Note moyenne
3,7
1082 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
113 critiques
4
60 critiques
3
29 critiques
2
21 critiques
1
4 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Oublié des livres d'histoire Fanon est un film essentiel pour un personnage essentiel. Merci pour cet excellent biopic
Un film à voir. Un moment important de l'histoire de la colonisation algerienne.
Un hommage a un homme qui a combattu pour ses idées.
Un hommage a un homme qui a combattu pour ses idées.
Super film. Les acteurs jouent extrêmement bien et brossent un portrait réaliste de la France coloniale durant l’occupation. Les images et les scènes sont incroyables. Je comprends que ce film soit un peu boycotté car il dérange les égos qui ne veulent pas voir la réalité en face. Je recommande ce film engagé.
Franchement incroyable, on montre vraiment l’effet de la colonisation. Ce que dit le docteur dans le film c’est bien qu’on le dise haut et fort.
Voilà :)
Voilà :)
Fanon est un biopic engagé qui retrace avec clarté la vie de Frantz Fanon, figure clé de la lutte contre le colonialisme et le racisme. Si le jeu d’acteur est parfois inégal dans les rôles secondaires, l’acteur principal livre une performance crédible et habitée. Un film essentiel pour découvrir un penseur encore trop méconnu.
Fanon est un film excellent.
Tant sur les sujets abordés que par ses métaphores tout au long du film.
Un pan de l’histoire voit la lumière, c’est un film qui met au centre la profonde intelligence de Frantz Fanon, de sa philosophie et de ses années d’avance sur l’époque en psychiatrie.
J’ai pu assister à une séance avec des invités tel que Mehdi Senoussi (Hocine) et Farouk Abasba, président de l'Association «Devoirs de mémoires et réconciliations ». Une femme américaine a pris la parole pour nous partager qu’elle avait été choquée d’apprendre que Frantz Fanon n’est pas étudié en France car pendant toute sa scolarité, les livres et l’œuvre de Fanon sont analysés et inculqués aux jeunes pour évoquer l’histoire coloniale et les discriminations raciales.
Je m’étale. Etant descendante de pieds-noirs, briser ce silence est indispensable pour évoluer vers une société consciente, inclusive et humaine.
Tant sur les sujets abordés que par ses métaphores tout au long du film.
Un pan de l’histoire voit la lumière, c’est un film qui met au centre la profonde intelligence de Frantz Fanon, de sa philosophie et de ses années d’avance sur l’époque en psychiatrie.
J’ai pu assister à une séance avec des invités tel que Mehdi Senoussi (Hocine) et Farouk Abasba, président de l'Association «Devoirs de mémoires et réconciliations ». Une femme américaine a pris la parole pour nous partager qu’elle avait été choquée d’apprendre que Frantz Fanon n’est pas étudié en France car pendant toute sa scolarité, les livres et l’œuvre de Fanon sont analysés et inculqués aux jeunes pour évoquer l’histoire coloniale et les discriminations raciales.
Je m’étale. Etant descendante de pieds-noirs, briser ce silence est indispensable pour évoluer vers une société consciente, inclusive et humaine.
Un film utile et nécessaire qui donne envie d’en savoir plus sur l’histoire du colonialisme français.
Avec Fanon (2025), Jean-Claude Barny signe une œuvre cinématographique d’une rare intensité, qui parvient à insuffler souffle, chair et complexité à la pensée du célèbre psychiatre et théoricien de la décolonisation. Loin de toute hagiographie comme de toute vulgarisation didactique, le film explore avec justesse les multiples dimensions de Frantz Fanon, livrant un portrait à la fois nuancé, sensible et profondément incarné.
Barny réussit le pari de tisser avec finesse les différentes strates de la vie de Fanon – le clinicien humaniste, le penseur radical, l’homme engagé dans les luttes de son temps – en les articulant dans une narration fluide, sans jamais perdre la densité intellectuelle du propos. Ce qui pourrait être un exercice académique devient ici un récit vibrant, ancré dans l’urgence de la parole et de l’action.
La performance d’Alexandre Bouyer dans le rôle-titre est à saluer sans réserve. Il ne se contente pas de jouer Fanon : il l’habite. Avec une intensité contenue, une force intérieure palpable, il restitue la tension constante entre lucidité théorique et engagement viscéral. Certaines scènes, notamment celles dans l’hôpital de Blida-Joinville, bouleversent par leur justesse : on y voit Fanon non comme un héros abstrait, mais comme un homme traversé, en prise directe avec la souffrance humaine et les contradictions de son époque.
La reconstitution historique est d’une précision remarquable, sans ostentation. Des textures des uniformes aux moiteurs des salles de consultation, en passant par l’atmosphère pesante de l’Algérie en guerre, tout contribue à l’immersion. La mise en scène se distingue également par une audace formelle maîtrisée : le plan-séquence de la libération des patients enchaînés est d’une puissance rare, synthétisant en une image le projet politique et humaniste du film.
Visuellement, Fanon est un film d’une grande beauté. La photographie alterne entre vastes paysages nord-africains baignés de lumière crue et gros plans d’une intensité presque picturale. Le cadre épouse les tremblements de l’âme sans jamais céder au pathos. La bande originale, entre jazz nerveux et sonorités maghrébines, accompagne subtilement les mouvements intérieurs du récit, sans jamais forcer le sens.
Mais peut-être que la plus grande réussite du film tient à sa manière de faire résonner Fanon avec notre présent, sans jamais tomber dans la démonstration. Les questions qu’il posait – sur la violence fondatrice du colonialisme, le racisme structurel, les effets psychiques de l’oppression – sont laissées ouvertes, à disposition du spectateur, comme des échos troublants dans notre époque encore marquée par les fractures héritées.
Il faut d’ailleurs souligner qu’à l’instar de Zion, autre œuvre portée par des figures issues des minorités visibles, Fanon a dû émerger sans le soutien immédiat des grands réseaux de production et de distribution. Une fois encore, l’engagement de fond et la radicalité du regard semblent avoir refroidi les ardeurs des décideurs. Et pourtant, le film rencontre son public : son succès critique, tout comme l’ouverture progressive de nouvelles salles, témoigne d’un véritable appétit pour ce type de cinéma, exigeant, engagé, et profondément nécessaire.
Certes, l’on pourrait regretter quelques ellipses, notamment sur les contradictions internes du personnage ou certains aspects moins connus de sa pensée. Mais cette retenue, loin d’appauvrir le propos, contribue à la cohérence de l’ensemble, et donne envie de poursuivre la réflexion au-delà du film.
Plus qu’un biopic, Fanon est une œuvre politique et esthétique d’une rare justesse, un film nécessaire, qui comble un vide criant dans la représentation cinématographique des grandes figures intellectuelles du XXe siècle. Une œuvre marquante, qui poursuit longtemps son chemin dans l’esprit du spectateur.
Barny réussit le pari de tisser avec finesse les différentes strates de la vie de Fanon – le clinicien humaniste, le penseur radical, l’homme engagé dans les luttes de son temps – en les articulant dans une narration fluide, sans jamais perdre la densité intellectuelle du propos. Ce qui pourrait être un exercice académique devient ici un récit vibrant, ancré dans l’urgence de la parole et de l’action.
La performance d’Alexandre Bouyer dans le rôle-titre est à saluer sans réserve. Il ne se contente pas de jouer Fanon : il l’habite. Avec une intensité contenue, une force intérieure palpable, il restitue la tension constante entre lucidité théorique et engagement viscéral. Certaines scènes, notamment celles dans l’hôpital de Blida-Joinville, bouleversent par leur justesse : on y voit Fanon non comme un héros abstrait, mais comme un homme traversé, en prise directe avec la souffrance humaine et les contradictions de son époque.
La reconstitution historique est d’une précision remarquable, sans ostentation. Des textures des uniformes aux moiteurs des salles de consultation, en passant par l’atmosphère pesante de l’Algérie en guerre, tout contribue à l’immersion. La mise en scène se distingue également par une audace formelle maîtrisée : le plan-séquence de la libération des patients enchaînés est d’une puissance rare, synthétisant en une image le projet politique et humaniste du film.
Visuellement, Fanon est un film d’une grande beauté. La photographie alterne entre vastes paysages nord-africains baignés de lumière crue et gros plans d’une intensité presque picturale. Le cadre épouse les tremblements de l’âme sans jamais céder au pathos. La bande originale, entre jazz nerveux et sonorités maghrébines, accompagne subtilement les mouvements intérieurs du récit, sans jamais forcer le sens.
Mais peut-être que la plus grande réussite du film tient à sa manière de faire résonner Fanon avec notre présent, sans jamais tomber dans la démonstration. Les questions qu’il posait – sur la violence fondatrice du colonialisme, le racisme structurel, les effets psychiques de l’oppression – sont laissées ouvertes, à disposition du spectateur, comme des échos troublants dans notre époque encore marquée par les fractures héritées.
Il faut d’ailleurs souligner qu’à l’instar de Zion, autre œuvre portée par des figures issues des minorités visibles, Fanon a dû émerger sans le soutien immédiat des grands réseaux de production et de distribution. Une fois encore, l’engagement de fond et la radicalité du regard semblent avoir refroidi les ardeurs des décideurs. Et pourtant, le film rencontre son public : son succès critique, tout comme l’ouverture progressive de nouvelles salles, témoigne d’un véritable appétit pour ce type de cinéma, exigeant, engagé, et profondément nécessaire.
Certes, l’on pourrait regretter quelques ellipses, notamment sur les contradictions internes du personnage ou certains aspects moins connus de sa pensée. Mais cette retenue, loin d’appauvrir le propos, contribue à la cohérence de l’ensemble, et donne envie de poursuivre la réflexion au-delà du film.
Plus qu’un biopic, Fanon est une œuvre politique et esthétique d’une rare justesse, un film nécessaire, qui comble un vide criant dans la représentation cinématographique des grandes figures intellectuelles du XXe siècle. Une œuvre marquante, qui poursuit longtemps son chemin dans l’esprit du spectateur.
Un film sublime et nécessaire à voir absolument ! Une claque esthétique et une belle réalisation qui met en avant l’histoire.
Ceci n’est pas une simple fiction. Ce n’est pas non plus un docu fiction . C’est un nouveau genre qui nous raconte une histoire nécessaire . La bravoure d’une épouse et l engagement du couple Fanon. Les comédiens sont sincères . La est elle même plusieurs personnages.
Film incroyable, un futur classique ! Devrait être présenté. Un véritable pan de l’histoire et des méfaits de la colonisation.
Penser le colonialisme en situation d'engagement et du point de vue de l'alilénation, ca vaut bien un film même si surjoué et chronologique
Très beau film sur Frantz Fanon , chef psychiatre à l’hôpital de Blida qui par son approche humanitaire se démarque de ses collègues. Homme courageux , intègre , anti colonialiste et humain.
Un biopic très bien mené, qui présente certains aspects de la réalité coloniale. Un film très engagé qui raisonne et permet de comprendre notre époque actuelle, faite de tensions. Ce film nous appelle à prendre notre responsabilité individuelle pour construire un monde plus juste.
Victime d'une censure scandaleuse de la part de MK2, ce film soulève un épisode douloureux et toujours nié par une partie de la population française. Le film prend tout son sens dans l'actualité et il apporte un éclairement sur les relations tumultueuses entre la France et l'Algérie.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse