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Claire Prost
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5,0
Publiée le 12 mai 2026
Ressacs est un grand film, un documentaire exceptionnel, sur la survie d'un peuple nomade, dans ses dimensions historique, géographique, politique et culturelle. Il démontre la profondeur de la culture touarègue qui s'exprime avec grâce et beauté dans la poésie, la musique, la littérature, les grands récits, et délivre des messages à la portée universelle.
Film esthétiquement tres réussi et qui aborde sous une forme poétique les problèmes fondamentaux des Touaregs et de l'humanité au sens plus large. A voir absolument !
j'ai fait un magniqfique voyage en compagnie des Touaregs de RESSACS. La photogénie promise par l'affiche se confirme, comme s'impose la belle présence de personnages qui semblent tous dotés de sensibilité poétique, de sagesse, de pondération ... la bande originale, le blues du désert de Tinariwen et autres musiciens, ajoute ce qu'il faut de musique au charme délicat et profond de ce film à la fois hors du temps et en pleine actualité.
Ce documentaire donne voix à des touaregs, dans leur langue pour nous parler d eux, de leur culture, de leur histoire et de leur exil. Très bien filmé, avec poésie et humanité. Dans ces périodes difficiles, ces anciens nous transmettre un message universel. A voir absolument en salle. Merci pour ce film
En dehors d'un passionnant voyage au travers de la culture touarègue, il y a dans ce film une profondeur, poétique et philosophique, qui nous donne à goûter la sagesse des ancestraux nomades du désert, le justesse de leurs propos de paix malgré les nombreuses vicissitudes qui émaillent leur histoire. Un goût aussi des vents, des sables et de l'immensité du Sahara, portés par des images et des musiques superbes, et des personnages dont la dignité et la qualité d'expression - en Tamasheq ou parfois dans un Français d'une magnifique grammaire-, qui donnent au film, en sus de son propos actuel, à l'heure où cette région du Mali subit de tragiques évènements, une portée humaniste universelle. À voir absolument, pour se baigner dans les délices et les mystères immémoriaux de cette Afrique saharienne.
Un très beau film, particulièrement émouvant et personnel qui permet de s’immerger dans l’univers touarègue, à travers la mémoire orale des anciens de la tribu des Kel Ansar d’où vient le réalisateur lui même. Je conseille fortement
A part à propos des concerts du groupe Tinariwen ou dans des conversations évoquant la prestance et la liberté quelque peu fantasmée des hommes bleus du désert, il est rare qu’on parle des touaregs dans notre pays. Eh bien, il y a parfois de malicieux hasards : alors que, depuis le 25 avril, la situation au Mali est évoquée largement dans tous les médias avec cette alliance entre les djihadistes du JNIM (le groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans), affilié à Al-Qaida, et les indépendantistes du FLA (Front de libération de l’Azawad), dont font partie les indépendantistes touaregs, alliance qui a abouti à la reprise par le FLA de Kidal, fief de la rébellion touareg de 2014 à 2023, va sortir le 6 mai le film Ressacs, une histoire touarègue. Il s’agit d’un film réalisé par un touareg, Intagrist el Ansari, membre de la confédération des Kel Ansar, tout à la fois auteur, réalisateur de documentaires et correspondant pour des magazines et journaux internationaux. Quand on sait que, en 2025, il y a eu des affrontements entre le JNIM et le FLA, quand on sait qu’au sein du FLA cohabitent des touaregs et des peuls, deux peuples de tradition pastorale au Sahel, ainsi que des Songhaï sédentaires, des populations dont les relations n’ont pas toujours été au beau fixe dans l’histoire de cette région, on peut s’étonner d’une telle alliance. Une alliance qui donc peut surprendre mais qui surprend moins lorsqu’on sait que le JNIM a pour chef un touareg, lyad Ag Ghali, de la tribu des Ifoghas et que de telles alliances ont déjà eu lieu dans le passé. En fait, il s’agit d’alliances de circonstance entre entités qui ne poursuivent pas les mêmes buts mais qui ont un ennemi commun. En effet, le but poursuivi par le JNIM est l’instauration d’un ordre islamique transnational au Sahel, avec mise en place de la charia et d’un modèle de société dicté par une lecture rigoriste de l’islam alors que le but poursuivi par les touaregs est depuis très longtemps l’indépendance de l’Azawad, un vaste territoire situé dans le nord du Mali. Quant à l’ennemi commun, c’est la junte militaire qui tient actuellement le pouvoir au Mali avec l’aide de l’Africa Corps, l’organisation paramilitaire russe qui a succédé au Groupe Wagner il y a 2 ans. Le film de Intagrist el Ansari a été tourné bien avant ces derniers évènements mais, même si le réalisateur insiste sur le fait qu’il s’agit d’une quête personnelle et qu’il ne va parler que des Kel Ansar, la tribu dont il est issu, même si le film a comme sous-titre « Une histoire touarègue » et non « L’histoire touarègue », il a le très grand mérite de nous aider à mieux comprendre ce qui se passe actuellement au Mali. critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film.
Film fort et majestueux, de transmission et de mémoire. -Ressacs - une histoire touaregue, parlera autant aux initiés qu'à celles et ceux qui ne connaissent pas encore. Un documentaire à ne pas manquer.
À travers une lettre à son fils, le cinéaste transmet une mémoire menacée, faite de colonisation, sécheresses, conflits et déracinements. Fruit de plus de dix ans de recherches, le film donne la parole aux derniers témoins d’un monde en disparition, entre camps de réfugiés et nostalgie d’une autonomie perdue. Sa forme poétique, nourrie de chants et de paysages désertiques, permet d’entrer dans cette histoire complexe et sensible. Refusant toute vérité figée, El Ansari affirme une parole subjective pour déconstruire les clichés et préserver une mémoire vivante, en perpétuelle transmission. Lire l'intégralité de la critique sur le site d'Africultures, ainsi que l'interview du réalisateur qui détaille l'histoire des Touaregs