprésente. Son héros est un surhomme qui dicte à son épouse des considérations sentencieuses sur la situation dont il est le témoin. Muré dans ses convictions, médicales ou politiques, il ne remet jamais sa pratique et ses convictions en cause, même quand la révolution algérienne se déchire et assassine froidement le leader du FLN qui l’y avait parrainé.
Frantz Fanon méritait mieux que ce biopic poussiéreux, engoncé dans sa propre importance.
Très bon film avec beaucoup de réflection sur la nature des relations humaines entre peuples. film avec très peu de superficialité et beaucoup de profondeur d’âme! Cela sans en faire trop sur l’émotion. Le sujet historique et le personnage charismatique mérite d’être connu !!! On constate que le devoir de mémoire est pas une constante au pays des droits de l’homme. Fanon un vrai humaniste