Très intéressant et très bien Documenté Biopic sur ce personnage Historique somme toute assez méconnu que ce film a le mérite de faire connaitre et mettre en lumière ! Psychiatre Martiniquais qui a grandi dans un Territoire où l’assimilation à la Culture Française a engendré « la honte d’être Noir » découvre ici un Peuple qui, malgré l’oppression, préserve farouchement son identité ! Ce parallèle constitue l’un des ressorts les plus intéressants du film à savoir la défaite psychologique des Colonisés Antillais face à la fierté résistante des Algériens ce qui fera naître chez Frantz Fanon une réflexion intime qui deviendra engagement radical !
Je ne sais pas si c’est l’acteur principal qui joue particulièrement mal ou si ce sont les dialogues qui sont terriblement mauvais mais le ressenti final est assez ennuyeux. Le pauvre se promène tout le long comme une « gravure de mode » à débiter des textes de manière prétentieuse dans une ambiance manichéenne où les méchants sont très méchants. Comme les autres acteurs « professionnels » semblent aussi très mal à l’aise, il est possible que ce soit le scénario qui soit indigent. Heureusement, les images et les décors sont réussis. C’est déjà ca.
Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, jusqu’à ce biopic de Jean-Claude Barny, j’ignorais qui était Frantz Fanon. 133 minutes plus tard, j’ai appris beaucoup de choses sur la psychiatrie au milieu du 20ème siècle, mais hélas l’émotion n’a jamais été au rendez-vous dans ce récit au cœur de la guerre d’Algérie où se livre un combat au nom de l’Humanité. Frantz Fanon, un psychiatre français originaire de la Martinique vient d’être nommé chef de service à l’hôpital psychiatrique de Blida en Algérie. Ses méthodes contrastent avec celles des autres médecins dans un contexte de colonisation. Pourquoi tant de distance, tant de froideur dans ce portrait beaucoup trop long et désincarné d’un des fondateurs du courant de pensée tiers-mondiste et une figure majeure de l'anticolonialisme ? Quel dommage ! .C’est en lisant Peau noire, masques blancs, signé par Fanon, que notre réalisateur d’origine antillaise dit avoir reçu une sacrée claque. Dès lors, il a voulu cesser les préjugés racistes à l’encontre des Antillais et mettre la France face à son passé colonialiste. C’est pour cela que cette histoire qui se déroule en partie en Algérie, collait à cette envie. Mais voilà, des intentions à la concrétisation, il y a une marche visiblement trop haute pour le cinéaste. Aussi ce film pesant ne rend pas un hommage à la hauteur de ce héros méconnu. Dialogues littéraires et pompeux, rythme languissant, didactisme lourdingue, style académique… je n’ai pas réussi à me passionner pour un personnage qui vaut vraiment d’être mis en lumière et connu du grand public. Un petit film pour un grand homme. C’est le 1er grand rôle d’Alexandre Bouyer au cinéma. Je ne sais pas si c’est son interprétation – ou sa non-interprétation -, qui est à l’origine de l’ennui qui m’a très vite envahi durant ce biopic interminable. Le reste de la distribution, Déborah François, Stanislas Merhar, Salomé Partouche, Olivier Gourmet, Arthur Dupont, Mehdi Senoussi, Salem Kali, fait ce qu’elle peut pour sauver ce qui peut encore l’être. Mais Barny, aveuglé par son admiration pour son sujet, en oublie de faire du cinéma.
Le biopic du psychiatre et humaniste martiniquais qui a exercé en Algérie pendant la colonisation française, et qui s'est battu au long de sa vie contre le racisme et pour le droit des opprimés algériens.
Ce film me permet de réalisé à quel point l’Histoire à malheureusement oublié Frantz Fanon, ou peut être est-ce le narrateur qui l’a oublié. Un film tristesse d’actualité…
Film bouleversant, fidèle à la pudeur de ce monument. Je comprends mieux pourquoi il a choisi de combattre auprès du fln. Merci pour son héritage et dommage que le peuple antillais n'ait pas accepté d'adopter la non soumission. Bravo monsieur FANON
Un film essentiel. Jean-Claude Flamand-Barny permet de rendre accessible à tous et toutes la pensée visionnaire de Fanon. Et de constater malheureusement, les trop nombreux parallèles que nous pouvons faire avec notre société actuelle. Un film qui donne envie de se plonger ou de replonger dans les écrits de Frantz.
Un très bon casting ! Acteur est très ressemblant. Retracer l’histoire de Fanon bouleverse l’âme et captive l’esprit. C’est une œuvre profondément humaine, à l’image de Fanon lui-même.
Film captivant, acteurs superbes, magnifique musique. Une vision de la psychothérapie institutionnelle qu'on n'a pas souvent l'occasion de voir, dans un pays qui cherche son indépendance. Le film est rude et reste en mémoire longtemps.
Sous la caméra inspirée de Jean-Claude Barny, "Fanon" s'impose comme bien plus qu'un simple biopic. C'est une expérience viscérale qui nous plonge au cœur de la conscience d'un des penseurs les plus incisifs du 20ème siècle. Dès les premières scènes, l'acteur principal Alexandre Boyer nous subjugue par sa performance d'une intensité rare. Il n'imite pas Frantz Fanon, il l'habite pleinement, faisant ressurgir l'homme derrière le mythe. Chaque regard, chaque geste traduit les tourments et les convictions du psychiatre martiniquais avec une justesse bouleversante. Sa présence magnétique porte le film de bout en bout, nous faisant ressentir physiquement le combat intérieur de Fanon contre l'injustice coloniale.Les autres acteurs sont tout autant puissant pour ne pas nommer Salem Khali dont le monologue est saisissant. La mise en scène, d'une élégance remarquable, alterne séquences réalistes et passages plus oniriques qui nous donnent accès aux pensées du protagoniste. Jean-Claude Barny évite habilement les pièges du film historique conventionnel, optant pour une approche sensible qui privilégie l'émotion à la simple reconstitution factuelle. La b.o du film mérite une mention particulière tant elle participe à l'immersion. Les compositions originales se mêlent aux sonorités d'époque pour créer une trame musicale envoûtante qui souligne parfaitement les moments de tension, de réflexion ou d'espoir.Les décors et costumes reconstituent a l'atmosphère des années 50-60, de l'Algérie en guerre à la France coloniale, en passant par les conférences panafricaines. Cette attention aux détails nous transporte véritablement dans le monde de Fanon.Plus qu'un simple divertissement, ce film est une œuvre nécessaire qui nous rappelle l'actualité persistante de la pensée fanon tienne. On en ressort ébranlé, interpellé, avec le sentiment d'avoir partagé quelques heures de la vie d'un homme qui a consacré la sienne à combattre l'aliénation sous toutes ses formes. Pour ma part une chef-d'oeuvre du cinéma qui rend justice à la complexité et à la puissance d'un intellectuel dont les écrits continuent d'inspirer les luttes contemporaines
Un film très touchant et émouvant ! Dès les premières minutes, on est happé par l’intensité des émotions, la sincérité des personnages et la justesse de la mise en scène. Chaque scène semble chargée de sens, portée par des interprétations bouleversantes et une bande-son qui accompagne à merveille les moments forts. Ce film ne se contente pas de raconter une histoire : il touche l’âme, questionne, fait réfléchir, et surtout, il reste longtemps en mémoire. Une œuvre poignante, à voir absolument ! Vive l’Algérie