Film intéressant et instructif. Bien réalisé mais souffrant du jeu de ses acteurs. Particulièrement du principal qui manque de naturel, d’expressivité, de dynamisme. Cela confère à ce biopic un côté théâtral démonstratif qui nuit à l’émotion.
INCROYABLE et bouleversant, le film Fanon de Jean-Claude Barny retrace avec intensité le combat du psychiatre martiniquais Frantz Fanon, nommé en 1953 chef de service à l’hôpital psychiatrique de Blida en Algérie. Dans un contexte colonial marqué par des pratiques médicales racistes, Fanon introduit des méthodes novatrices, telles que la sociothérapie et la psychothérapie institutionnelle, adaptées à la culture des patients musulmans algériens. Ces approches humanistes, en rupture avec les thèses de l'École algérienne de psychiatrie d'Antoine Porot, suscitent l'hostilité de ses collègues.
La performance d'Alexandre Bouyer dans le rôle de Fanon est remarquable, incarnant avec justesse la détermination et la compassion du personnage. La réalisation sobre de Barny, en noir et blanc, renforce l'atmosphère oppressante de l'époque tout en mettant en avant la lumière que Fanon tente d'apporter.
Fanon n'est pas seulement un biopic, c'est une œuvre engagée qui interroge sur les effets déshumanisants de la colonisation et la nécessité de repenser les pratiques médicales dans un contexte culturellement sensible. Un film essentiel pour comprendre l'héritage de Frantz Fanon et son combat pour la dignité humaine.
Je remercie énormément le réalisateur Jean-Claude Barny pour avoir créé ce film incroyable, Fanon, qui met enfin en lumière cet homme antillais qui a tant contribué à l’Algérie. L’acteur principal a aussi parfaitement incarné son rôle, on ressentait toutes ses émotions à travers son jeu. J’ai beaucoup parlé de ce film et de l’histoire de Fanon autour de moi, même à l’école. J’espère vraiment que beaucoup de gens pourront voir votre film, malgré la « censure ».
Un biopic nécessaire sur ce grand psychiatre et humaniste martiniquais, premier à voir "psychologisé" le colonialisme et ses effets délétères sur les peuples colonisés (traumatismes, rapport d'infériorité, troubles de l'identité...). Pour ses études, quoi de mieux que le terreau fertile à ce propos de l'histoire algérienne. En toute humilité, je ne le connaissais pas du tout avant et c'est normal car force est de voir combien sa figure est invisibilisée dans l'inconscient collectif français (à contrario d'autres pays comme les États-Unis où il est étudié dans l'histoire de l'afro-américanisme). Le cinéma avec ce film a pouvoir de réparation et de justice. Allez le voir, il passe enfin à UGC Cité internationale (après avoir été boudé par les distributeurs mainstream) et il est toujours au Coemedia
Film plutôt intéressant qui nous plonge dans l'histoire d'un médecin antillais dépêché en Algérie française dans les années 50, qui va chercher à réduire les inégalités entre colons et colonisés. Le film traite habilement de sujets sensibles : le racisme, le terrorisme, la résistance, l'obéissance aveugle,... le tout dans des décors magnifiques, très méditerranéens. J'ai beaucoup apprécié l'idée du réalisateur de projeter le Dr Fanon dans les scènes de troubles de ses patients quand ils les interrogent, ce qui renforce les montées en tension. En revanche j'ai bloqué sur le jeu de l'acteur principal qui est fade et monotone 99% du film, avec certaines scènes vraiment limite tant on n'y croit pas. Pour un personnage principal et la memoire de Franz Fanon c'est dommage... Mais bon film qui prend le temps de poser le point de vu des colonisés
Je suis allée voir ce film sans rien avoir rien lu dessus et si j’ai été intéressée par le sujet traité et l’histoire de Frantz Fanon, le film m’a paru assez faible au niveau scénario et réalisation. Il y a beaucoup de longueurs et de redondances. Dommage!
L'histoire est impeccable, mais la réalisation n'est pas tip-top.
Cependant, pour la culture, je conseille vivement de le voir. Cela permettra à certaines personnes de se rendre compte à quel point la France n'est pas aussi saine contrairement à ce qu'on veut nous faire croire.
Fanon: un film engagé avec un @frantz._fanon._ incarné par le talentueux @ , penseur majeur de la lutte anticoloniale , à travers une approche moderne mêlant archives et récits , le film met en lumière met en lumière son combat pour la dignité, la liberté et la justice 懶
Belle histoire, en ressort avec l’envie d’en savoir davantage sur . Film bien tourné, de belles couleur, je compte le revoir de nouveau, bravo pour cet œuvre.
Un biopic intéressant sur le docteur Frantz Fanon dans un contexte de colonisation. Pour lui, chaque patient, quelle que soit son origine ou sa nationalité, mérite les mêmes droits et la même dignité. Tous égaux.
Un film plein de défauts, de maladresse notamment dans ses effets et choix de mise en scène. Mais tout de même un très beau film, qui a l’immense mérite de mieux faire connaître Frantz Fanon, un grand homme, un psychiatre humaniste et grand penseur de l’anti-colonialisme. Le film montre aussi l’engagement important et admirable de sa femme Josie Fanon.
Quelle puissance dans ce pan d'histoire sombre de notre passé - pas si lointain - brossé, réalisé et vécu par Jean-Claude Barny. Bien entendu, ce n' est pas le premier film à mettre l' accent sur les fêlures de cette période Française qui nous met le coeur à l' envers mais pour autant doit être transmis aux jeunes générations. L'épisode Algérien de la vie de ce psychiatre Frantz Fanon originaire de Martinique est minutieusement mis en scène avec une photographie irréprochable. Attention au choc des cultures pour les non initiés, et une certaine lenteur pourra freiner l' attention portée à ses méthodes avec les patients heurtant les habitudes et surtout l' Armée Française. Le rôle de ce médecin opiniâtre et presque suicidaire est admirablement interprété par Alexandre Bouyer - son premier rôle principal - qui ne fléchit jamais, va écrire avec l' aide de son épouse Josie ( Deborah François ) très juste elle aussi, ce livre publié en 1961 "Les damnés de la terre" : cette étude analytique sur la colonisation et ses dérives.... Deborah François est ici toute dans la retenue, lumineuse, alors que qu' Olivier Gourmet enfonce le clou, caricature à peine forcée des attitudes des autorités provisoires. Magnifique prestation de Stanislas Merhar endossant le rôle du sergent Rolland. Film saisissant à ne pas manquer.... !!**
Un biopic passionnant et saisissant du célèbre psychiatre martiniquais, qui combattait vaillamment la colonisation en Algérie. L’histoire est forte, haletante, et parvient à mettre la lumière sur une face sombre de l’histoire française.