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frederic T.
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3,5
Publiée le 2 août 2026
En 2008, l’état du Nebraska a autorisé de façon éphémère l’abandon d’enfants dont les parents se retrouvaient brutalement sans travail, sans logement, et surendettés avec la crise des subprimes. A partir de ce terrible fait divers, évitant tout pathos Cole Webley réalise une fiction poignante, confrontant la détresse du père à l’inquiétude montante de sa petite fille de 9 ans. Autant qu’un road-movie solaire à travers les grands espaces du Midwest américain, sur la route d’Omaha est un huis-clos étouffant dans l’habitacle de la voiture qui emmène ses passagers vers une destination sans retour possible. A travers le regard inquiet d’une petite fille sur son père désespéré et taiseux, malgré quelques parenthèses joyeuses qui pourraient laisser croire à un renouveau, on devine le drame déchirant et inéluctable qui se joue. Cole Webley filme avec une très grande sensibilité, cette chronique bouleversante qui en dit long sur la réalité sociale de la société américaine !
Je me suis laissé embarquer dans ce road moviefamilial si on peut l'appeler ainsi et complètement envahir d'émotions. Le film est un vrai tire larmes. Les enfants jouent à la perfection ; on se demande si ce n'est pas un documentaire parfois. Ils sont agaçants parfois ce qui les rend encore plus attachants. Que dire du père ? Il est tout en retenue tout au long du filmspoiler: et c'est quand il craque que ça m'a fait craquer moi aussi. A qui parle-t-il au téléphone alors qu'il n'a apparemment plus personne au monde pour l'aider ? Certains y ont vu un film politique sur la paupérisation d'une certaine Amérique. J'y ai surtout vuspoiler: un film sur la peur de l'abandon des parents mais aussi du reste du monde pour le père.
Ce sont de s émotions universelles.
Tragédie du spoiler: lien familial brisé par la précarité et la peur, ou l'enfant subit les décisions traumatisantes d'un parent dépassé.
Ce film indépendant américain, road movie psychologique, réalisé sans beaucoup de moyens, reposant sur un scénario peu développé, un casting réduit à trois personnages, vaut le détour pour le dernier quart d'heure. Ca peut paraître mince, c'est au contraire très puissant !
Un père réveille ses deux enfants un petit matin et quitte précipitamment le domicile familial pour une autre ville, pour un autre état pour une raison que lui seul connaît. Un road trip mystérieux dans une voiture usée, comme John Magaro, impeccable comme d’habitude, vers le Nebraska dont la Cour Suprême vient de voter une loi qu’aucun autre état applique. C’est un film tendre, dur et beau puisque l’Amérique est diablement belle. Et c’est aussi une petite actrice incroyablement juste, les directeurs de casting américains sont un cran au-dessus c’est indéniable, qui grandit au fil de l’intrigue car elle comprend avant le spectateur que sa jeunesse est terminée et que ce qu’il y a bout de la route va la précipiter dans le monde adulte. Et c’est extrêmement touchant.
Sur la route d’Omaha : suis-je ce que Libé appelle sournoisement un « ému à peu de frais et sincère », j’assume en effet d’avoir été (très) ému. Et s’il faut écrire quelques mots sur ce film de Cole Webley, il s’agit d’être prudent tant le spoilage serait dommageable. Alors, parlons de ces stratégies de contournement de la douleur par les deux enfants qui se demandent ce qui leur arrive tout en faisant mine de ne rien soupçonner, des larmes de cet homme déchu de 2008 - leur père - qui a quitté sa maison sans doute impayable, de ces paysages de road movie à travers les USA, destination le Nebraska. Seul le générique permet de comprendre pourquoi cet état des États-Unis. Les station services et les restaurants de routiers sont plus désirables que les châteaux des contes de Perrault.
Dès le départ, on se retrouve dans la même incompréhension que les deux enfants : un réveil brutal de leur père, des bagages fait dans la précipitation et des mots échangés avec une policière dont on ne saisi pas la vraie teneur.
Ce road-trip fait de non dits d'un père et de ses deux enfants au coeur de l'Amérique profonde est un voyage dont on ne peut sortir indemne.
John Magaro est incroyablement bouleversant : dans son regard, dans ses gestes, dans le moindre de ses silences... Les enfants ne sont pas de reste et ils livrent des prestations naturelles et d'une intensité folle !
On sent son désespoir silencieux sans qu'on puisse faire quelque chose. Les étapes de cet étrange voyage marquent le compte à rebours d'un point de non-retour qu'on voit se dessiner à l'horizon tout doucement...
La final m'a déchiré le coeur et retourné le cerveau ! J'avais pleins de scénarii différents en tête et jamais je n'aurai pensé à cela... J'étais en miette et décontenancé...
Un film qui ne laisse pas indifférent et qui m'a bouleversé ! À voir !!
Un matin qui n’a rien de beau, un père réveille ses deux enfants, Emma, neuf ans et Charlie, six ans et quitte sa maison lourdement hypothéquée et la Californie. Avec leur chien Rex, la famille s’embarque dans un cabriolet hors d’âge pour un long voyage vers une destination inconnue.
"Sur la route d’Omaha", traduction pataude du titre original plus sobre, "Omaha", semble accumuler tous les clichés du road movie américain : paysages à couper le souffle, arrêts aux stations-service, musique sursignifiante…
Il fait le pari audacieux de l’anti-héroïsme et de l’anti-spectaculaire. Rien de particulier ne se déroule durant ce long "road trip". Mais son apparente banalité laisse bien des questions ouvertes. Que cache ce père mutique ? L’immense désarroi provoqué par la disparition de sa femme ? Une paupérisation qui le laisse sans un rond ? Une violence enfouie qui va se retourner peut-être contre ses propres enfants ? Que comprend sa petite fille, si intelligente, si sensible, des tourments de son père ?
Le film, sur la corde raide, réussit le pari minimaliste de ne rien expliquer avant son tout dernier carton qui laisse le spectateur abasourdi. Il a l’intelligence de le faire dans un format très bref, une heure vingt-trois seulement, et serait devenu vite ennuyeux s’il avait été plus long.
"Sur la route d’Omaha" ne paie pas de mine. C’est en apparence un petit film comme on en a déjà vu si souvent, furieusement "indie", de ceux dont Sundance fait son miel. Mais par sa forme et par son fond, c’est un film qui laissera en moi une trace durable.
Après Paul Mescal, Josh O'Connor ou bien Sope Dirisu, John Magaro s'ajoute à la (longue) liste des pères célibs taiseux et paumés du ciné indé mondial. Alors c'est joliment filmé ; joué - et une ou deux scènes confinent aussi bien à la poésie visuelle pure qu'à du drame qui tord le ventre... Mais avec ce qu'ils avaient sous le capot, ils auraient pu arriver à Omaha en moins de 20 min.
Un père veuf, deux enfants et un chien, expulsés de leur logement. Le ton est donné lorsqu'ils partent pour une destination encore inconnue des enfants dans une vieille guimbarde capricieuse. Ce road-trip ponctué par des arrêts dans des Motels et des stations service est un drame poignant, inspiré d'un fait de société ayant eu cours en 2008 dans l'état du Nebraska "La Loi Refuge". Tout se passe dans l'habitacle de la voiture sans âge ou l'amour est omniprésent. Charlie a pour lui, l'innocence de ses 8 ans. Ella sa sœur, s'interrogeant sur la raison d’être de ce voyage comprend peu à peu que ce périple cache une réalité insoupçonnée. Il s'agit pas d'un déménagement !!! Si cela commence par l'abandon de Rex, puis les silences et les regards fuyants du père, on est quand même loin de se douter de la destination finale. Leur périple les conduit sur un fond de musique country a travers des paysages désertiques et des villes quasi déshumanisées aux portes d'un hôpital.
Un premier film poignant d'autant plus qu'il s'inspire de faits réels. Il nous reste en mémoire pendant un moment après la fin de la séance. Avec pudeur, sans tourner à la démonstration ni au pathos, il dépeint des Etats-Unis comme machine à broyer les faibles. A noter le jeu tout en intériorité de l'acteur principal John Magaro, bien complété par celle qui joue sa fille Molly Belle Wright.
Une bien triste affaire dans un triste pays dans une bien triste époque. Ceci etant dit , les deux enfants sont tellement formidables que 1: ils sauvent le film. Et 2: ils rendent le spectateur un peu sceptique car personne ne voudrait abandonner ces deux-là…
"Sur la route d'Omaha" assez bien noté par la critique, récompensé au festival de Deauville l'an dernier (Prix du jury) est un drame social avec des qualités. Cole Webley signe une œuvre sensible explorant le sort des exclus dans l'Amérique profonde, miroir de notre époque, magnifiquement cadrée. John Magaro, acteur chevronné du cinéma indépendant, porte cette œuvre sur ses épaules, secondé avec talent par les jeunes comédiens jouant ses enfants, en dépit d'une intrigue qui tarde à se lancer et d'un sujet maintes fois abordé.
Film très douloureux psychologiquement car il concerne des enfants, il y a une tension tout le long du film car on ne sait pas ce qui se passe, très bien interprété par les 3 acteurs qui sont très touchants
un film magnifique sur les difficultés de la paternité. Sans trop en dire, le film est basé sur un fait réel. Un père veuf décide de partir en voyage avec ses 2 enfants, mais ce voyage, en réalité, cache un sombre but.
C'est un road trip de une heure et 23 minutes où il ne se passe RIEN ! C'est long et soporifique. Le père ( John Magaro ) est un monument de mutisme qui ne répond qu'avec des onomatopées aux interrogations de ses enfants. On devine cependant que quelque chose torture cet homme...Mais le mutisme retombe et c'est assez énervant. Cependant le premier acte qui consiste à l'abandon du chien va émouvoir le petite fille de 9 ans ( Molly Belle Wright), très convaincante. L'énigme se dévoile à la fin, avec une phrase de deux lignes...Cela méritait-il un tel film ? Le scénario aurait-il pu être un poil plus percutant ?