Le Garçon qui faisait danser les collines a été présenté en avant-première mondiale lors de l’édition 2025 du festival de Sundance (où il a reçu le World Cinema Dramatic – Audience Awards et le World Cinema Dramatic Special Jury Award pour Creative Vision), avant d’être sélectionné dans un grand nombre de festivals internationaux comme ceux de Sydney, Bangkok, Stockholm ou encore le festival Ciné Junior en France.
Il s’agit du premier long-métrage réalisé par le cinéaste Georgi M. Unkovski. Auparavant, ce dernier avait réalisé trois courts-métrages (Tomorrow a new leaf – 2013 ; Pepi i Muto – 2015 et Sticker – 2019) ainsi que plusieurs épisodes de la série Prespav.
Dans une interview accordée au magazine Variety, Georgi M. Unkovski a fait savoir que pendant l’étape du casting, il avait vu, avec sa directrice de casting, Kirijana Nikolovska, plus de 3000 jeunes garçons pour le rôle d’Ahmet. C’est finalement Arif Jakup, dont c’est la première expérience au cinéma, qui a été choisi au terme d’un long processus de casting.
En tout, Le Garçon qui faisait danser les collines a mis cinq ans à voir le jour. Georgi M. Unkovski a en effet dû faire face à de nombreuses difficultés au niveau du financement et de la production. En raison de la pandémie de COVID-19, le financement a été retardé et a eu lieu entre 2021 et 2023. Ce n’est qu’en 2023 que le film a finalement été tourné, en l’espace de 36 jours, avec un budget de 978 euros, dans les villages de Kodzalia, Ali Koç et Skopje. La post-production s’est ensuite étirée sur près d’un an, avant que le film ne soit présenté en avant-première mondiale en janvier 2025 lors du festival de Sundance.
Le film est ancré dans la minorité ethnique turque des Yuruk, installée au Nord de la Macédoine. Dans ce pays en proie à l’exode rural, les turcophones représentent seulement 4% de la population. Le Garcon qui faisait danser les collines souligne aussi que la communauté des Yuruk est musulmane. À l’écran, l’appel à la prière rythme les journées des protagonistes.